NM, N:M
Nicolas leMemann^ f^aveur sur bois.
(Bartsch VIL p. 481.)
Ce maître, qui vécut à Nuremberg, se désigne lui-même, sur une gravure sur bois, comme cartier ou brieffmaler (peintre de feuilles volantes), mais il était en même temps graveur sur bois et imprimeur et il a édité dans cette ville des gravures accompagnées de poésies de Hans Sachs et plusieurs petites publications de circonstance. ' Nous avons déjà eu occasion d'indiquer, dans notre catalogue de l'œuvre de Durer, qu'il avait gravé une femme luxurieuse avec la mort (No. 197) et qui porte son nom en entier. Ces gravures n'appartiennent point à celles que l'on poilrrait considérer comme se distinguant par leur excellence et Bartsch n'en connaissait que deux auxquelles nous en pouvons ajouter encore quatorze.
Additions à Bartsch.
3. André Doria. Portrait en buste, vu de profil et tourné vers la droite, portant une longue barbe. En haut l'inscription: AN- DREAS DE AVRIA,.et en bas, dans un cartouche: André Doria von
Nicolas Meldemann. 245
Genva Romischer Kaiserlicher Majestat oberster Kriegshauptman auf dem mer. MDXXXTI. — N:M. H. 12 p. 9 1. L. 8 p. 10 1. Musée Germanique à Nuremberg, Berlin.
4 — 16. Treize soldats allemands. H. 11 p. L. 7 p. Tun portant l'autre.
4. Un quartier-maître. Il s'avance, à cheval, vers la gauche, tournant la tête, et porte un bâton de commandement dans la main droite. A la droite du bas les initiales N: M. et sur le terrain Ta^ dresse: „Nicolas Meldeman brieffmaler zu Nurnberg." Au^- dessus, imprimé avec des caractères mobiles: „quartiermeister" et huit vers de Hans Sachs: „Ich tayl den knechtei^ ausz etc."
5. Un Munitionnaire ou Commissaire aux vivres. (Ein Brabantmeister.) Il est debout, tourné vers la gauche et porte une pique de la main gauche. La marque est au bas, accompagnée de l'adresse et du nom du graveur „bei der Langenbrttcken". En haut, „Brabantmeister" et huit vers:
Ein Prabantmeyster ich auch heisz
Ich musz sorgen umb trank und speysz etc.
6. Un sergent major. Il est vu de face et tient de la main gauche une pique. Au bas la même signature qu'au numéro précédent Au haut: „Wachmayster mordyo."
7. Un sergent. Il est vu de face et tient de la main droite ' son épée appuyée sur l'épaule. La marque est entre les pieds de la figure. Nom et adresse comme aux deux numéros précédents. En haut „Feldwaybel" et au bas six vers: „Ein .^. ... verlere."
8. Un arquebusier. Il est vu de face, regardant ver^ la gauche et tient de la main gauche une arquebuse renversée posée sur l'épaule. Près de la jambe gauche les initiales N. M. A la gauche
du haut „PUchsenschQtz" et au bas dix vers : „Ich bin ein
hat ein loch."
9. Un chirurgien d'armée. Il est debout, tourné vers la gauche et regardant un assistant agenouillé près de lui qui tient un sac avec des pots à médicaments. Au bas le nom et l'adresse de Meldemann. A la gauche du haut „Feldtartzt", au bas quatorze vers: „Ich bin erkennet etc."
10. Un sculpteur en bois comme soldat. Il s'avance vers la gauche,, tenant de la main gauche une lance sur l'épaule. Au bas les initiales et le nom. En haut „Pyldschnitzer" et au bas en deux' colonnes: „Ich hab manch kttnstlich pild geschnitten etc."
246 Maîlres de Nuremberg de la première moitié du XVI*. siècle.
11. Un cordonnier comme soldat. Il est vu de dos, la tête tournée à droite et tient de la main droite sur Tépaule une pique à laquelle est suspendue un chapeau. A la droite du bas les initiales et le nom. £n haut, à droite, „Schueknechl'^ et au bas huit vers: „Ey gab etc."
12. Un soldat. Il est vu de face, regardant à gauche et tenant de la main gauche une pertuisane renversée sur l'épaule. Au bas les initiales et le nom.
Î3. Un soldat. U est debout, tourné à droite et tient une pique de la main droite. Au haut: „Theml lasz nichts liegen." Au
bas sur deux colonnes: „So wiU ich dennoch nicht verzagen
auff LOneburger heidt." ^
14. Deux soldats. Celui qui est vu de dos tient une pique et regarde à droite; l'autre tient de la main droite un coq et sur les épaules une oie. Au bas les initiales et le nom. En haut, à droite, huit vers: ,)Wol auf mit mir etc."
15. Un soldat avec un enfant. Il est vu de face, tenant de là main droite une pique; l'enfant à ses côtés porte sur ses épaules un coq suspendu à un bâton. La marque se trouve entre les deux figures. Au haut „Glas Windtergrôn". Au bas huit vers : „Sun H^inz Semel pachen."
16. U n s 0 1 d'à t a V e c s a f € m m e. Il s'avance vers la gauche, la pertuisane sur Tépaule, sa femme le suit. Entre les pieds de l'homme les initiales N M. £n haut, adroite. „Hanns Vnverdorben." Au bas huit vers: „Ausz Frankreich kum wir her geloffen etc."
Ces treize pièces, représeiïtant des soldats allemands dans le costume du tempo avec des vers de Hans Sachs, se rapportent aux guerres en France, en Italie et à celles du Markgrave Albert en 1520 jusqu'en 1552 et ont quelque analogie avec celles que publia également Hans Guldenmundt à Nuremberg, mais elles sont d'une taille plus rude que ces dernières.
On trouve encore dans le Musée Germanique de Nuremberg 21 ajLitres pièces avec des sujets semblables, représentant pour la plupart dés soldats isolés, mais sans monogramme ou. inscriptions. Les figures un peu alongées sont très-mouvementées, mais les contours en sont lourds et la composition manque de finesse. Quelques-unes de ces pièces renferment plusieurs figures, entre autres une qui représente un soldat blessé à la tête qui est assis et soigné par deux de ses camerades; une autre, un grand et un petit soldat avec de la volaille
^ Hans Guldenraundt. 247
rolée; deux feuilles avec un soldat et une vivandière; un soldat et une autre petite figure représentant prob9blement un peintre qui tient un livre ouvert et une écritoire. Il semble douteux que ces gravures sur bois appartiennent à Meldemann et on pourrait peut-être avec plus de raison les attribuer à Hans Guldenmundt.
Hms (}HldeBmttBdt^ gravenr sur bois.
(Bartsch IX. p. 150.)
Cet artiste, graveur sur bois, Cartier (briefmaler) et imprimeur, vécut à Nuremberg où il publia de 1518 à 1545 plusieurs livres et feuilles volantes, avec gravures ^ur bois, ces dernières- en partie accompagnées de vers de Hans Sachs. Sa taille est un peu grossière, mais ses estampes ont souvent une grande valeur historique. Bartsch ne connaissait de lui que le Triomphe de l'empereur Charles V., mais Heller, dans son appendice à cet écrivain, décrit de lui encore 32 pièces auxquelles nous en pouvons ajouter encore quelques-unes. Après la mort d'Albert Durer, il imprima aussi quelque bois du grand maître, entre autres la „ grande Colonne". Il se servit rarement dune marque, mais signa ordinairement ses gravures de son nom en entier.
Gravuressurbois. *
Additions à Bartsch.
1. Le Triomphe de l'empereur Charles V. (B. No. 1.) On en a plusieurs éditions, dont celle de 1537 est la première. Une édition postérieure n'a point l'adresse de Guldenmundt, mais au haut l'inscription: TRIVMPHVS CAROLI IMPERATORÏS EIVS NOMINIS QVINTI.
2. François I. Figure entière, debout, tournée vers la gauche. En haut, à gauche, les armoiries de France timbrées d'une couronne. On lit au haut: ,,Von gottes genaden, Franz des namens der erst, Kônr*g von Frankreich." Au bas: Hans Guldenmundt. H. 13 p. 10 1. L. 8 p. 8 1.