ADDITIONS A L'OEUVRE D ALBERT DURER
Page 148, ligne 23, njoutcz:
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Le Musée firitaanique possède une épreuve de la gra> Ture d'Adam et Eve No. 1, où seulement le fond h gauche et au milieu est presque terminé , tandis qu<^ la partie à droite et les flgures ne sont indiquées qu'au trait.
II y a deux états de la Vierge à la couronned'étoiles (No. 31).
1er. Etat: Avant que les petits rayons de la Gloire n'aient été achevés. Cabinet de Paris.
2ffle. Etat: Les petits rayons de la Gloire, qui, dans I» premier état, s'arrêtaient à la hauteur des pieds de Tenfant Jésus, ont été jconiinué.«, à djroite, jusqu'au rayonnement du nimbe de notre Seigneur, et à la gauche jusqu'à la chevelure de la vierge. (E. Galichon dans la Gazett» des Beaux Arts. Vol. VIL p. 86.)
Dans les dernières épreuves de la Vierge couronnéepardeux auges (No. 39),. les tailles légères qui dessinent, au-dessus de la barrière, à gauche, les montagne» du lointain offrent des solutions de continuité, et mômeont flni par disparaître complètement. (E. Galichon.) Il y a deux états de la Vierge au singe (No. 42), Le premier n'a pas encore les deux traits échappés i*ua sur le nez du singe, l'autre presque vertical sur le do» de l'animal même. La planche de cette gravure exista encore à Paris et on en tire des épreuves entièrement dépouillées (E. Galichon).
La Sainte famille au papillon (No. 44). Le» belles épreuves se reconnaissent aux traits légers et nombreux qui coupent en tout sens le fond. Le modelé du visage de la Vierge a disparu dans les épreuves postérieures. Mr. Galichon croit, que cette pièce a été gravé» vers 1494, lors d'un premier voyage d'Albert Durer et Venise. La barque a la structure des gondoles vénitiennes et de plus est conduite suivant la manière usité» seulement par les bateliers de cette ville. On a trois états de la Vierge à la porte (No. 45) savoir.
1er Et. Avant le ciel.
2me Et. Avant une bordure distante de la gravure de quelques millimètres.
3me Et. Avec une bordure assez large qui encadre la composition.
S. Paul (No. 50). Il y a une épreuve de la planch» non terminée où seulement la figure sur le terrain avec l'épée, et le monogramme sont légèrement gravés. Le mur à gauche, et à droite manque, ainsi que la mer avec le petit vaisseau et les montagnes du lointain. La figure et surtout la draperie ne sont pas tout à Tuit terminées. Cette pièce curieuse se trouve dans la collection de M. Sëibt à Francfort s. M.
La planche <lu S. Eustacbe (No. 57), que l'empereur Rodolphe II. à fait dorer, a été vendue à Prague eu 1782, comme un objet peu important par le commissaire impérial , chargé de ne conserver que les choses le» plus précieuses de la collection. C'est ainsi, que passant
490 Additions et errata.
par plusieurs mains, elle est devenue la propriété de M. Joseph Redtendachêr à Rirchdorf en Autriche, où elle se trouvait encore en 1826.
La collection du Louvre possède une fort belle étude du paysagpe coloriée à la gouache , que Albert Durer a repro duit dans cette estampe.
Page 152, ligne 22, ajoutez: Les toutes premières épreuves du S. Jérdme en
pénitence (No. 61), sont avant un trait échappé sur les montagnes qui s^élèvent dans le fond à droite. 153, ' 5, ajoutez: Le jugement de Pftris (No. 65), ou plutôt le roi Alfred et les trois filles de Guillaume d'Albonac est considéré par M. E. Galichon comme n*étant pas une gravure d'Albert Durer, parce quMl ne peut se persuader que ce maître ait pu dessiner ainsi Pftris et Mercure, et «« qu*il croit, que la jeune femme, qui occupe le milieu
est copj,ée sur Ib grande Fortune de cet artiste. Nous % devons d'abord faire remarquer que, si le maître a voulu
représenter la légende d'Alft-ed, il a été en plein droit de donner aux personnages le costume du moyen ftge, mais en outre il est assez fVéquent que les artistes de son temps aient représenté Pftris en armure de che* valier. Quand à la figure de la jeune femme au milieu, elle ne repond guère à celle de la grande Fortune, puisque le mouvement du bras droit, et la pose des jambes en diffèrent tout à fait ; il n'y a de commun entre elles que la circonstance qu'elles sont vues de profil et tournées vers la droite. Le seul exemplaire connu de cette gravure se conserve dans la collection Albertine à Vienne, dont Toeuvre d'Albert Durer provient à ce qu^'on croit en grande partie de la collection de l'empereur Maximllien L. ce qui donnerait un grand poids à l'opinion de Bartsch, qui ne doute nullement que cette gravure-nielle ait été exécutée par Albert Durer.
• 153, « 25, ajoutez: La collection Albertine à Vienne possède une toute pre-
mière épreuve de L'effet de la jalousie (No. 73), où le Satyre à gauche, l'enfant et le paysage à droite ne sont indiqués qu'au contour.
« 153, ' 37, i^utez: Dans les épreuves d'un tirage récent du groupe des quatre femmes nues (Nq, 75) les jambes des femmes ont été retravaillées dans leurs contours. (Galichon.)
• 154, • 14, ajoutez: Les dernières épreuves de la petit eFortune (No.
78) se reconnaissent ft une grande éraillure courbée, au-dessus du chaudron, un peu à droite, qu'on n^aperçoit point dans celles du tirage ancien (Galichon).
• 154. « 29, ajoutez: Il y a deux états de la Dame à cheval (No. 82).
1er Et. Avant la retouche sur les montagnes du fond et sur l'épaule de la femme. ,
2me Et. Le contour de la montagne la plus rapprochée à l'épaule droite de la Dame est exprimé dans toute sa largeur par un double trait, tandis que dans le premier état une seule ligne en indique la forme (Galichon). ' 154, ' 29, ajoutez: La planche de l'Oriental et sa femme fNo. 85) existe encore (Galichon).
• 154, • 35, lyoutez: Les premières épreuves du Violent (No. 92) ne laissent
voir qu'un trait échappé près du tronc d'arbre à gauche. Les dernières en ont un second au même endroit, qui coupe obliquement le voile de la femme (Galichon).
Additions el errata.
Page 154, ligne 36, ojoutez:
37, lyouMz:
4, lûoutez.
« 156, • 13, ijoatez:
23, igoutez:
Il y a deux état^ de la gravure des offres d'Amour (No. 98).
1er Et. Avaot la retouche faite par une main inhabile. Les belles épreuves de cet état se reconnaissent aux montagnes du fond, dont la silhouette s'est altérée par Teffet du tirage et off^e dans les dernières épreuves quelque solution de continuité.
2me Et. Les contours des personnes ont été recreùsés. Les montagnes du loin ont entièrement disparu et des tftches d'oxydation se remarquent sur le fond à droite, ainsi que sur la figure de l'homme. (Galichoo.) Ce siget est quelquefois désigné sous te titre de Juda et Thamar (I) ou sous celui de Berthold Tucher et Anne Pflnzing de Nuremberg.
Il y a trois états de la gravure du Seigneur et la Dame (No. 94).
1er Et. La gravure en est très-Ane et dans le visage de la Dame on ne trouve pas encore les hachures perpendiculaires, qui forment une demi-teinte entre le nez et la joue'.
2me. Et. Les épreuves en sont encore très -belles et les hachures perpendiculaires entre le nez et la joue de la dame y ont été ogoutées par le maître lui-mâme. 3 me. Et. C'est celui qui a été retravaillé à l'eau forte, et qu'on trouve le plus souvent.
M. E. Galichon donne l'explication suivante sur la gravure du petit cheval. (No. 96) Le vase enflammé qui brûle sur un mur ruiné, le casque en forme de papillon métallisé, et les talonniers, semblent se rapporter à Persée venant tuer Méduse, qui habitait prés des portes de l'enfer.
Albert Durer avait commencé le portrait d'Erasme de Rotterdam (No. 107) en 1520, pendant son voyage dans les Pays-Bas. L'exaltation des querelles religieuses les brouilla, et le portrait resta inachevé pendant p'usieurs années. Ce ne f\it que sur l'instance de firck heimer, auquel le philosophe écrivait souvent à ce siget, en 1524 et 1525, qu'Albert Durer consentit à l'achever. Mais exécuté de souvenir, ce portrait ne satisfit point entièrement Erasme qui, dans une de ses lettres, en parle en ces termes: „Nous ne sommes plus ce que nous avons été il y a cinq ans ; aussi la gravure ne s'accorde-t-elle plus tout à fait avec les traits de ma figure." (E. Galichon.) Le Musée Britannique possède une toute première épreuve d'une vigueur de ton rembranesque.
(No. 109.) Le crucifiement. Bans la collection de M. Sotzmann à Berlin, se trouvait un exemploire de cette estampe, sans la marque d'Albert Durer, mais présentant, du reste, les particularités de l'original. C'est donc probablement une épreuve avant que le monogramme y ait été mis. On reconnaît l'original de la copie de Nussbiegel surtout par les difTérences suivantes- dans le paysage :
a. A droite du bâton se trouve un bâtiment rond et bas avec une entrée voûtée, dans laquelle l'épaisseur du mur est indiquée par un trait courbé, mais qui jl'atteint pas le sol, comme dans la copie:
b. A droite et en arrière de ce même bâtiment rond
Additions et errala.
Page 157, ligne 2i, au lieu de
se trouve tracé très-distinctement une espèce de petit mon ■ ticule qui n*est indiqué que très-faiblement doiis la copie.
c. Plus loin, au-dessus de ce même bâtiment, se trouve une tour ronde avec une cheminée qui descend jusqu'au bord du toit, tandis que dans la copie elle ne s'élève que du milieu du toit:
d. Près du bord droit de l'estampe les lignes des crevasses du roc forment un petit carré, dont le trait droit descend plus bas, ce qui n'est pas le cas dans la copie.
Voir aussi: Naumaen, Archives, VI. année 1860, page 222 à 224.
L'exemplaire de M. Sotzmann, actuellement dans la riche Collection de M. de Aettberg à Montch, est Imprimé sur un papier qui porte le filigrane des Armes de la ville d'Amsterdam, ce qui pourrait faire croire, qu'Albert Durer a fait cette gravure pendant son voyage dans les Pays Bas. Mais cela ne peut être le cas , puisqu'une étude de l'apôtre St. Jean, que M. R. Weigel suppose d'être un portrait du Dr. Martin Luther, (voir Dttutsches Kunstblatt L année, 1850, fio. 38 page 297), et qui se trouve dans la Collection Albertine à Vienne, porte le millésime 1523, et quatre autres éludes pour la même composition et marquées des années 1521 et 1523, ont fait partie dit on de la Collection Lawrence.
Mr. R. Weigel a eu connaissance depuis la publication de la huitième Partie de son Kunst-Catalog, où l'estampe est indiquée sous le No. 8742 , dé non moins de dix exemplaires, dont la plupart sans le monogramme du maître ; les épreuves étaient les unes sur papier avec le filigrane des Armes d'Amsterdam, les autres avec l'Aigle Impériale assez mal formée.
: avec des, lisez : sans inscriptions, heimliche, lisez : beimliéh.
sur la dernière page : Gedruckt zu Nurnberg, lisez : au revers de la feuille No. 73, Gedrûcket zu Nurnbergk. quadrigintesimo, lisez : quadringentesimo. Beschreibu lisez: Beschreibûg.
No. 221, lisez: No. 217.
No. 187, • No. 185.
No. 272, . No. 274.
se trouve comme titre dans. Usez : se trouve dans. Teutsche Cicero, lisez : Officia M. T. Ciceronis, Ayn Bucb, 80 Mardis Tullius Cicero der Rômer et Teutsche Cicero. 1531, lisez: 1534.
pour le livre, lisez: pour la feuille volante, gravés, lisez: imprimés.
Dec. 1524, lisez Dec. 1526 ^ 3. April u. 2. Mars, lisez: 5. April u. 21. Mars. Brigitte, lisez : Birgitte.
gauche, lisez : droite.
Nurenberge, lisez : Nurnberge.