‹ Le peintre-graveur (volume 4)Chapitre 56 sur 90 · X. Cinq enfants ailés dont deux font de la musique · texte numérisé non relu

X. Cinq enfants ailés dont deux font de la musique

Y. Cinq enfants jouent au soldat; ils marchent vers la droite, deux d'entr'eux chevauchent des dadas.

Z. Deux enfants sont debout près d'une urne et tiennent des écriteaux avec le millésime 1521.")

Gravures à Feau forte de Burgmair le Jeuue.

1. Vénus et Mars. H. 6 p. 8 1. L. 4 p. 9 1. (Bartsch VII. p. 199. No. 1.) Le libraire StOckel de Vienne possédait encore en 1820 la planche originale dont il fit tirer des épreuves.

2. Les armoiries de la ville d'Augsbourg. L'écu avec la pomme de pin sur le chapiteau d'une colonne a pour supports deux griffons fantastiques. Au bas, dans deux banderoles: FE VOGTHERR. — H. BVRGKMAL et au-dessus le millésime 1545. H.7p.91.L.5p. 11.

Le maniement de la. pointe est absolument le même qu'au No. 1 et à en juger par la date, cette pièce doit appartenir au jeune Burgmair. Ces armoiries se trouvent dans le livre suivant des patriciens d'Augsbourg qui, selon toute apparence, n'a paru cependant qu'en 1618.

3. Écussons d'armoiries, avec tenants, des patriciens d'Augsbourg. 80 feuilles. H. 7 p. 9 L L. 5 p. 3 1.

Les tenants sont pour la plupart des figures couvertes d'armoiries fantastiques ressemblant à celles des statues sur le monument sépulcral de l'empereur Maximilien L à Insbruck. A côté de chacun d'eux se trouve l'écusson. Aucune de ces feuilles ne porte de monogramme et dans les premières éditions les noms même des familles manquent.

51) On trouve encore d'autres initiales avec des enfants qui jouent, entre autres des figures qui sont employées dans les livres imprimés par Steyner d'Augsbourg et qui peuvent être attribuées avec assez de vraisemblance à Hans Burgmair. Wiechmann-Kadow en décrit plusieurs dans les Archives de Naumann I. p. 126 et nous renvoyons à ce qu'il en dit, dans l'espoir que des recherches ultérieures conduiront à un résultat satisfaisant sur ce point.

286 Écoles d'Augsbourg et de Bavière du XVP. siècle.

Cette première édition a dû paraître vers 1545 puisque les armoiries ci-dessus de la ville d'Augsbourg servent de titre à l'ouvrage et portent celte date. Ces armoiries ont le nom de H. Burgmair et de Henri Vogtherr^^j qui paraissent avoir exécuté ces eaux-fortes en commun. D'après la notice dans le Dictionnaire de Nagler, cette première édition ne contient que 23 planches et porte le titre suivant:

Armoiries et Tenants d'armoiries de quelques familles nobles de la ville du Saint Empire romain, Augsbourg. (Wappen und derselbcn Wappenhaltern einiger Adelichen Gescblecbte in der heil. Rom. Reichsstadt Augsbourg.) ,

53 épreuves" de premier tirage de ces gravures à l'eau forte, en partie numérotées et dont une porte le No. 50, se trouvant dans un cahier contenant également les dessins originaux à la plume de Burgmair, ainsi que d'autres de différentes mains et marquées 1547, se conservent dans la Collection d'estampes à Stuttgart. On en pourrait conclure que l'on avait tout d'abord en vue une édition plus étendue que celle des 23 planches et que cette édition a pu paraître vers 1547.

L'édition, notablement augmentée par Zimmermann et comprenant 80 planches, parut à Augsbourg en 1618 in-fol. sous le titre suivant:

„Ernewrtes Geschlecl^terbuch der lôblichen desz heiligen Reichs Statt Augspurg Patriciorum darunder 80 vorausz lustige zierliche contrafacturen, der Schild, Helm und Wappen Ehregemeldter Geschlechtern von weylandt der Kunstreichern Mahlern in Augspurg, Johann Kurckmair und Heinrichen Vogtherr von Anno 1545 in Stahel zierlich geradiert, die Ubrigen von Wilhelm Peter Zimmerman auffs fleissigst hinzugethan worden etc. 1618." In-fol. Sur le titre on trouve les armoiries déjà mentionnées de la ville d'Augsbourg avec la date de

L'ouvrage entier est ici divisé en trois parties. Dans la première se trouvent les feuilles 1, 3, 6, 7, 10, 13, 16, 19, 22, 23, 25, 26, 27, 28, 31, 32, 37, 39,' 46, 47 et 49 d'une exécution large dans le style de Burgmair. D'autres, d'une manière analogue, sont exécutées d'une pointe plus fine et appartiennent sans laucun doute à Henri Vogtherr. Les autres, très-médiocres, appartiennent aux pièces ajoutées ensuite par Zfmmermann.

52) Il y a deux artistes du nom de Henri Vogtherr de Strasbourg, un vieux et un jeune. Un d'eux, selon Paul von Stetten, était déjà établi en 1541 à Augsbourg. Ils étaient tous deux peintres et nous reviendrons sur leur compte en parlant de l'école de Strasbourg.

Le maître Jaccop. 287

4. La Vierge et l'enfant Jésus. Elle est debout dans un paysage et tient sur le bras droit l'enfant Jésus qui lui passe les bras autour du cou; elle porte une palme de l^ main gauche étendue et ses longs cheveux flottent vers la droite. Du même côté se trouvent un arbre délié et un autre plus fort. A droite un paysage rocailleux. H. 6 p. L. 4 p. Berlin.

Cette gravure à Teau forte, sans signature, est à la vérité traitée tout-à-fait dans la manière de Burgmair, mais elle offre en même temps une très- grande analogie avec une autre pièce ii Feau forte, dans le style de Burgmair, exécutée par le maître Jaccop que nous allons citer et pourrait fort bien lui appartenir.

Le maître Jaccop. (?)

Dans le Manuel de la collégiale de Berne on fait mention sous la date de 1522 d'un maître Jacob auquel on devait s'adresser si, par hasard, Nicolas Manuel n'était pas en état de peindre les bannières ( Vennlj — Fâhnlein ). Voyez Gruneisen, Niclaus Manuel etc. Stuttgart 1837, p. 71. Il reste à savoir si le maître ci -dessus, qui a exécuté la gravure à l'eau forte que nous allons décrire, est le peintre mentionné dans le „Manuel".

1. Le Christ en croix. Les traverses de la croix sont un peu contournées. A gauche on voit deux petits arbres, à droite sur le terrain la tiare. En haut quelques nuages. A gauche près du plus gros des deux arbres on lit le nom Jaccop. Pièce large de style et fortement mordue par l'eau forte dans la manière de Burgmair. H. 4 p. 61. L.3p.81. A Berlin, où l'exemplaire paraît être une épreuve moderne d'une ancienne planche.

1, La Victoire. Elle est assise, tournée vers la gauche, sur des armes enlevées à l'ennemi et écrit sur un écusson suspendu à un palmier. Un prisonnier assis est attaché à l'arbre. Au milieu trois

288 Écoles d*Augsbourg et de Bavière du XVP. siècle, >

autres arbres. A droite les ruines d'un arc sur le socle duquel se trouvent les initiales M W. Pièce gravée à Teau forte d'une pointe un peu lourde dans le genre de Burgmair. H. 5 p. 51. L. 4 p. 41. Berlin.

HW: 1504.

(Bartsch VI. ^p 415.)

t. La Vierge assise. Elle tient Tenfant Jésus sur les genoux. B. No. i. H. 8 p. L. 6 p.

La taille de ce maître de la haute Allemagne est raide, mais les formes du dessin sont pleines, dans le genre de Burgmair. Voyez aussi relativement à ces initiales la gravure sur bois attribuée à Burgmair sous le No. 107.

Les Hopfer d'Augsbourg.

(Bartsch VIII. p. 471.)

Les seules notices précises que nous ayons sur cette famille d'artistes nous sont fournies par Paul von Stetten dans son livre „Des arts et métiers de la ville d'Augsbourg" (Kunst- und Gewerb-Geschichte der Stadt Augsbonrg, 1779) p. 377. Il nous informe que les frères Daniel, Jérôme, David et Lambert étaient les fils d'un Hopfer de Kaufbeuern, peintre qui s'établit à Augsbourg. Daniel se trouve enregistré dans les livres des peintres de cette ville vers 1500. Jérôme a vécu également à Augsbourg, comme, selon toute probabilité, les deux autres quoiqu'on n'en fasse aucunement mention.

Nous possédons beaucoup de gravures à l'eau forte de Daniel, Jérôme et Lambert Celles du premier sont les meilleures, quoiqu'il ne possédât pas une grande finesse de dessin et que son travail montre plutôt une certaine adresse mécanique. Plusieurs de leurs pièces sont de$ copies des gravures des anciens maîtres allemands et italiens; ils nous ont conservé ainsi beaucoup de compositions dont les originaux sont perdus ou ne se trouvent qu'en fort petit nombre d'exemplaires.

Daniel Hopfer. 289

Nous ne possédons aucune gravure au burin de David Hopfer, ce qui a porté à mettre en doute qu'il ait réellement existé. Par contre nous trouvons des gravures à l'eau forte ^ marquées C.B., accompagnées du signe particulier aux Hopfer qui a été pris par quelques-uns comme une tige de Houblon en allusion à leur nom iHopfe — houblon), par d'autres pour la pomme de pin des armoiries d'Augsbourg. Comme les pièces du maître à ces initiales sont traitées dans la manière des Hopfer on pourrait en conclure qu'il fut leur" parent ou leur associé.

Daniel Hopfer. 1516 — 1549.

La seule eau forte que nous ayons de lui avec une date est celle qui représente un bureau ou un armoire (B. No. 125) de l'année 1527. Nous savons qu'il vivait encore à Augsbourg en 1549 par une inscription sur l'intérieur d'une couverture du livre de la Confession d'Augsbourg (Bekenntniss des Glaubens ellicher FOrsten und Stedte: Verantwort Kaiserlicher Majestat zu Augsburg. Anno MDXXX.) où on lit écrit au crayon: Daniel Hopffer von Augsburg maler ist das buch,. und sein Trost darin das ewig leben zu finden ist. 1549. (Ce livre appartient à Daniel Hopffer d'Augsbourg, peintre, et sa consolation est d'y trouver la vie éternelle. 1549.) Ce volume se trouve dans la bibliothèque publique de Bamberg. Voyez Heller, „Zusatze" p. 64.

Au sujet des pièces décrites par Bartsch nous n'avons rien autre à remarquer, sinon que celle sous le No. 73 est une copie de l'ancienne estampe italienne, marquée S E, qui a été faussement attribuée au Squarcione.

Additions à Bartsch.

134. La Vierge, demi-figure. Elle tient des deux mains l'enfant Jésus. Un livre est posé sur ses genoux et, devant elle sur une table, un vase de fleurs avec l'inscription: „Ave Maria". On y voit m. ' 19

290 Écoles d'Augsboiirg et de Bavière du XVP. siècle.

encore deux anges avec les instruments de la. passion. Au haut les initiales D. H. H. 8 p. t 1. L. 5 p. 6 1.^ Brulliot, Tables No. 1720.

135. St. Roch. Il est assis; devant lui un ange dresse ses plaies. Au r dessous une inscription allemande de neuf lignes. La marque est au milieu du bas. H. 8 p. 4 I. L. 5 p. 6 1. Brulliot, Table No. 1720.

136. La tète de St. Jean Baptiste. Elle est posée sur un plat. Sans marque. H. 3 p. 2 l. L. 5 p. Brulliot, Table No. 743 (note).

137. Montant d'ornements. Il est divisé en quatre compartiments. Celui d'en haut contient deux oiseaux fantastiques, un vase'^t de chaque côté une femme nue assise. Au milieu on voit un monstre et près de lui deux génies ailés; au troisième un autre monstre avec des cornes, aux côtés des génies avec des torches ardentes. Au miheu du quatrième compartiment un vase, d'où sortent des flammes, avec des anses en forme de dauphins ; de chaque côté une demi-figure d'homme qui souffle xSans une corne et dont la partie inférieure du corps est engagée dans une corne d'abondance. La signature est au miheu. H. 7 p. 1 1 1. L. 5 p. 7 1. ? Heller, Zusatze etc. p. 65,

138.' Autre montant d'ornements en quatre compartiments. Dans celui d'en haut, un grand casque au miheu de deux centaures qui le soutiennent. Dans le second compartiment deux oiseaux tiennent dans leur bec un vase à chante -pleure. Plus bas, un autre vase eu forme de poire et à côté un homme et une femme, qui s'en)l)rasse]:xt, terminés en rinceaux et au-dessous, deux femmes nues qui tiennent un écusson contourné. La marque est au miheu du bas. . H. 6 p. 1 0 1. L. 3 p. 9 1. Heller, Zusatze etc. p. 65.

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