‹ Le peintre-graveur (volume 4)Chapitre 4 sur 90 · Jésus et la Samaritaine.. Il est assis à droite, près du · texte numérisé non relu

Jésus et la Samaritaine.. Il est assis à droite, près du

Lucas de Leyde. 9

puits et vis-à-vis la Samaritaine. Sur une colline, à gauche, on voit trois disciples. Grande pièce: Collection Albertine à Vienne.

20. Jésus prend-congé de sa mère. Elle est assise à terre avec trois autres saintes femmes. Fond de paysage. Pièce in-folio. Même collection.

21. Le Christ en croix. A gauche la Vierge debout tient les mains croisées sur la poitrine; à droite St. Jean s'essuie les yeux de la main droite. Dans les ciels, le soleil et la lune. Le tout est renfermé dans une riche architecture de deux colonnes soutenant uit arc. Au bas et vers le miheu, une croix grecque. Cette gravure appartenant à un missel, est probablement du genre de celles que Ton place devant le canon de la messe. Pièce non signée. H. 9 p. 10 1. L. 6 p. 5 1. Berlin.

Il en existe un exemplaire sur parchemin à Francfort s. M.

22. Les emblèmes de la Vierge avec leurs légendes. Elle est debout sur le croissant, les mains croisées; au-dessus d'elle Dieu le père (avec une croix dans l'auréole) et devant elle le St. Esprit. A côté de ce dernier une banderole avec l'inscription: Tota pulchra et unicameaetmacula nonestinte. Près du soleil et de la lune, à gauche: Electaut sol, pulchra ut luna. Près d'une porte : Porta celi. Acôté d'un arbre: Exaltata cedrus. Près d'une rose: Plan ta tio rosae. Acôté d'un puits: Puteus aquarum etc. A côté d'un jardin clôturé: Ortus conclusus etc. Près de la Vierge on voit un miroir

-avec les lettres l.l;).S.M. spéculum sine macula; à* côté d'une fontaine: Fons orlorum. Enfin au bas près d'une ville : Civitas Dei, Pièce non signée, mais tout-à-fait dans la manière du maître dans sa jeunesse, et très-belle. H. 8 p. 5 1. L. 5 p. 8 1. Liège.

23. La bouche de la vérité, déçue par une femme. Une femme agenouillée prête serment devant le juge en posant la main gauche dans la gueule d'une figure de hon ; son mari est derrière elle. Dans le fond on apperçoit à peu près dix personnes et, parmi elles, une figure tenant une massue et une moitié de saucisse (Hanswurst) et qui est particulièrement remarquable; c'est un bouffon coiffé de son capuchon. H. 15 p. 2 I. L. 10 p. 9 1. Amsterdam, Berlin.

Dans le livre intitulé „Mirdbilia Urbis Romse" qui formait le guide des pèlerins pendant le Jubilé de Rome, on lit ce qui suit ayant rapport au sujet représenté dans cette gravure:

„Près de l'église de Notre Dame di Scala Greca (in Cosmedin) on voit encore la pierre qui mordait les doigts aux gens qui avaient fait

10 Graveurs néerlandais du XVI*. siècle.

un faux sermeut. Cette pierre est appelée en italien ,,Bocca délia Verita^S et ce fut Virgile qui l'avait établie, mais die perdit sa vertu par le fait d'une méchante femme qui parvint à tromper cette pierre.^V ' La légende que ce passage indique est la suivante. Un chevalier lom* foard soupçonnait sa femme d'avoir une intrigue avec son cocher. Celleci offrit de prouver son innocence au moyen „della Bocca délia verita^' , à Rome. On se mit donc en route avec le, cocher déguisé par elle en Donne et rendu méconnaissable qui, arrivé sur les lieux, se mêle à la foule des spectateurs. Aloi*s la femme jure qu'elle n'a pas eu davantage affaire au cocher qu'à cette nonne qui était là bas et, comme le serment était vrai, eUe retire sa main intacte de la gueule du lion et peut convaincre son mari de son innocence. Mais Virgile, irrité de ce qu'elle avait déçu non seulement son mari, mais le simulacre de la vérité, détruisit dans sa colère l'ouvrage de ses mains. (Voyez Sotzmann, Deutsches Kunstblalt 1851. No. 303.) ^

24. Le duc Puppyn de Brabant, demi-ûgure tournée vers la gauche et tenant une banderole sur laquelle on lit: Hertoech Puppyn va brabât. H. 3 p. 5 1. L. 3 p. 1 1. Cette pièce a été enlevée d'uji livre imprimé. Berlin. Vj

1) Cette pièce parait appartenir à l'ouvrage intitulé: „Die Cronycke van Holland, Zeeland ende Westvriesland , beghinnende van Adams tiden toi de geboorte ons Heeren Jhesu, voertgaende tôt den jare 1517. Tôt Leyden bi Jan Seversz den XVIII dag in Oestmaent An° 1517." in-fol. et dont on croit que les gravures sur bois sont de l'invention de Lucas de Leyde. Nous n'avons jamais vu ce^ livre, ni l'édition qui, sous le même titre, a paru à Anvers chez Jan van Doesborch en 1530. Mais d'après différentes gravures sur bois qui se trouvent dans la collection d'Amsterdam nous avons lieu d'en douter. Ce sont les suivantes: quelques fragments de figures de comtes et de chevaliers ainsi que de neuf figures d'hommes et d'une dame dans une chambre. Ces gravures appartiennent à une chronique de Hollande imprimée à Leyde, en 1517, par Jaan Sevcstren. Le dessin rappelle encore celui de l'école de Van Eyck, les hachures sont irrégulières et donnent à l'ensemble une apparence tachée. On y voit également une gravure sur bois représentant un gentilhomme debout et richement habillé, avec l'inscription : „V a n gods ghenaden, Wilhelm hertooch van Gulyck, Cleve en Berghe, grave van der Marck, van Ravenspurg, heere van Ravensteyn." La fin de l'inscription porte: „Ghedruckt Thantwerpen op de Lombardeveste by my Hans Liefrinck, Formschnyder." Ce graveur était originaire de Leyde et, de 1540 à 1580, habita Anvers. Le costume des figures appartient néanmoins au premier quart du XVI*. siècle et l'exécution est excellente. Mais une gravure, représentant deux gentilshommes qui prient, est de la seconde moitié du même ^ècle ; dans cette pièce on voit Dieu le père dans une gloire et, dans le fond, des sacs d'argents, une maison, une femme et divers J)iens de la terre. La figure

Le maître ANR 1528* Il

25. Une dame à cheval. Elle s'avance vers la gauche, ayant derrière elle un cavaUer donc le heaume, est orné d'une longe plume. Petit in-4. Collection Albertine à Vienne.

26. L'innocence et l'avarice. Une vieille femme au milieu de trois hommes porte devant elle, dans un panier, une petite figure de femme. Au haut on lit le mot „Onnozelheid'' et au-dessus celui de „ G h i e r i c h e i d ". In-folio. Même collection.

27. Un homme avec un capuchon pointu. Il est assis devant un pupitre et représente peut-être un prophète.

28. Un homme à capuchon arrondi. Comme dans la pièce précédente et tourné vers la gauche. Deux petites pièces dans la Collection Albertine à Vienne.

Rudolph Weigel mentionne dans son catalogue les gravures sur bois suivantes de Lucas de Leyde qui sont restées inconnues à Bartsch.

29. Nos premiers parents près de leur fils frappé de mort H. 4 p. 1 1. L. 2 p. 11 I. Kunstcatalog No. 2t512.

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