‹ Le peintre-graveur (volume 4)Chapitre 58 sur 90 · LH · texte numérisé non relu

LH

Lambert Hopfer.

(Bartsch VIII. p. 526.)

Cet artiste signait quelquefois avec les simples initiales L H et Brulhot donne sous celte marque la pièce suivante, inconnue à Bartsch, comme étant de notre maître. Diçt. II. No.^ 1870\

35. La messe de St. Grégoire. Copie d'après la gravure sur bois d'Albert Durer. H. 11 p. L. 8 p.

(Bartsch VIII. p. 533.)

Ses gravures portent seulement la date de 1531, à moins que celle décrite par Bruiliot, Dict. lU. App. No. 110, ne lui appartienne.

292 Écoles d'Augsbourg et de Bavière du XVI. siècle.

Elle représente David qui étrangle un lion, tandis qu'à droite on voit un ours mort et dans le fond un troupeau au pied d'une colline. Celte pièce est signée |^ |52J^^*g>n H. 2 p. 11 1. L. 3 p. l 1. Elle

est traitée dans le style d'Albert Durer.

Additions à Bartsch.

6. Un cavalier et une dame à cheval. Us i^^élancent vers la gauche, suivis d'un petit chien. Un mendiant est appuyé à un arbre et regarde vers la droite où, dans un riche paysage, un soldat à terre est mis en pièces par un autre. La signature est à la droite du bas. A gauche le No. 59 et au haut, dans un écusson, l'inscription:

„Hoffart get vor den Verderben her vnd stoltzer muot vor dem fa 11. Spruch. Salom. XVI. C. M.D.XXXl." H. 7 p. 2 1. L. 9 p. 10 1. Francfort s. M., Oxford.

7. Ornement. Deux génies sont assis sur des poissons chimériques; de chaque côté du bas une figure ailée tient un écusson, sur celui de droite la signature et la tige de houblon dans un cercle. H. 5 p. L. 2 p. 3 1.

Henri Steiner^

graveur sur bois.

Bartsch place ce monogramme au nombre de ceux dont se servait Schaeufilein, ce qui est assurément une erreur, puisque l'on n'y trouve jamais ajouté la pelle du maître de Nuremberg et que l'artiste auquel cette signature appartient est un graveur très -inférieur dans la manière de l'école d'Augsbourg. Comme dans la gravure sur bois représentant un St Christophe, il a gravé son monogramme sur un petit vaisseau qui porte également le millésime de 1510, on a voulu en conclure qu'il s'appelait Hans Schiffer, Schiflein ou Schifmann, ce qui ne repose évidemment sur aucun fondement satisfaisant.

L'opinion qui attribue cette marque à Henri Sleiner, imprimeur d'Augsbourg, qui se signait aussi quelquefois Steyner et Stainer, a

Henri Steiner. 293

plus de vraisemblance, quoiqu'il n'est pas prouvé que celui-ci fut également graveur sur bois, et Paul de Stetten, dans son livre sur les Arts et Métiers d'Augsbourg, p. 372, nous dit seulement que cet éditeur, qui vivait de 1527 à 1545, publia durant cette période am grand nombre de livres importants avec des gravures sur bois de Burgmair et de Schaeuflein. Ce monogramme, comme nous l'indique BruUiot dans son Dictionnaire I. No. 2502 , se rencontre sur .les gravures sur bois d'un Xénophon en allemand, in-foL, qui parut en 1540 à Augsbourg chez Henri Steiner. Notre maître copia également la bataille de St. Ulrich, d'après le bois de Schaeuflein, en y fai^ sant quelques changements assez maladroits. Nous pouvons conclure d'après toutes ces indices qu'il vécut et travailla à Augsbourg de 1510 à 1540.

Gravures sur bois.

1. Le symbole de l'église. Dans un château fort, le Christ est debout à la porte de la tour principale; à gauche, sur une autre tour plus petite, on voit les pèrfes de l'église; sur une troisième des anges avec la croix lancent des flèches contre des démons qui les assiègent du las. Le donjon du milieu est occupé par l'empereur et le pape accompagnés de leurs suites. A gauche des juifs assiègent la petite tour et, sur Je devant, se trouvent des turcs et des hérétiques. Tous ces personnages «ont accompagnés de leurs noms et on lit au haut: „Typus Ëcclesie^^ Le iQpnogramme est au milieu du bas. H. 5p. 21. L. 3 p. 71. <Sette gravure appartient à un livre allemand et, quoique manquant de

:finesse, est bien exécutée. Francfort s. M.

2. La Vierge immaculée. (Le motif en a été pris de la gravure d'Albert Durer B. No. 30.) Elle est debout sur le croissant, ^^ouronnée et entourée de rayojis et porte, tournée vers la gauche,

^'enfant Jésus. Aux quatre coins de l'estampe se trouvent de petits ^^uages et le monogramme se voit au milieu du bas. Pièce médiocre. Ztt. 5 p. 5 1. L. 3 p. 11 L Berlin.

3. St. Christophe. U s'avance à droite à travers l'eau, por- ~%ant l'enfant Jésus sur les épaules. A ses pieds se trouve un petit "Vaisseau avec iin matelot et le monogramme accompagné de la date ^e 1510- A gauche, l'hermite avec la lanterne. Pièce médiocre. XI. 10 p. 6 1. L. 8 p. Berlin.

294 Écoles d'Augsbourg. et de Bavière du XVP. siècle.

deorge Brew.

<Bartsch VII. p. 48.)

Paul Behaim^ dans le catalogue, rédigé e» 1618, des gravures au burin et sur bois de sâ :aQllectM)a> ajoute à cette marque Tindication \ ^

âuivante: „Geôrg Broy. 1. Le Christ bafoué et honpi par les Juifs f,^

pendant la, nuit. ln-8°.": C'est la grayui!e sur bois décrite par Bartsch et qui parut en 1515 à Aùgèbourg dans un livre de la „Passion de Jésus Christ etc.*' Nous, avons trouvé de ce raaitre trois tableaux ^ ^

signés et qui, danfe la manière, ressemblent beaiïcoiip à ceux de Burg- ; ^

mair; ce sont les suivants:

1. Une adoration des Mages, dans Téglise de Thôpital à Coblence, signée 15 ^ 18.

1. Uiie image de la Vierge, demi-Ûgiire, avec l'enfant Jésus dans un paysage, portant le même monogramme et la date dé 1523, dans ,-

la Collection Ambràsientie de Vienne.

3. Là victoire de 2ama, remportée par Scipion sur Annibal, tableau dans la pinacothèque de Qdunich qui ne porte pas seulement le monogramme ci-dessus mais, selon l'ancten catalogue^ le nom en entier JOBG BREW où d'après le dernier PRE W **) et près des armoiries de Bavière les initiales HW qui pourraient indiquer le duc (Herssog) Wolf* gang (noort en 1514) ou le duc Wilhelm( Guillaume) de Bavière.

On trouve dans Tâncien livre des métiers de la viHe id'Augsbourg unJorg Brue, élève de Thomas Burgk-mair, porté parini les morts en 1536. Le docteur Nagier ajoute encore dans son '^ouvrage stir les monogrammes. No. 1604, qu'un certain Georg Brey du Broy vivait à Augsbourg et qu'il y mourut eu 1547. Il pense que les deux artistes de ce nom étaient père et fils et que les tableaux décrits ci* dessus

foî'

53) Le docteur Nagler mentionne dans son ouvrage sur Içs Monogrammes, I .

sous le No. 1603 un tableau signé „Jorg Prew voû Aue. 150t." Le panneau est 1 ^

peint des deux côtés dont Ton représente la nativité et l'autre lecouronne^ Jf^

ment d'épines^ La signature se trouve sur là robe de la Vierge et le tableau I Uxï

en question appartient aux chatioines d'Herzogenburg dans le Wienerwalde en Au- I Oj^

triche. La différence de l'orthographe du nom par le changement du B en P n'a

rien de remarquable puisque nous en avons de nombreux exemples à cette époque

et nous citerons seulement à ce propos que les deux Beham ont souvent écrit leur

nom tantôt avec un B, tantôt avec un P.

CD

i"ôO

Jost de Necker. 695

sont en partie de l'un ti de Taiitre. Cependant les gravures sur bois qui portent le monogramme *^ paraissent être d*un seul et même maître.

Gravures sur bois.

1. Le Christ bafoué B. No. 1. Bonne pièce. Parmi les 30 gravures sur bois du livre de la „Passion**, où se trouve celle-ci, on en voit trois qui portent la marque de Schaeuflein et une signée par Bnrgmair.

2. Le Christ en croix. La Vierge est à gauche, les mains croisées et vue de face ; à droite. St. Jean, de profil, lève les yeux vers le Christ. Le monogramme est à gauche sur une pierre. Au bas une "" inscription: „At famulO tuum etc." H. 8 p. 4 1. L. 5 p. 3 1. On , en conserve dans le Musée de Berlin un exemplaire sur parchemin avec un texte latin imprimé au revers.

3. L'histoire de Susanne, sur deux feuilles. Susanne au bain est surprise par les vieillards. Susanne devant les juges et sa défense par Daniel. Enfin le supplice des vieillards. La marque est sur le baldaquin du trône où -siège le juge; elle est accompagnée du millésime M.D.XXXX. Deux feuilles. H. 18 p. 3 l. L. 12 p. 3 1. Voyez BruUiot, Dict. IIL App. No. 106.

Jost de Necker 5

graveur sur bois.

(Bartsch VII. p. 243.)

Cet artiste distingué signait également deNegkeretDienecker; il était natif d'Anvers, mais s'établit à Augsbourg vers 1510. Quoiqu'il ne paraisse point avoir gravé ses propres compositions, c'était un* artiste dans toute la force du mot et tellement adroit à tailler le bois qu'on doit le mettre au même rang que Jérôme de Nuremberg et Hans LUtzelburger de Bàle. On connait fort peu de détails sur sa vie. Dans sa lettre, souvent citée, à l'empereur Maximilien L il se signe comme suit: ,>Jos Dienecker Formschneider von Antorff (Anvers) zu Augsburg." ^') Depuis 1510 du moins il travailla d'après les dessins

54) Voyez Th. Herberger, Conrad Peuiinger etc. p, 29. notes 89 et 91.

290 Écoles d'Aiigsbourg et de Bavière du XVP. siècle.

de Bargmair en compagnie d'autres graveurs qu'il dirigeait lui-même, comme on le rélève des termes de sa lettre où il dit qu'il travaille aux bois pour l'empereur à l'aide de deux compagnons, mais qu'il les termine tous de sa propre main, afin que les gravures soient uniformes de taille et qu'elles puissent paraître de sa propre main. Il fut en outre, comme nous l'avons déjà dit, l'inventeur de la gravure en clair-obscur 'de trois planches dont l'exemplaire le plus ancien porte la date de 1510. Nous ne connaissons pas la date de sa mort, mais elle paraît cependant avoir eu lieu avant 1561 puisque David de Necker, graveur sur bois à Augsbourg et probablement son fils, donna en 1561 sous son propre nom les copies de notre artiste d'après la Danse des morts de Holbein publiées in-fol. en 1544. Il en fit paraître une autre édition en 1572 à Leipsic. En 1579 nous le trouvons à Vienne éditant son livre orné de gravures sur bois d'après les dessins de Denis Manhallart, peintre d'Anvers, et de Nicolas Solis de Nuremberg. Ce livre porte pour titre:

„Ain Neues vnnd ktlnstlich schônes Stamm oder Gesellen Btichlein. Gedruckt zu Wien in Oesterreich 1579 durch David de Necker Formschneider." In-4°.

Ce livre contient entre autres une composition montrant les différents âges de l'homme représentés par des hommes et des femmes et terminant par la figure du faucheur. ^')

Hercule de Necker que l'on croit être le fils de David et luimême graveur sur bois, publia également en 1579 une autre édition de "ce livre.

Enfin nous trouvons encore de cette famille de graveurs sur bois un Samson de Necker d'Augsbourg, probablement un autre fils de J 0 s t qui a gravé une grande composition sur quatre planches représentant l'histoire de Bethsabée. Ces quatre feuilles mesurent ensemble H. 24 p. 5 1. L. 34 p. 9 1.

Il ne peut entrer dans nos vues de décrire ici de nouveau les gravures bien connues de Jost de Necker d'après Burgmair et d'autres maîtres et que nous avons déjà mentionnées en leur lieu, nous ne mentionnerons que celles qui portent son nom et dont les dessinateurs ou inventeurs nous sont jusqu'ici restés inconnus.

55) Voyez Nagler, Kûnstler - Lexikon X. p. 159. Il a également gravé les planètes en sjgnant celle de Saturne: „David de Necker, formschneider."

Jost de Necker. 297

Gravures sur bois-

1. La Vierge sur le croissant. D*après la gravure au burin d^AIbert Durer No. 31. (B. VU. p. 243. No. 1.)

2. L'enfant prodigue. Demi-figure de grandeur presque naturelle. On le voit assis sur le premier plan près d'une jeune femme richement vêtue qui lui place la main sur la poitrine. A la droite de celle-ci est un jeune homme qui joue de la flûte et derrière lui est debout un homme qui chante, ayant une jeune fille assise à ses côtés. Dans le fond sont représentés plusieurs épisodes de l'histoire de l'enfant prodigue, entre autres quant il garde les pourceaux et quant il retourne chez son père. Cette gravure est entourée d'une riche bordure et porte au-dessous. six lignes en vers: „An Gottes Gnad nie-

mand verzag Lasz dir mit mir gefallen dis. et ensuite

l'adresse: „Gedruckt zu Augspurg durch Jobst de Negker Formschneyder." En haut l'inscription: „Die Histori vom verlornen Son. Luc. XV." Cette grande gravure sur bois dont le dessin paraît être de Hans Burgmair, est composée de six feuilles réunies et mesure H. 37 p. L. 33 p. 6 1. A Dresde où l'exemplaire est colorié à l'aquarelle.

3. L'empereur Charles V. Demi-figure, vue de face, la Mie coiffée d'une barrette et tournée à droite; il pose les deux mains sur un coussin placé devant lui; au-dessus un tapis avec les armoiries impériales. Aux deux côtés on voit deux colonnes surmontées par des anges et on lit au bas sur une tablette: Cari der funft von gottes gnaden ROmischer Kaiszer etc., et sur la marge du bas se trouve l'adresse: „Jobst de Necker Furmschneider." H. 14 p. 4 l. L. 9 p. 5 1. Bamberg.

4. L'impératrice Elisabeth. . Demi-figure, vue de face et regardant à gauche. Elle a la tête nue et place les mains croisées sur un coussin devant elle. De la main droite elle tient un gant. La «bordure est la môme que dans la pièce précédente dont celle-ci forme le pendant. Au bas: „Elisabeth von gottes gnaden Romische Kaiser in etc." H. 14 p. 5 L L. 9 p« 5 1. Bamberg.

5. Louis XIL Portrait en buste de ce foi de France, presque de profil, tourné vers la gauche. Le fond est parsemé de lys et fermé par un arc dont les boutants s'appuient sur deux colonnes renflées. On Ut sur le socle le millésime M.D.XVIIIl. et plus bas, imprimée au moyen d'une planche à part, l'adresse: „Jost de Negker zu Augs-

Î98 Écoles d'Augsbourg et de Bavière du XVP. siècle.

purg." La gravure mesure H. 5 p. L. 4 p. R. Weigel. C'est une très-belle pièce et vraisemblablement d'après un dessin de Burgmair.

6. Vue du château et de la petite ville de Griechisch- Weissenburg. A droite, sur une haiHeur, le château et au pied la ville. Sur le devant plusieurs vaisseaux avec des Turcs. On lit en baut : „Alhie ist abkunterfeet das Schloss Kriechisch Weyssenburgk wo das Stelleyn etc. Gedruckt zu Augspurg durch Jost Denecker 1522," Gravure sur bois très-médiocre d'après un mauvais dessin et probablement exécutée par un des aides de Denecker. H. 9 p. 7 1. L. 1 3 p. 5 1.

7. La danse des morts. C'est une copie en grand format de celle de Holbein, avec le titre:

Todtentantz. Das menschlichs leben anders nicht Dann nur ain lauff ium Tod Vnd Got ain nach seim glauben richt etc. Augsburg durch Jobst Denecker. 1544.

Le texte en vers est le même que celui de l'édition de Bâle 1530. Parmi les sujets on en trouve un qui n'appartient pas à ceux de la composition d'Holbein et que l'on ne retrouve jamais soit dans les originaux soit dans les copies de cette danse des morts ; il représente im couple aduHère au lit, surpris par l'époux outragé qui les perce tous deux de son épée. La mort se saisit de la femme. Dans une édition postérieure, sans lieu ni date, cette composition est changée en ceci que les deux adultères sont assis devant le lit. C'est une gravure assez médiocre ^marquée '^ que l'on a attribuée sans raison à Jost de Necker. (Voyez Brulliot, Dict. L No. 1601 et Nagler, Ktinstler-Lexicon X. p. ,157.)

(Bartsch VIL p. 487.)

La taille de ce graveur sur bois est un peu maigre; dans le dessin il se rapproche en quelque façon de l'école de Martin Schongauer. Bartsch ne connaissait de lui qu'une pièce représentant une Vierge avec l'enfant Jésus et Ste. Dorothée et qui a été imprimée à Tubingen.

Le maître =C = C= 1520. 299

Additions à Barlsch.

Gravures sur bois.

2. Le Christ pleuré par les siens. Le corps, descendu de la croix, est soutenu par St. Jean agenouillé à gauche, tandis que la Ste. Vierge est dans la même position à droite près d'une des saintes femmes. On voit le premier des deux monogrammes ci-dessus au mi*lieu du bois ainsi que Tinscription imprimée au moyen de carafctèreç mobiles: ,^Alles was jr im Gebet, so jr glaubet, so wird jrs empfangen. Math. XXL'* Au bas une autre prière. H. 10 p. 2 1. L. 7 p.. 10 1. Golha.

3. Le martyre de St. Sébastien. Il est attaché à un arbre à droite; un bourreau lui décoche une flèche, tandis quutk autre tend son arbalète. Dans le fond à gafuche deux horanies. Cette pièce porte le second monogramme et parait être du même maître. H. 10 p. 10 t. L. 8 p. 3 1. Gotha.

le grayeur sur bois '^C^C^ 1520.

(Chez Barlsch VII. p. 466 H.W.)

Il existe quelques erreurs dans les indices que Bartsch nous donne relativement à ce maître. D'abord il a considéré les initiales II W et H L comme désignant de& noms d'artistes, tandis que ce sont les premières lettres des noms des ducs Guillaume et Louis de Bavière (Herzog Vl^ilhelm et Herzog Ludwig) qui sont les deux personnages représentés dans les gravures sur bois qu'il décrit. Ensuite il n'indique pas avec précision que le sujet des trois pièces qu'il rapporte et qui ne diffèrent entre elles que par de légères variantes, est toujours la même composition et que, par conséquent, la gravure originale doit se trouver primitivement dans la première édition, celle de 1516, du livre dont il donne le titre (B. No. 2). On l'y trouve en effet et dans cette impression les figures des deux princes sont sans barbe. Le livre sur lequel la gravure sur bois se voit au-dessous du titre porte l'in- <ïication suivante: . *

„Das buch des gemeinen Landpol, Landsordnung, Satzung vnd gebreuch des fUrstenthumbs in Obern vnd Niedern Bairn. Im filnft-zehn hundert vnd sechtzehenden Jar aufgericht."

300 Écoles d'Augsbourg et de Bavière du XVI*. siècle.

La gravure mesure H. 5 p. 2 I. L. 6 p. 10 1.

Ce même ouvrage avec la gravure, mais mal imprimée, parut de nouveau, en 1518, sous le titre de: „Reformacion des bayrischen Landrechts etc." (B. No. 1.) Cette pièce est traitée dans le style de Hans Burgmair.

Une copie de plus grandes dimensions de ce même sujet se retrouve sur le titre de l'édition de 1520: „Gerichtzordnung im Furst'nthumb Obern und Niedern Bayrn Anno 1520 aufgericht." In fine: „MClnchen 1520." La composition est comme suit:

t. Les ducs Guillaume et Louis de Bavière, en armure complète, se tiennent près d*une table dont la partie antérieure^ est ornée de Técusson de Bavière. Sur le trône qui est en arrière se trouvant deux tablettes avec les initiales HW et HL pour indiquer les deux princes et une troisième tablette porte la date de 1520. Aux deux côtés de la table se tiennent des personnes de différentes conditions. H. 6 p. 10 L L. 7 p. 1 1.

Brulliot, dans soh Dictionnaire des monogrammes IL No. 342, remarque une circonstance qui jusqu'ici avait échappé aux recherches des connaisseurs, savoir qu'au milieu d'un gradin oh y trouve la marque ^^ C «* C ^ .

Une composition analogue et qui a dû servir à une autre édition du livre nous montre les deux princes assis à un balcon, avec les deux indications H W et H L et la date de 1520. H. 6 p. 11. L. 7 p. 1 1. Beriin. C'est probablement le No. 3 de Bartschi

École bavaroise.

Albert Altdorfer.

(Barlsch VIII. p. 41— 81.)

Ce peintre et graveur original naquit en 1488 à Altdorf près de Landshut en Bavière (Oefel, Script, rer. Bav. IL p:771)« Son père était probablement le peintre Ulrich Altdorfer qui, en 1491, renonça à son droit de bourgeoisie à Ratisbonne. Notre maître y retourna de nouveau en 1511 et en 1521, devint membre du conseil privé de cette ville et plus tard surintendant des bâtiments (oberster Bauberr). En 1528, il refusa Télection que Ton avait faite de lui comme Bourgmestre, fît son testament le 12 Février 1538 et mourut une couple de jours après. D'après son propre désir il fut enterré dans Téglise des^Augustîns de cette yille. On trouve des détails plus étendus sur lui dans le journal d'art et de littérature Eos, Nuremberg 1820.

Quoique nous n'ayons point d'assurances positives là-dessus, il est cependant probable qu'il a exécuté lui -môme plusieurs gravures sur bois et surtout le clair-obscur de la „belle Vierge" de Ratisbonne, décrit par Bartsch sous le No. 51. La plupart des gravures d'un travail inférieur qui lui sont attribuées ont été certainement exécutées seulement d'après ses dessins.

302 École bavaroise du XVP. siècle.

Remarques à Bartsch.

Gravures au burin.

23. St. Sebastien. Les épreuves postérieures indiquent que la planche a été rognée du bas, de manière à ce que le pied gauche de la figure touche le bord inférieur.

28. Hercule et une Muse. Des épreuves postérieures montrent une fente de la planche au-dessous de la corne d'abondance.

Gravures sur bois.

1 — 40. Ces sujets bibliques ont été publiés en 1604 in -4% comme un ouvrage d'Albert Durer par le savant libraire George Louis Frobenius à Hambourg. Ces gravures, comme le dit très-bien Joseph Heller, §ont en parties des copies.

51. La belle Vierge de Ratisbonne. Les épreuves à quatre couleurs, rouge, vert, bleu pt teinte de cbair, sont imprimées avec beaucoup d'adresse. 11 s'en trouve également à trois teintes, brun, vert bleuâtre et jaune, outre celle du noir d'impression.

Les bois Nos. 41, 43, 44, 50, 53, 54, 57 se sont conservés jusqu'à nos jours et on en trouve des impressions dans Touvrage de Derschau.

Additions à Bartsch.

Gravures au burin.

'^ 97. St. Sébastien. Il est tourné à gauche, attaché parles bras élevés à un arbre et la poitrine percée d'une flèche. Dans le fond à gauche un peu de paysage où l'on voit une cabane près de quelques arbres. A la gauche du bas le monogranune et la date de 1511 (ou 1531?). Pièceun peu rude et douteuse. H.3p.21. L.lp.lOL Munich^

9S. Hercule, enfant, étouffant les serpents. l\ est assis, tourné vers la gauche, et tient de chaque main un jserpent Le monogramme est à la drpite du haut. Cette pièce qui ne forme pas un carré régulier, mesure 1 p. en tout sens^

99. L'Orgueil, symbolisé par une femme assise sur un serpent ailé; elle tient un miroir de la main droite et pose l'autre sur sa poitrine. Elle est couronnée de fleurs et porte les manches de son

Albert Altdorfer. 303

vêtement très-larges; fond noir; à droite le monogramme avec la vdate de 1506 sur une tablette. H. 3 p. 8 1. L. 2 p. 10 1.

100. Le génie à la cornemuse. Il est debout, tourné vers la droite et tient devant lui une cornemuse. Les tailles du fond sont horizontales. En haut, sur une tablette, le millésime 1521, mais point de monogramme. H. 1 p. 10 1. L. 10 à 11 1. Cette petite pièce appartient à la même série que celles décrites par Bartsch sous les Nos. 45 et 46, étant traitée de la même manière.

101. La dame avec un chapeau à panache; demi-figure. Vue de trois quarts et tournée vers la gauche, elle est coiffée d'un petit chapeau surmonté de cinq grosses plumes. Elle semble en $é baissant vouloir ramasser quelque chose. Fond blanc et sans mono^ gramme. H. 1 p. 6 1. L. 2 p. 6 1. Musée Germanique. Berlin.

• 102. Un homme et une femme; demi-figures, le premier à droite, la seconde à gauche, tous deux richement vêtus et coiffés de diapeaux à plumes. L'homme tire de la main gauche un rideau sur lequel se trouve le monogramme. H. 1 p. 10 1. L. 2 p. 10 1. Collection Albertine à Vienne. Berlin. Musée Germanique.

103. Le porte-enseigne et la dame, demi-figures. 11 tient de la main gauche un étendard qui touche la marge supérieure de la gravure et, coiffé d'un chapeau orné de grosses plumes, porte la barbe CD pointe. La dame à ses côtés est vue de trois quarts, tournée à droite, et sa coiffure est également ornée de plumes. Fond blanc; le monogramme se trouve sur la bannière. Pièce un peu sèche de la jeunesse dw maître. H. 1 p. 8 1. L. 2 p. 9 1.

104. La femme au chandelier, demi-figure. Elle est deshabillée, fortement mouvementée vers la droite et tient de la main gauche étendue un chandelier en forme de candélabre qui est marqué, au bas, du monogramme de Tartiste. H. 1 p. 4 1. L. 1 p. 1 L

105. Un flacon à parfums. II a la forme d'un vase ,^ sans pied et occupe toute la «dimension de la planche. Le couvercle est surmonté d'un anneau qui doit servir à le suspendre. Fond à traits horizontaux; le. monogramme se trouve sur l'anneau. H. 131. L. 11 L

1 06. A r a b e s q u e. Rinceaux à enroulements aux côtés d'un candélabre surmonté d'une tête de chérubin. Fond à tailles horizontales. Le monogramme est au milieu. H. 2 p. 3 1. L. 1 p. 6 T. Munich.

107. Ornement. Stir une tête de chien, couronnée de feuillage, s'élève un vase entouré d'un rinceau. Fond à tailles herizontales. Pièce non signée. IL 2 p. 1 1 1. L. 1 p. 1 1. Berlin.

304 École bavaroise du XVP. siècle.

108. Une grenade comme pièce d'ornement. Au-dessous du fruit, un peu grotesque, se voit la tige à droite qui s'élève vers la gauche accompagnée de quelques branches et de feuilles. Le monogramme est à la droite du bas. H. 1 p. 1 1. L. 1 p. 3 1. Berlin.

109. Paysage. A gauche, un arbre couvert de feuilles , avec deux branches sèches; à droite, de hautes montagnes et un château sur un rocher. Sur le second plan une ville. La signature est à la gauche du haut. Pièce à l'eau forte. H. 6 p. 6 1. L. 8 p. 8 1. Munich.

Gravures sur bois.

64. S te. Catherine. Elle est debout sur la roue ayant à ses pieds le corps inanimé d'un bourreau. L'épée repose sur son bras droit; elle tient de la gauche une palme et des deux mains un livre dans lequel elle parait chanter. A gauche, un ange avec uue harpe; à droite, un second avec un orgue; d'autres anges tiennent au-dessus de sa tête une triple couronne. La signature est à la droite du bas. H. 6 p. 2 1. L. 4 p. 2 1. Gravure maladroitement exécutée. R. Weigel, Kunstcatalog No. 21497.

65. Vue extérieure d'une église. C'est l'église dédiée à l'Immaculée Conception et qui lot bâtie à Ratisbonne sur le site de la sinagogue qui fut détruite en 1519 lorsque les juifs furent chassés de la ville, le jour de la chaire de St. Pierre, comme nous l'expliquent les vers partie en latin, partie en allemand, à droite et à gauche en haut de la gravure. Cette église est surmontée de l'image de la Conception où se trouve, dans le fond, le monogramme. Aux côtés planent deux anges avec les armoiries de l'empire et celles de la ville de Ratisbonne. L'inscription allemande est ainsi conçue: ^

„Als man nach der Gepurdt christi gezelet hot Tausendt fUnfhundert neunzehn Jahr, also drob Sind vertriben an Sant Peter Stuelfeyer abent Auss Regenspurg, beschnitten wucherisch Knaben, Die Judischheit, Weyb vnd Man, jung vn ait, ich main Auch an jrer Synagog liess man gar kein stain. Ain frume gmein, vnd ersamen weisen Rat Vnleidlich last des wuchers sy bewegt hat. Demnach pald ain kapellen fur genommen wart Zu bawen nach diser visier vnd solicher arth Gott vnd der schOnen Maria zu lob vnd Eern Gross wunderzeichen teghch aida gescheen

Wolfgang Huher. 305

Als unzelich pilger bey jrem aydt sagent vnd schreient Krum lam plind krank sy seind ail hertzlich erfreyent." H. 23 p. L. 18 p. (5 1. Collection Albertine à Vienne; Berlin; Bamberg: • , .

Des épreuves postérieures, sans texte, font voir qu'on a remplacé Fimage Kle la Viergpe par u« nouveau bois avec la marque de Michel Ostieridorfer. Gravure sur bois de trois planches, deux inférieures et une supérieure. H. 24 p. 4 1. L. 19 p. 9 h Francforl s. M.

Wolfgang ffuber.

(Bartech VIL p> 485.)

Paul Behaim, dans son catalogue de 161 S dont nous avons fait souvent, mention, , donne l'indication suivante à propos du signe W. H. : „Woin Hueber; sur bois, 9 pièces." Des écrivains postérieurs le nomment Wolfgang Hauber ou Huber en ajoutant qu'il fut élève d'Albert Altdorfer, qu'il naquit en Suisse (?j ^^) et qu'il fut à la fois peintre et dessinateur. Le Cabinet de Berlin conserve dé lui un dessin à la plume légèrement lavé à l'encre de la Chine, représentant un St. Christophe (qui ressemble un peu à un lansquenet) et qui porte la marque de W. H. 1513. Un grand nombre de gravures sur bois, exécutées d'après ses dessins, confirment Topinion qui le fait élève d'Altdçrfer, entre autres le St. Christophe No. 6 et le St. George No. 7, décrits par Bartsch. Il semblerait qu'il n'a pas gravé lui-même sgr bois, si l'on en juge par la pièce représentant le Jugement de Paris No. 8, puisque l'on voit, suspendue au bâton de Mercure, une tablette portant la lettre b et qui ne peut indiquer rien autre que le graveur sur bois, comme Brulliot l'a déjà fait remarquer. La taille des gravures sur bois qu'on lui attribue est néanmoins d'une grande franchise, finement conduite et digne de la main du maître lui-môme.

56)^ L'opinion qui le fait naître en Suisse repose probablement sur la même erreur qui fait appartenir A. Altdorfer à ce pays et comme celui-ci était d'Altdorf près de Ratisbonne, Huber était probablement natif de la même contrée.

ni. 20

306 École bavaroise du XVP. siècle.

Additions à Bartsch.

Gravures sur bois.

10. Le Christ en croix. Sur le devant St. Jean debout et les mains étendues. La Vierge est plus en arrière, à gauche, les mains croisées sur la poitrine. Dans les ciels, traités d'une manière très-fantastique, on voit le soleil. A h gauche du bas les initiales W. H. H. 4 p. 5 1. L. 3 p. 4 1.

11. St. Florian. Il est occupé à éteindre une incendie. Riche composition avec beaucoup de figures, signée W. H. H. 5 p. 21. L. 5 p. 81.

12. Paysage très-riche de maisons et d'arbres ; à gauche un rocher élevé avec une caverne. Près d'une rivière, à gauche, on voit le Christ en conversation avec deux autres personnages. Au milieu, un tronc élevé de sapin. Pièce non signée. H. 3 p. 1 1 1. L. 7 p. 9 1. Berlin.

Appendice.

Dans le catalogue d'Evans & fils de Londres, 1857, p. 43, on trouve décrites trois gravures sur bois avec les initiales W. H. qui appartiennent probablement à notre maître. Ce sont les suivantes:

13. Un avorton. Ce sujet représente la singulière monstruosité d'un enfant né le 26 Octobre 1551 à Dammonville. Une description accompagne la gravure. Le monogramme est à la droite du bas dans un ornement. In-fol.

14. Un patron de broderie. En blanc sur fond noir et contenant, dans plusieurs compartiments, des figures et des arabesques. La signature est à la droite du haut dans une couronne. H. 6 p. L. 9 p. 41.

15. Autre patron semblable. Il est analogue au précédent, mais avec des figures d'hommes et d'animaux chimériques. Pièce non signée. H. 6 p. L. 9 p. 4 L

(BruUiot I. No. 2659.)

1. Paysage. Au milieu, un groupe d'arbres; dans le fond, une Taille avec de grands édifices, en partie tombés en ruines, et qui est

Mathias Géron de Lauingen. 307

partagée en deux par une rivière avec un pont. Sur le devant, à droite, une femme, presque nue, avec un enfant couché à terre. En haut, à gauche, le millésime 1539; à droite, la signature. Cette gravure au burin est traitée absolument dans le style de A. Altdorfer. In-8° en largeur.

lathias, Cléron de Laaingen*

(Bartsch IX. p. 158.)

Ce maître, peintre et dessinateur, travaillait vers le milieu du XVP. siècle à Lauingen en Bavière, où il peignit, en 1551, pour l'hôtel de ville un tableau représentant l'armée de Charles V. devant cette place. Le monogramme dont il se sert est le même que celui de Mathias Grunewald; l'époque où vivait celui-ci coincide avec celle de notre maître, bien que Grunewald paraisse avoir, été plus ancien et qu'il y a heu de croire qu'il était déjà mort en 1530. De plus, on ignore que ce dernier ait préparé des dessins pour la gravure sur bois, et les pièces qui portent les monogrammes ci -dessus ont beaucoup moins d'analogie avec son style ou sa manière qu'avec celle de Hans Burgmair dont Géron a dû être l'élève. Cette opinion est appuyée par la circonstance que l'on trouve quelques gravures sur bois d'après ses dessins dans le Missel d'Augsbourg de 1555, ce qui fait présumer qu'il était connu dans cette ville. Il n'est point probable qu'il ait été graveur lui-même, si nous en devons juger par l'inégalité dans la taille des pièces qui portent son monogramme.

Observations et additions à Bartsch.

Gravures sur bois.

1. Les visions de l'Apocalypse. On trouve dans un cahier jde la bibnothèque de Wolfenbttttel 54 de ces gravures sur bois. Elles rappellent quelquefois, dans leur composition, celles d'Albert Durer, mais sont pour la plupart traitées d'une manière particuhère et portent avec la signature du maître les dates de 1544 à 1558.") La série est précédée de la gravure sur bois suivante:

57) Dans le Kunstcatalog de R. Weigel No. 16754 se trouvent également

308 École bavaroise du XV1^ siècle.

9. Le Christ portant sa croix. Demi -figure, portant à la main gauche un fouet et des verges. En haut l'inscription : In ima' ginem Christi redemptoris; au bas des vers de „Henricus Mollerus Hessus."

10. Le crucifiement. Le Christ est au milieu entrfe les deux larrons. A gauche, la Vierge debout avec les mains jointes et près d'elle St. Jean. La Madeleine, à genoux, embrasse le pied de la croix. A droite des cavaliers et des soldats et, dans le riche paysage, la ville de Jérusalem. Le nionogramme est àù pied de la croix. La composition se trouve sous un portail ayant èur le socle le millésime MDXLII et sur le fronton un ange tetiant uni écusson avec le monogramme rïTS; aux côtés, des anges avec les instruments de la passion. Cette gravure sur bois, qui paraît appartenir à quelque missel, est trèsbelle de dessin et de taille. H. 9 p. 3 1. L. 5 p. 3 1. Dresde.

D'après une communication de Mr. C. Becker, dans le „Deutsches Runstblatt" 1851, p. 204, on trouve les gravures sur bois que nous allons décrire (11—14) de notre maître dans le Missel d'Augsbourg de 1555 qui porte pour titre:

„Missale secundum ritum Augustinensis ecclesie diligenter emendatum et locupletatum, ac in mehorem ordinem qj ante bac digestum. Mandato et impensis llev. ac illust. Principis ac Diîi. Domini Othonis lituli Sancte Sabine presbyleri Cardinalis Episcopi Augustani etc." — In fine: „Impressum vero est Missale hoc Dilinge in edibus Sebaldi Meyer. Ànno 1555 mense Julii." Gr.-in-fol.

11. Titre. La bordure mon{re, en haut, les armoiries épiscopales timbrées du chapeau de cardinal. L'écu est éeartelé, au premier parti; au second et au troisième à trois bons passants superposés qui sont les armes du cardinal-évêque Othon Tiuchsess de Waldburg (1543 — 1572) et au quatrième une mitre. A droite du titre l'Homme de douleur; vis-à-vis une tiare et un ornement sacerdotal suspendus à une croix et, au bas, cinq bustes de Saints, Ste, Afra, St. Denis, Ste. Hilaria, St. Narcisse et Ste. Digna.

12. La Vierge et l'enfant Jésus; aux côtés St. Ulrich et Ste. Afra. Deux anges se trouvent de chaque côté des nuages qui portent la figure de la Vierge; deux autres offrent des croix aux deux

13 pièces de cette série, la plupart appartenant à l'Apocalypse, avec une gravure sur bois représentant St. Pierre et St. Paul chassant les vendeurs du temple et qui renferme probablement une allusion satyrique au clergé de l'époque.

Mathias Géron de Lauingen. 309

Saints. Au milieu du haut, le St. Esprit; à gauche, Dieu le père et à droite, où se voit le monogramme accompagné du millésime 1555, deux anges; trois autres, au bas, tiennent des écussons. H. 12p.61.L.8p.61. Cette gravure sur bois se trouve au revers du titre ci- dessus. Dans les épreuves postérieures on ne trouve point gravées, au bas, les ai*moiriès du cdrdiiial-évéque Othon, mais elles y sont remplacées par une salutation angélique j^egrii^t fegfl îïu fllatla etc. Le millésime du haut manque également.

13. LeChrist en croix. A gauche, la Vierge les mains croisées sur la poitrine; à droite. St. Jean regardant le Sauveur avec une expression d'étofinement et dans lé paysage lé portement de croix. Sans monogramme, mais incontestablement d'après un dessin de Mathias Géronl H. 12 p. 3 1. L. 3 p. 6 1. Cette gravure sur bois se trouve devant le canon de là messe.

14. Bordure de titré. Il est répelé dix fois dans le missel, étant Formé dé deux côloniies, aux côtés, avec St. Pierre et St. Paul et qui supportent uh arc au centré duquel est le couronnement de la Vierge par la Sainte Trinité. Le cartouche au bas entre les colonnes a été utilisé pour diverses compositions. Bartsch mentionne cette pièce avec la résurrection sous le No. 8. La première, dans le missel, nous offre le sacrifice de la messe; les autres oontiennerit des sujets de la vie du Christ et de celles des Saints. Au milieu du bas le monogramme.

15. Satyre contre le clergé. On voit bouillir dans une marmite lé pape, des cardinaux, des évéques et des moines. Le feu est attisé par deux démons et un ministre protestant; derrière celuici un évêque tient la tiare. Dans le paysage se trouve un cavalier. Au bas le monogramme et la date 1546, H. 8 p. 8 1. L. 6 p. Berlin.

Dans la collection à Mâhingen, château de plaisance des princes d'Oettingen-Wallerstein, près de Noerdlingen, se conservent 10 pièces de gravures satyriques contre le clergé catholique, du même genre que la précédente et qui portent toutes les dates de 1546 à 1548. Nous ne pouvons dire si cette suite, telle quelle s'y trouve, est complète.

310 École bavaroise du XVP. siècle.

M. ,.yvt ,AD.

Michael Ostendorfer.

(BartschlX. p. 154.)

Cet artiste distingué se désigne lui-même dans plusieurs documents comme „Maler und Conterfeter" (peintre et dessinateur). îl parait être né à Gemau, près de Ratisbonne, et avoir été élève d'Albert Altdorfer. Il vécut à Ratisbonne en qualité de bourgeois et de maître de 1519 à 1559, année dans laquelle il mourut. Pour le dessin de la gravure sur bois représentant l'église de la Relie Vierge il reçut, selon les comptes de l'église en 1520, un honoraire de 12 florins et dans une lettre, datée de 1553, à son protecteur le docteur N. Hilltner il envoie un dessin (Abconterfettung) de la ville de Ratisbonne, qu'il promet de dessiner encore mieux sur les bois (auf die F or m en zu reissen). Il y propose encore, si le conseil le désire, de dessiner la ville de l'autre côté, c'est-à-dire de la forteresse et ensuite à vol d'oiseau comme il l'a fait de la ville d'Amberg pour l'électeur à Heidelberg dont il avait reçu, à cet effet, 50 florins. Et afin de pouvoir entreprendre ce travail et le continuer sans interruption, il demande une avance de 10 florins et une mesure de farine ou de blé. ^®) Nous devons conclure de ce qui précède qu'il n'était que peintre et dessinateur et non graveur sur bois. Les gravures sur bois exécutées d'après ses dessins portent les dates de 1519 à 1556, et Heller, dans ses „Zusâtze", décrit encore de lui une gravure à l'eau forte. On trouve aussi des tableaux d'Ostendorfer dans la cathédrale et dans le local de la Société historique de Ratisbonne. Le premier de ces tableaux porte la date de 1533, le second celui de 1542 (?). Les contours en sont un peu durs, le ton du coloris est pâle, tandis que le traitement du paysage rappelle beaucoup la manière d'Altdorfer.

Additions à Bartsch.

Gravure à l'eau forte.

1. Gaspard Othmayr. Demi-figure, vue de face, la tête couverte d'une barrette. Il écrit sur un papier placé devant lui et sur

58) Voyez les notices biographiques sur le peintre et bourgeois Michel Oslendorfer à Ratisbonne par J. R. Schnegraf dans les „Verhandlungen des historischen

Michael Ostendorfer. 311

lequel on voit à rebours les chiffres 13968. Vers le milieu de la hauteur de la feuille se trouve le premier des monogrammes ci-dessus sur le mur et sur le cintre l'inscription : CASPAR OTHMAYR iETATIS SViE XXVIIL ANNO 1547. Pièce ronde de 3 p. de diamètre. Voyez Heller, Zusâtze p. 100.

Gravares sur bois.

2. Le duc Frédéric à cheval. Cette pièce appartient au livre intitulé: „ Wahrhafftig€ Beschreibung des andern Zugs in Oesterreich wider den Tttrken gemeyner Christenheit Erbfeindt, vergangens fttnffzehn hundert zwei und dreissigsten jares, thâtlich beschehen. Und ytztund allererst in diesem 1539 jar in Druck gefertigt, mit lustigen abkonterfetten Figuren etc." In-fol. On y trouve 7 gravures sur bois, in-fol., de Michel Ostendorfer, c'est-à-dire:

a. Le duc Frédéric de Bavière à cheval B. No. 2.

h. Les armoiries du duc.

c — g. Cinq pièces représentant des campements, des batailles etc. dans les environs de Vienne, avec inscriptions. (R. Weigel, Kunst- Catalog No. 12860.)

5. Le Christ en croix. Il est tourné vers la gauche où se tiennent la Vierge et St. Jean; la première regarde vers son fils. ^ Cette pièce se trouve dans le livre intitulé: „Christliche Aussiegung des Evangelium etc. Durch Johann von Eck, Doctor etc. Ingolstadt MDXXX." In-fol.

6. Dieu le père assis dans une gloire. Au-dessous un cercle d'adorateurs et près d'eux, dans le milieu, le premier des monogrammes ci-dessus. H. 4 p. 6 1. L. 3 p. 6 I. Beriin.

7. Saturne et Mars. Le premier est debout, à gauche, devant un de ses fils et tient une faux. Mars, en armure, est debout, à droite, portant de la main droite une hallebarde et ayant à ses pieds un dragon auprès duquel se trouve le monogramme. Au-dessus de la tète de Saturne, une étoile avec le millésime 1 533. Au milieu, un petit Triton est occupé à verser de l'eau; devant lui une lune éclipsée, H. 4 p. 6 1. L. 3 p. 9 1. Dans l'ouvrage de Derschau C. 14.

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