La dévotion privée. G0TSEL1G HAVSHALT
48. Dieu le père dans les cieux sur l'arc -en -ciel avec le globe du monde.
Voyez R. Weigel Kunst-Catalog No. 17030.
49. Un héraut d'armes de l'empire. Il est debout, vu de face, l'aigle impériale brodée sur ses habits et porte de la main droite une baguette, tandis que de la main gauche abaissée il tient sa barrette. A la gauche du bas le second des monogrammes ci-dessus. H. 10 p. 10 1. L. 6 p. 9 1.
50. Armoiries de Reinhart, comte deSolms et Seigneur de Minczenbergk. Elles sont suspendues à un arbre au pied duquel se trouve la signature. Au haut le millésime 1543. H. 6 p. 61. L. 4 p. 41. (R. Weigel, Kunst-Catalog No. 20471.)
Appendice.
Nous avons déjà mentionné dans l'œuvre d'Albert Altdorfer sous le No. 65 une gravure sur bois représentant la Vue extérieure de la nouvelle église dédiée à l'Immaculée Conception, ou à la belle Vierge de Ratisbonne, en remarquant que la figure de la Vierge a été remplacée par un nouveau bols avec la marque de Michael Ostendorfer. Quelquefois cette nouvelle édition est également accompagnée des inscriptions latines et allemandes dont nous avons donné la dernière.
316 École bavaroise du XVI*. siècle.
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Hans Muelieh.
Cet artiste, dont h nom se trouve souvent écrit Mielich, naquit en 1515 à Munich et y mourut en 1572; 11 était peintre, principalement en miniature, et dessinateur. En 154'6 il appartenait déjà comme maître à la corporation et devint plus tard le peintre ordinaire d'Albert V., duc de Bavière. Il dessina entre autres, pour être gravés èur bois, cinq (?) sujets de guerre qui se rapportent à la ligue de Schmialkalden, à Ingolstadt. (Voyez Dicl. de Nagler IX. p. 263.) Ce sontprobablement ceux que R. Weigel, dans son Runst-Catalog No. 20469, décrit comme suit :
Gravures sur bois.
1. Le siège d'Ingolstadt en 1549. Sur 16 feuilles grandin-foL et fol.-oblong qui forment ensemble une représentation gr.-infol. impérial en largeur, de 39 p. de hauteur sur 111 p. 8 1. de largeur, avec une bordure linéaire. On y ht plusieurs inscriptions, entre autres, sur le premier- plan oii se trouve également le monogramme du maître: „Ain halbe notschlanng ist diser zeit mit grosserarbeit auf unser lieben frawen Kirchdurm gebracht worden un etlich schUss daraus geschehen, auch diss Jiaiserlich geleger aida abconterfedt worde durch hanss Muelieh Maler von MQnchen." Vers le milieu du haut une arabesque en dedans de la bordure et en caractères majuscules l'inscription suivante: „Aparatus Victoriae Fundatoris quielis Caroh Maximi .... 1549." — En dehors de la bordure: ,,CaroH V. rom. Imperatoris Aug. Castrorum que anno sal. M.D.XLVI supra Ingolstadia habuit, vera atque intégra Pictura, simul Schmalkaldicorura, infestas acies, resque ibi gestas luculenter repraesentans." — Au bas et en dehors du bord de la planche, on Iroiuve niie description en latin imprimée sur huit feuilles in-fol.-oblong et qui commence: „Praefatio ad spectatorem. Inter omnia Bella quae Carolus V. Maximus, Imperalor Augustus, in hanc usque diem gessit et confecit, nuUum cum eo, quod in cDspirationem Schmalkaldicam patratum est etc." — In fine: „Mo-^ naci excudebatur, impensis Christopheri Zwikoplïîj, et Joannis Muelichij Pictoris, civium ibidem. Anno salutis M.D.XLIX. ^^)
59) Becker, dans les Archives de Naumann I. p. 130, donne une description très- étendue de celte gravure sur bois qui se trouve en possession de S. E. le Feld-
Le maître C. W. 317
oCoW» 1554., «CW.
L'artiste qui se signe de ce monogramme paraît avoir été peintre et dessinateur, mais il est douteux qu'il ait été également graveur sur bois puisque le couteau à graver n'accompagne jamais ses initiales. Son style de com'position rappelle la manière d'Albert Altdorfer et il a dû appartenir à l'école de Ratisbonne, comme on le pourrait conclure du fait que sa gravure de la C è n e a paru d'abord dans cette ville sous le titre des: „Sermons du prédicateur Hyrspeck de Ratisbonne/^
Gravures sur bois. <
1. Bethsabée au bain. Elle se lave les pieds, tandis que deux suivantes se tiennent devant elle. David, portant une harpe, l'observe du balcon de son palais. H. 2 p.' d 1. L. 1 p. 8 1.
2. La Cène. Le Christ -donne à un des disciples qui se lève une bouchée d^e pai&; sur le devant on <en voit un autre avec une cruche et St. Jean repose sa tête sur ses mains croisées. On lit en haut: ;,W'er von diesem brod essen wird,- der wird leben in E wigiiéit. Johannes VL'* ' Au milieu du bas la première des marques ci-dessus. Ensuite la signature: Gedruckt in der Er^bischôflichen Statt Sakzburg dnrch Hansen Bawmain Jn M.D.LlIIj. H. 5 p. L. 4 p. Bamberg.
Cette même pièce se trouve dans le livre suivant au feuillet LXI : Agenda EcclesiastiCa sive Ceremoniarum Benedictionum aliorumque mysticor'um rituum etc. liber. Wtirzeburgi Excudebat loannes Baumann. Anno Dni M.D.LXIIIL Petit-in-fol.
iftarschall-lieutenant Hauslaub à Vienne. La viHe d'Ingolstadt en possède utt exemplaire colorié, avec la description imprimée, en allemand.' . •
École du haut Bhin du XVI^ siècle.
M, l€B, VB.
Hans BaldHDg surnommé drân.
(Bartsch VII. p. 301—322.)
Ce dessinateur et peintre distingué naquit, selon quelques-uns, en 1470, selon d'autres en 1476 à Gm^nd en Souabe, comme il ressort de rinscription sur son grand tableau d'autel peint, en 1516, pour la cathédrale de Fribourg en Brisgau: Joannes Baldung cog. G rien, Gamundianus Deo et virtute auspicibus faciebat. Il devait être encore très-jeune quand, en 1496, il peignit pour le cloître badois de Lichtenthal où se trouvait sa sœur et il demeura dans cette région du haut Bhin jusqu'en 1533, date à laquelle il s'établit à Strasbourg où il mourut en 1552. ^)
Sa manière, surtout dans les œuvres de sa jeunesse, se rapproche beaucoup de celle d'Albert Durer, avec lequel, du reste, il était lié d'amitié. Ceci est prouvé par un passage du journal de Durer pendant son voyage dans les Pays-Bas, en 1520 et 1521, où il dit: „ J'ai fait présent au maîtrç Joachim (Patenier) des choses de Hans Grtln." C'est-à-dire de ses gravures sur bois, („lch hab Meister Joachim des GrOnhansen Ding geschenkt") et aussi par la circonstance qu'après la mort de Durer notre artiste reçut une boucle de ses cheveux qu'il conserva toujours comme une relique précieuse. On sait
60) Voyez Ad. Walther Strobel „Nachrichten ' ûber Strasburger Kûnstler*' dans l'ouvrage intitulé: „Denkmale deutscher Baukunst am Oberrhein," III. Livraison. 1828.
Hans Baldung Griln. 319
aujourd'hui d'une manière précise par quelles mains cette relique est passée^'), et nous mentionnerons seulement ici qu'elle parvint avec l'œuvre d'Albert Durer possédé par HQsgen entre les mains du conseiller Schlosser de Francfort et que la veuve de celui-ci en fit présent avec les gravures au peintre Edouard Steinle de Vienne, professeur à l'Institut de Staedel à Francfort s. M.
Hans Baldung s'est servi de plusieurs monogrammes pour signer ses ouvrages, comme nous l'avons indiqué ci-dessus, mais le troisième }-g étant absolument semblable à celui dont fit usage Hans Brosamer et plusieurs autres de ses contemporains, cette circonstance a induit Bartsch en erreuï* quand il attribue à notre maître plusieurs gravures sur bois qui portent cette marque. Cependant le style énergique de Hans Baldung s'éloigne tellement de la manière plutôt faible de Hans Brosamer, qu'il devient très-facile de distinguer les ouvrages de ces deux maîtres;
On a prétendu récemment que les gravures sur bois représentant des cbevaux dans un bois (Bartsch Nos. 56 — 58) ne sont pas de notre maître, quoiqu'elles portent la signature de BALDVNG et 10. BALDVNG FËCIT. 1534 et qu'elles doivent être attribuées à un artiste entièrement inconnu, portant le môme nom. Mais la manière rude dont ces sujets sont représentés s'accorde si bien avec le caractère général des ouvrages de notre màttre, que nous n'hésitons pas à les considérer comme un essai de sa propre main dans l'art de graver sur bois.
Additions à Bartsch.
Gravures à Teau forte,
2. Le palefrenier. Cette belle pièce, d'une excellente exécution, n'était connue de Bartsch que par un exemplaire fort rogné. Elle mesure H. 12 p. 1 1. L. 8 p.
3. Le vieillard et la femme. Demi- figures sous un arc. Un vieillard barbu est debout à droite et porte la main sur le sein d'une jeune femme, tandis que celle-ci fouille dans la bourse du vieux. Sur le pilastre, à droite, se trouve la première des marques ci-dessus et, sur le cintre de l'arc, le millésime 1507. H. 6 p. 4 1. L. 5 p. 2 1. Collection Albertine à Vienne; Berlin, où le millésime est à peine vi-
61) Voyez „KunslblaU" 1846, p. 122, dans une communication de Joseph Hetxer.
320 École (lu haut Rhin du XVP. siècle. -
sible, et Dresde où,' au-dessous du monogramnie,' on trouve répétée la' date de <051. ^____ . ^i:
* Appendice.
Les trois pièces suivantes ne portant point de ' signature , inSais le style et le nianiesnent du ^ burin sont tellement dans' le càraetère artistique de Hans Baldung Griin, que norus n'hésitons point è les lui attribuer. ; i '
4. St. Sébastien. Il est vu def face, les bras attachés à un arbre et porte une auréole. A gauche, an voit «ne tablette vide stis-' pendue à une branche. H. 4 p. 4 1. L. 2 p. 9 1. ^ Collection Albertine à Vienne. Épreuve mal réussie. i ;
f 5. Hercule et Omphale. Figureiâ nues, assises l'une à eôté. de l'autre sur un ba-nc de gazon. Le héros lient une massue de la main droite et embrasse, du bras gauche passée derrière le dos, Omphale qui tient son vêtement de la gauche. Tailles perpendiculaires dans le fond. Sans marque. H. 7 p. 2 1. L. 5 p. 1 1. Berlin.' Épreuve très-fraiche de cette gravure à Feau forte.
6. L'empereur des Turcs. II est vu de face, assis sur soui trône, la tète couverte d'un bonnet élevé et appuyant la droite sur son épée dont la pointe repose sur le terrain. Sans marque. H. 11 p. 9 I. L. 8 p. 2 L
Duchesne aîné, „Voyage etc." p. 242, croit que cette gravure au burin non terminée et en partie montrant un simple contour, représente Charlemagne et l'attribue au maître de Zwoll (Jean de Cologne) ou à celui du monogramme MB; mais le style et le mode d'exécution appartiennent au XVl^ siècle. Dans la collection des gravures à Amsterdam, où se trouve cette pièce unique, elle est placée dans l'œuvre d'Albert Durer, mais s'éloigne néanmoins de la manière de ce maître pour se rapprocher davantage de celle de Baldung Gnln. Cette dernière opinion est corroborée par un dessin original provenant de la Collection Lawrence et qui plus tard parvint entre les mains de Mr. Lilscliing de Stuttgart. Ce dessin, attribué également à Durer, porte l'empreinte incontestable du style de notre maître.
Gravures sur bois.
49 — 54. Les dix commandements. Bartsch ne connaissait que six pièces de cette suite dont nous avons retrouvé encore deux.
Hans Baldung, surnommé Grûn. 321
Ces gravures appartenaient probablement dans l'origine au petit ouvrage intitulé: „Die zehen gebot in diesem Buch erclert und ussgelegt durch etlich hoch berOhmte lerer etc. Strasburg, durch Johan Grienin-^er 1516." Pet.-in-fol.
1. Un vieillard agenouillé devant le Sauveur. Premier commandement. Bartsch No. 51.