Un homme embrasse une jeune femme. 6* comm. B. No
9. Deux hommes s'approchent d'un usurier assis à une table. 9* comm.
10. Un voleur. A droite est un homme endormi sous une tente; près de lui un enfant. Dans le fond, un homme vole des sacs d'argent dans une caisse. A la gauche du bas, la signature „Das zehnt gebot."
Additions à Bartsch.
60. Moïse. Il est à genoux, tourné vers la droite et dirige ses regards vers l'Éternel qui apparaît dans les nuages et lui dontte les tables de la loi. A gauche, une femme assise dans l'attitude de la vénération et, dans le fond, trois hommes regardant une idole placée sur une colonne. Le monogramme se trouve à la droite du bas. H. 5 p. 6 I. L. 4 p.
Cette gravure sur bois a été exécutée pour un livre des „Épîtres et Évangiles d'Ambroise Kempfer," imprimé par Barlh. Grieninger à Colmar en 1543.
61. La nativité. La Vierge est à genoux, tournée vers la droite, où l'enfant Jésus, couché sur lé manteau de sa mère, est en-
iii. 21
322 Ëcole du haut Rhin du XVP siècle.
touré de quatre anges. A droite s'avance St. Joseph regardant vers Tâne. Sur un des pilastres, dans k fond, se trouve le monogramme. A gauche, un berger regarde par la fenêtre. Au bas du pilier, à droite, le millésime 1514. H. 8 p. 2 1. L. 5 p. 7- 1. Munich, Bâl^., Rud. Weigel.
62. S te. Famille. A gauche, près d*un mur, est assise la Vierge tenant Tenfant Jésus, nu, couché devant elle, et le présentant à Sle. Anne qui le touche d'une façon peu gracieuse. St. Joseph, 'derrière le mur, contemple cette scène. Dans le paysage, un rocher surmonté d'un château fort. En haut du mur, à gauche, se trouve le aiillésime )5ti. H. 11 p. 6 1. L. 9 p. 2 1.
63. Le Christ en croix avec le donateur. Celui-ci Isigenouillé tient un cœur dans la main droite. On lit sur une banderole SVRSVM CORDA. La signature est au milieu du bas. H. 4 p. L. 3 p. 31.
64. Ecce homo. Jésus est debout, les bras étendus et entouré des instruments de la passion. A la gauche du bas, l'inscription ECCE HOMO. A droite, le coq chalHe; en haut, le millésime 1522. ^.Clairobscur de deux planches. H. U'p. L. 8 p. 4 I. Collection Butscb à Augsbourg.
65. La Vierge, demi -figure. Elle est vue dp trois quarts, . tournée vers la droite et regarde affectueusement l'enfant Jésus qu'elle tient dans les bras. Elle a une couronne et se voit entourée de nuages au bas desquels est le croissant. A gauche, un écusson chargé de deux lions. Le monogramme est à la droite du %». H. 5 p. L. 3 p. 5 1.
66. La Vierge avec des anges. Elle est assise sous un arbre et lit dans un livre qu'elle tient de la main droite, tandis que de la gauche elle soutient l'enfant Jésus, agenouillé, qui tend sa petite main vers une pomme que lui présente un ange. Plusieurs autres anges entourent la Vierge ; deux d'entre eux soutiennent une couronne au-dessus de sa tête et deux autres font de la musique. Paysage montagneux; à la droite du bas, une tablette avec le monogramme ifi. On en trouve des clairs-obscurs à deux planches. H. 14 p. 2 1i L. 9p%-7 L Collection Aibertine à Vienne, Bâle, B«rlin.
67. La sainte famille. Ste. Anne reçoit l'enfant Jésus des mains de la Ste. Vierge. Près d'eux se tiennent St. Joseph et St Joachim. Signé Ifi. H. 14 p; 3.1. L. 9 p. 9 1. Voyez Barlsch sous Brosamer No. 6, mais la pièce est incontestablement de Hans BaldMog.
68. La Vierge avec le donateur. Elle tient Tenfant Jésus sur le hna»; devant elle, à droite, et de proportions plus petites, est
Hans BaMung, surnommé Grttn. 32?
agenouillé le donateur à côté duquel se trouve une taM^tte avec 1& monogramme usuel du maître. Au-dessus de lui, dan» k niche d*uD piédestal y on voit le buste en protil d'une figure vtrfle et qui semble être un portrait Sur des colonnes aux côtés de Testampe, trois petit» anges jouant de la trompette, et à gauche le St. Esprit. La Vierge, portant une couronne sur ses cheveux épars, est une figure grandiose et la composition est tout ensemble belle et simple. H. 1 4 p. L. 9 p. 6 1.
69. St. Thomas et St. Barthélemi. Les deux apôtres se trouvent sur la même feuille, séparés par une colonne ornée. La pièce porte le millésime 15t8 et au bas l'inscription: Descendit ad infera etc. H. 9 p. L. 6 p. 6 1. Collection Albertine à Vienne. Cette estampe appartient probaUement à une série des apôtres avec les articles du Credo..
70. St. Jérôme. Il est agenouillé, fmsant pénitence devant un petit cruciâx planté sur un tronc d'arbre. A gauche, et suspendu à un autre arbre, une tablette avec la marque 16, ce qui a induit Bartsoh à l'attribuer à Hans Brosamer sous le No. 7 de son œuvre. H. 7 p. L. 5 p.
71. Ste. Marie Égyptienne. Elle est agenouillée, les matns jointes, sur des nuages, entourée de six petits $inges. En bas, à droite, »n hermite la contemple. A la gauche du haut, le monogramoie usuel du graveur. H. 4 p. 10 1. L. 3 p. 2 1. Bâle.
72. Ste. Elisabeth. Elle est assise et file, entourée de six femmes. Pièce marquée FB à la gauche du bas, et attribuée par Bartsch à Hans Burkmair sous le No. 28. H. 6 p. 4 1. L. 5 p.
73. Lucrèce, demi-figure. Elle est assise,, vue de trois quarts, et s'enfonce, de la main gauche, le poignard dans le sein. La partie inférieure du corps est couverte d'une draperie. En haut, sur une tablette, entre des guirlandes de fruits, on lit le nom LVCBECIA. A la droite du haut, le monogramme usuel. H. 4 p. 9 L L. 3 p. 3» 1. Bâle.
74. Pièce satyriq/ue. Une fSemme à la tête d'âne et aux pieds de cheval est assise sur une espèce de trône. Devant elle, une autre femme, pareillement à sabots de cheval, semble lui tâter le pouls; en bas^ à gauche, et isur le trône le monogramme. H. 6 p. 41. L. 4 p. 6 1. Voyez BiTulliot, Dict; L No. 2122. H.
75. La chasse au cerf au Li^rserwald. ^ A gauche, dans un bois de chênes, un chasseur, armé d'une arbalète, a tué un cerf. Plqs loin et toujours dans le bois^ un paysan conduit UU' chariot attelé de quatre chevaux vers le milieu de l'estampe, où se trouve un cavalier,
324 École du haut Rhin du XVP siècle.
et, dans le fond, un grand nombre de cerfs. A droite, sur le premier plan et dans le taillis, trois cavaliers dont Tun paraît être le duc- palatin; celui de devant tient une monture de rechange. Tout à fait à la droite du premier plan, un chasseur dirige son arbalète contre un cerf. Dans le fond, on aperçoit trois hommes, armés d'arbalètes, sous un bouleau ; devant eux, une pièce d'eau où se trouve un cerf. Sur un poteau de saint (Heiligenstock) avec les armes du palatinat, on voit le monogramme tB et la date de 1543. Gravure sur bois de trois feuilles avec l'inscription: „Wahrhaftige Contrafactur und Verzeichniss des Neuen Schlosz und des hochgewildts Lôsserwald, zwischen dem Necker und Rheyn in der Pfalz gelegen." H. 9 p. 6 1. L. 40 p. Collection Albertine à Vienne, Gotha. Dans l'exemplaire de cette dernière collection, l'inscription ainsi que le monogramme de Hans Baldung manquent, et la marque d'Albert Durer qui s'y voit est fausse. L'impression de ce bois finement taillé montre des traces de vermoulure et doit être, par conséquent, une épreuve postérieure.
76. Le palefrenier. Il dort, couché et vu entièrement en raccourci. A droite, dans le fond, un cheval et une sorcière, portant une torche allumée, qui. regarde par la fenêtre. A la droite du bas, la marque ffi. Pièce attribuée par Bartsch à Hans Brosamer sous le No. 15. H. 12 p. 9 1. L. 7 p. 4 1.
77. Le hibou. Il est assis sur une tête de mort posée sur un sarcophage. A droite, un paysage avec le soleil levant. A gauche, un pan de maçonnerie avec l'inscription : Ich fyrche denTag. Pièce non signée, mais tout à fait traitée dans la manière du maître. H. 12 p. 2 1. L. 8 p. 4 1. Collection Albertine à Vienne.
78. Johannes Rudalphinger. Portrait. Il est vu de trois quarts, tourné vers la droite, coiffé d'une toque et tient de la main gauche un billet avec l'inscription: lOAN RVODALPHINGIVM MVSI- CORVM DECVS HAC SIMETRIA. lOAN. BALDVNGVS. PI. POSTE- RITATÏ DICVVIT 1534>.. Aux deux côtés, une lige d'arbre surmontée de feuilles. H. 6 p. 11 1. L. 4 p. 6 1. Bâle.
79. Gaspar Hedion. Buste, tourné vers la droite; il regarde vers le spectateur et porte un bonnet carré, en étendant la main droite sur un rebord d'appui où se trouve un livre fermé. A la gauche du haut, ses armoiries, un dextrochère tenant un bâton brisé surmonté d'une croix , accompagné de trois étoiles , deux en chef, l'autre en pointe; aux deux côtés, une légère bordure. Cette pièce d'un très-beau dessin et d'une excellente taille n'est point signée; elle appartient à la
Hans Baldung, surnommé Grtln. 325
Chronique de Strasbourg de 1 543, dont elle représente Fauteur, le docteur en théologie à la cathédrale de Strasbourg, Gaspar Hedion. H. 6 p. 6 1. L. 4 p. 10 1. Collection Sotzmann, à Berlin.*
80. Écusson avec tenants d'armoiries. Un chevalier et une dame tiennent un écusson chargé de trois roses. Ils sont accompagnés de deux bergers dont Tun joue de la cornemuse, ayant près de lui un chien et deux moutons. Sur une banderole, la devise: Ingenium vires supërat. A la droite du bas, le monogramme formé de H et G. H. 5 p. L. 3 p. Cette gravure sur bois se trouve à la fin du livre intitulé: „Eyn new Ktinstliches wohlgegrunds Visierbuch etc^ Gedruckt zu Strasburg durch Peter Schaffer 1531." (Voyez Brulliot,. Dict. I. No. 2122. III.)
81. Encadrement de titre. Au bas, dans une salle, est assi^ l'empereur tenant le sceptre et le globe impérial; à gauche, près de lui, se trouve l'écusson du double aigle et, du même côté, le monogramme usuel du maître. De chaque côté s'élèvent des arabesques dont celles de droite montrent un enfant qui tient en l'air un bouclier rond. Au' haut, un écusson avec heaume, massue et masse d'armes. Ce titre a été employé pour le livre intitulé: „Summa Roselle de casibus conscientie etc. H. 8 p. 9 1. L. 6 p. 1 1. Francfort s. M.
82. Autre encadrement. Dans la large bordure formée en haut et en bas par des arabesques, se trouvent sur les côtés, à gauche l'empereur Ma r eu s écrivant sur une tablette, à droite S oc rates jouant de la harpe; au-dessous d'eux se tient, à gauche, Aristote les avec un rouleau de parchemin et à droite SALVIVS. IVL. IVRE- CONS. ROM., près d'un pupitre. Enfin, assis au bas, l'auteur du livre,^ Ambrosius Calepin us, également à un pupitre, ayant à s^ droite plusieurs auditeurs assis, avec des livres ouverts. Au-dessous, dans la tablette du titre, le millésime MDXXXVII. Ce lexique de Calepin, mort en 1540, parut chez Job. Scbott de Strasbourg en 1537 in-foL H. 8 p. 10 1. L. 5 p. 6 1. Quoique cette pièce ne soit pas signée^ nous la croyons gravée d'après un dessin de Hans Baldung GrUn, d'autant plus que les ornements sont du style un peu massif qui lui est habituel.
83. Allégorie sur la puissance de la mort. Au milieu de la composition, on voit un cercle contenant des hommes de tous les âges et de toutes les conditions et, sur le devant, un enfant au berceau. Trois squelettes sur le terrain et deux en l'air déchargent des fusils et lancent des flèches; un troisième frappe de l'épée et un
quatrième jette des pierres. Autour du cercle, les différents âges, depuis irenfant au berceau jusqu'au vieillard décrépit, sont représentés au lit de mort, et au-dessus une flèche. Au bas se lisent des vers latins sur trois colonnes. En haut: ELEGIA K. BEBELII. Au-dessous, l'adresse : ^,Impressum per Fratrem Nicolaum Koibsz, Plebanum in Durlach.^' Gravure sur bois, non signée, mais tout à fait dans la manière de Hans Baldung. H. 9 p. 8 1. L. 9 p. 10 1. et une marge inférieure pour les vers etc. de 2 p. 6 1. Berlin.
84. Guilfaelmus Bainaldi. Ce chartreux est assis sur un siège, posant ses pieds sur son chapeau de cardinal et a un livre ouvert sur ses genoux. Huit frères de Tordre sont assis autour de lui et ont des livres devant eux, tandis que leur prieur en élevant les mains parait leur exposer une thèse. H. 5 p. 7 1. L. 4 p. 1 1. Francfort s. M. Cette pièce est traitée tout à fait dans le style du maître et se trouve dans le livre intitulé: Statuta nova ordinis Cartusiensis in tribus par* tibus etc. Impensis domus montis Joh. Bapt. prope Friburguni 1510. ^ Voyez Ebert 9101.)
Appendice.
85. Portrait du pape Paul iV. En buste, vu de profil, tourné vers la droite et la tête nue. Sur la marge inférieure : PAVLVS ^lIÏ. PONT. MAX. Au haut, le millésime 1557, et dans le fond, à la gauche du bas, le monogramme |6l, imprimé d'une couleur bleuâtre. jClair-obseur de trois planches et dont celle imprimée en noir est gravée au burin, le demi-ton et le fond sont brunâtres et les tons les plus foncés bleuâtres. H. 5 p. 3 L L. 4 p. 4 1. Francfort s. M.
Comme Hans Baldung Grtin mourut en 1552, le monogramme sur cette pièce indiquera probablement le graveur sur bois qui, à tout événement, est un maître différent du nôtre.
Johann Wechtlin, de Strasbourg. 327
Johann Wechtlin, de Strasbourg.
(Barlsch VII. p. 449.)
Ce peintre et dessinateur, dont jusqu'ici le nom était resté inconnu, a été, à raison des bourdons qui accompagnent souvent son monogramme, nommé par Tabbé de Marolles „ie maître aux bourdons croisés" et par les écrivains allemands Johann Ulrich Pilgrim. Le graveur Loedel de Gottingen fut le premier qui, en^l851, fit dans la bibliothèque de Bâle la découverte que sur le titre d'une Passion gravée sur bois et signée I°V se trouvait l'indication: eu m figuris artificiosissimis Joannis Vuechtelin. Sur le titre de l'exemplaire de Bamberg, on trouve ajoutée la date de 1508, et cet ouvrage paraîtrait être, en conséquent, un de ses pi;emiers travaux. Nous devons à î'archiviste feu M. Schneegans de Strasbourg les renseignements ulté-* rieurs qu'il nous a communiqués par lettre, que notre maître est mentionné souvent dans les registres de la ville sous les noms de Hans "Wechtelia, Wechtle, Wâchtle et Wuechtlin, et qu'il a été inscrit dans le livre de bourgeoisie le jour de la fête de St. Gall, en 1514, sous la imbrique suivante : Item Hans Wechttel der moler bat das burgrecht empfangen von her hans Wechtlin priester sinem Tatter. wil dienen zur steltzen.®^) Actum secunda ipsa dalli. (Lundi le 16 Novembre.); enfin que deux ans plus tarçl il se trouve désigné comme membre de la maîtrise de la corporation des peintres et indiqué comme un des principaux maîtres dans les diffél'ends qui surgirent entre la Municipalité, le Conseil des Vingt et les gâte-métiers, et ceux où fut mêlé Hans Hage, établi depuis 1506 à Strasbourg. En 1517, Wechtlin dessina trois figures anatomiques que maître Hans von Gerszdorff surnommé Schylham, citoyen et chirurgien de Strasbourg, ajouta au traité intitulé: „Anatomy Meister Guido's deCauliaco montis Persulani," qu'il traduisit en allemand pour
62) La corporation des „Stelzen" comprenait les peintres, orfèvres, sculpteurs, graveurs sur bois et en creux, imprimeurs, etc.
328 École du haut Rhin du XVP siècle.
Tunir à son ouvrage: „Das Feldbuch der Wundarlzenèy." En 1519, on voit paraître encore une fois Wechtlin avec trois autres peintres „pour des affaires de la corporation^^ dans un différend de celleci. Dans la supplique adressée au magistrat pour cette affaire, le non) de Bfotre maître se trouve écrit „Hans Wechtlin^' et dans la signature qui néanmoins n'est pas autographe „Hans Wechtelin". Mais sur le portrait de Melancliton, exécuté en clair-obscur dans la même année, on trouve l'indication : 10. WECHTLIN. FACIEBAT., ce qui nous a induit à adopter cette orthographe pour soft nom. Cette signature semblerait prouver en même temps qu'il était graveur sur bois; il faut remarquer cependant que dans les registres de Strasbourg il est nommé toujours comme peintre, mais jamais comme graveur sur bois, de manière à nous laisser dans l'incertitude quant à cette dernière attribution. La circonstance que dans la gravure sur bois delà Présentation au temple, on trouve sur une des tables de la loi la marque "t^ , est trop peu importante pour qu'on puisse prendre ce signe pour le monogramme du graveur, mais on doit la considérer plutôt comme indiquant une lettre hébraïque quelconque.
Les deux bourdons qu'il ajoute souvent à son monogramme, semblent marquer qu'il était le fils d'un ecclésiastique, et comme celuici habitait Strasbourg, il est probable que notre artiste était né dans la même ville, quoique l'orthographe de son nom, Wâchtle, semUe indiquer une origine souabe. Nous n'avons, après 1519, aucun renseignement sur lui, ni sur la date de sa mort.
Il se rapproche dans son style de celui de Hans Baldung GrUn, mais avec moins de fantaisie et d'énergie dans le dessin. Ses premières gravures sur bois, comme celles de la Passion de 1508 et quelquesunes de ses pièces en clair-obscur, entre autres la Vierge (B. No. 2) et le St. Sébastien (B. No. 5), appartiennent encore à l'ancien style allemand de composition du couimencement du XVP siècle, tandis que ses clairs-obscurs postérieurs dénotent un développement plus libre de son talent et plus analogue à l'époque.
Le docteur Nagler (dans les Archives de Naumann, 1857, p. 58) en prend occasion de déduire que, quoique ces clairs-obscurs portent tous le même monogramme, les derniers appartiennent à un autre artiste qui travaillait spécialement pour les Offices de Jean Schott à Strasbourg et qui „ autant qu'ij en sait'' se nommait Jean Ulrich, frère de l'imprimeur DIricus ou Ulrici et qui déjà en 1511 avait atteint l'apogée de son art (celui de graver en clair- obscur?). Cet écrivain
Johann Wechllin, de Strasbourg. 923
nous doit donner cependant encore quelques preuves à l'appui d'une opinion qu'il semble avoir empruntée à Mariette, lequel, ne sachant rien touchant Hans Wechtlin, a présumé que notre maître s'appelait Jean Ulric Pilgrim. Cette hypothèse est répétée par Heinecken (Idée générale p. 289) et par J. G. de Murr (Journal IL p. 147), et ce dernier ajoute à cette occasion que les deux bourdons croisés sont des poinçons ou des couteaux de graveur, instruments- avec lesquels ils n'ont pas la moindre ressemblance. L'artiste lui-même nous en fournirait au besoin une preuve dans sa gravure sur bois du pèlerin Gerson; celui-ci porte un bourdon exactement de la forme de ceux que le maître a coutume d'ajouter à son monogramme. Quoique Terreur sur laquelle s'appuient ces opinions soit évidente et que nous ne possédions même aucun document sur l'existence d'un mdltre Jean Ulrich, cependaiit M. Wiechmann-Kadow (Archives de Naumann, 1858, p. 91) accepte ces suppositions comme chose prouvée et ne se laisse nullement influencer par rinscription placée sur le portrait de Melanchton en clairobscur par l'artiste lui-même: „l° Wechtlin fa ci ébat.'' .
Additions à Bartsch.
Gravures sur bois.
5. St. Sébastien. Bartsch ne connaissait de ce clair-obscur qu'un exemplaire rogné par le bas et auquel manquait la bordure inférieure. Cette dernière est formée d'un ornement de feuillage trèsfourni, et appuyée sur une plinthe de 1 p. 7 L de hauteur. La planche entière mesure H. 10 p. L. G p, 10 1.
53. La vie et la passion de Jésus Christ. 43 feuilles? H. 7 p. 1 1 I. L. 6 p. 3 L
. Ces gravures sur bois, d'une ex^ution très-simple, ont été employées pour divers ouvrages du docteur Geiler de Keysersberg, surtout très-souvent pour ses „Postilles sur les quatre évangélistes,'' mais jamais dans tout leur ensemble. La série fut aussi publiée, en partie seule, sans texte ni date, sous le tjtre : „Passio Jesu Christi Salvatoris mundi vario carminum génère. F*Benedicti Chelidonii Musophili doctissimi descripta cum figuris artificiosissimis Joannis Vuechtlin.'' Et ensuite dans une édition allemande: „DiePassion oderdasz LydenJe su Christi'', contenant 28 gravures, sans texte au verso, mais avec deux inscriptions, ^
330 École du haut Rhin du XVP siècle.
Tune d'une ligne au-dessus, Faiitre de cinq au-dessous. Celle-ci est mentionnée par R. Weigel dans son Kunst-Katalog sous le No. 19115, et il ajoute que sur la premier^ planche présumée de la série, les .fiançailles de la Vierge, Tinscription au haut porte: „Von der vermâhelûg vnd uffopferiïg im tëpel." Il donne un facsimilé de rannonciation dans son ouvrage intitulé; „Holzschnitte berUhmter Meister. 1854."
La plus ancienne édition, avec date d'une partie de ces gravures sur bois, qui nous soit connue, esl celle que nous avons vue dans la collection de Heller conservée dans la Bibliothèque de Bamberg et qui porte pour titre: Das Leben Jesu Christi etc. Darzu vil schoner figuren bedeutung. — Strôssburg durch Johanpem Knoblouch in demMar da man zalt MDVIIj. Pet.-in-fol. Cette édition contient 30 gravures sur bois de Weçhthn comnaençant avec la création de l'homme et terminant par le couronnesneat de la Vierge, l^e titre, oi^ lea apôtres sont agenouillés devant le Sauveur, avec les symboles des quatre évangélistes dans les coins, ainsi que la planche 15 avec la résurrection de Lazare, est de Urse Graf et est signé de son monogramme. Quatre autres gravures sur -bois, le figuier, le portement de croix, le crucifiement et le Christ en croix portent la^ signature du maître VG*» de manière que l'ouvrage complet contient 36 gravures sur bois.
Le docteur Nagler mentionne, dans son Dictionnaire des artistes, 34 gravures sur bois des sujets de la Passion avec 12 autres pièces de Urse Graf contenues dans l'ouvrage intitulé: Leben Jesu gezogen aus den Evangelisten etc. gédruckt zu^ Strassburg durch Job. Knoblouch 1508 nach St. BartholomsBUs Tag. In-fol. Ce sont probablement les 34 pièces du Cabinet de Munich, avec un texte allemand imprimé au verso, et dont la première représente la création de l'hon^me et Adam et Eve chassés du Paradis. Viennent ensuite la naissance de la Vierge et sa présentation au temple, et puis, comme quatrième planche de la série, l'annontiat^on. Les deux dernières gravures contiennent l'ascension et la descente du St. Esprit.
Comme nous l'avons dit plus haut, nous trouvons principalement ces gravures, en nombre varié et souvent en double dans le même livre, employées plusieurs fois; d'abord, dans l'ouvrage du docteur Keisersberg (Geiler von Keisersberg) intitulé: Passion in Fprm eines gerichtshandels, deutscH transferiert von Job. Adelphus,
Johann Wechtlin, de Strasbourg. 331
Phisicus. Gedruckt zu Strassbnrg diirch Joh. GrUnÎDger 1509, avec 21 gravures sur bois dont une double; ensuite, dans le livre du même auteur: Postillvûber die fyer Ëvangelia durchs jor etc. en quatre parties, y inclus: Der Passion oder dz lyden Jesu .Chris ti. Strassbourg, Schott und Gruninger 1514 — 1517, in-foL, ou dans l'édition de Johann Schott à Strasbourg en 1522, qui avec plusieurs petites gravures sur bois de divers maîtres, contient 3 1 dès grandes compositions de Wechtlin, dont 10 doubles, ce qui en porte le nombre à 41.
On trouve dans ces divers ouvrages, quoique la série ne soit pas contenue tout entière dans chacun, les gravures sur bois suivantes:
11. La création de l'homme et Adam et Eve chassés du paradis terrestre.