Le Martyre de Ste. Agathe. Elle est debout, au milieu
144 Les Manlouans.
de l'estampe, attachée à un arbre, tandis qu'un bourreau s'apprête à lui arracher les seins avec des tenailles. A gauche, un soldat agenouillé tenant une lance. Près d'autres tenailles, sur le terrain, la signature: Diana incidebat Romae]577, et dans la marge du bas, les vers suivants :
Verberibus frustra exerces et forcipe tortor Quae nullo frangi membra dolore queant.
Tormenta insontem rccreantnocitura tyranno, Poena illum et gravior muleta dolorq. manent. H. 9 p. 5 1. (avec une marge de 7 1.) L. 6 p. 10 1. Cat. Evans, 1857, No. 164.
54. Une Femme arrangeant sa chaussure. Elle est appuyée sur le genou droit et, tournée h gauche, arrange la chaussure de l'autre pied, tandis qu'elle porte à son front la main droite dont le bras presse un bâton. A la droite du haut , le monogramme ci-dessus et à gauche, la signature DIANA S. MANTVANA. H. 3 p. 9 L L. 3 p. 6 1. (Brulliot, Dict. I. No. 1689.)
55. La Mort. Squelette ailé tenant une banderole avec l'inscription :
Vigilate quia nescitis qua hora Dns veniet. 1. Matt. 25. Contre un arbre, à gauche, est appuyée une faux autour de laquelle s'enroule un serpent; au bas, deux têtes de mort et deux autres à droite. Dans la marge du bas, on lit:
In omnibus operibus tuis memorare novissima tua et in eternum non peccabis. Ecclesiasti. II. Antonij Lafreri.
Pièce non signée. H. 13 p. L. 9 p. 2 L Berlin.
56. Ornement de feuillage d'après un bas-relief. Des rinceaux enroulés deux fois entourent une rosette. Au bas, l'inscription:
Franc* Civis Voltheranus publicae utilitati formabat et Diana uxor incidebat Romae.
H. 9 p. 3 1. L. 16 p. 2 1. Berlin.
57. Chapiteau ionique. C'est le côté gauche seulement dont la volute est richement ornée de feuillage. A la droite du bas, l'inscription suivante:
^Volutam hanc e veteri capitello compositi ordinis colum-
nae numidici lapidis Divi Pétri in Vaticano perBaptistam
de Petra Sancta et Franc"^ Volaterranù ad comunem
hujusce artis studiosorû utilitatë formatam.
Diana Sculptor de Mantoue. 145
Diana Mantuana eiusdem Fran<^^ uxor Romae incidebat.
MDLXXVI.
Sur la monture inférieure du chapiteau, J'adresse: Horatius Paciiicus lormis, et dans «la marge, à droite:
In Roma appresso Giambattista de Rossi in P. Navona. H. 11 p. L. 16 p. 1 1. Coll. Seiht. Francforts/M.
58. Ornement de feuillage d'après un relief antique. L'ornement s'élève au milieu de deux petits rinceaux et d'un plus grand vers le haut, oix deux insectes sont en regard. A la marge de droite est un oiseau, et au bas, une hirondelle de mer. Fond pointillé. A la gauche du bas, l'inscription:
BATTISTA Dl PIETRA SANTA DALL ANTICHO. DIANA MANTVANA
INCIDEBAT ROM^ 1577.
Puis l'adresse Horatius Pacific us formis, et à côté de l'hirondelle: Appresso Giambattista de Rossi in P. Navona. H. 15 p. 3 1. L. 10 p. 6 1. Même Collection.
Appendice.
59. Ornement de feuillage. Au bas, un rinceau à enroulements dans le goût antique renferme une grande fleur en forme de rosette et termine en haut par une demi -figure de monstre avec une tète de lion et deux pattes d'amphibie. A la gauche du haut, nn grand papillon de jour, une espèce d'abeille et un papillon de nuit, puis une hirondellcv de mer. Fond à tailles horizontales. Sur une banderole, en partie blanche, près du monstre, on trouve l'adresse: Alitenij Gatti form. Romae. H. 13 p. 8 I. L. 11 p. 5 1. Coll. Seibt.
Pièce à Teau-forte, en grande partie d'une exécution plus libre, quoique analogue à celle des estampes précédentes. Les insectes sont bien imités, tandis que ceux du No. 58 sont mal compris et mal rendus.
146 Lés Manlouans.
Ce maître semble appartenir à Fécoie des'Mantouans; nous n'avons aucun renseignement sur lui et nous ne connaissons qu'une seule de SCS gravures.
1. L'enfant et le Scorpion. I! lient l'index de la main droite sur un scorpion qui grimpe contre un arfore. Fond de paysage avec quelques édifices. A droite, la tablette avec le monogramme. H. 5 p. 5 1. L. 3 p. 9 1. Berlin.
Graveurs italiens divers du XVI*. Sieele.
MoTan laria Poneilello.
(Bartsch XV. 494.)
Cet artiste, natif de Villafranca était orfèvre à Vérone, comme il résulte d'un dessin à la plume représentant le Cotisée [ou TAmphithéâtre de Flavius à Rome et qui se trouve dans la Bibl. imp. de Vienne avec Tinscription, accompagnée du monogramme ci-dessns: Joannes maria pomedelus aurifaber ueronensis fecit sibi
et Posteris.
Il a dû également s'exercer à la peinture, puisque von der Hagen, dans ses lettres (Briefe an die Heimatb) II. 75, dit avoir trouvé dans l'église de St. George de Vérone deux tableaux de Pomedello avec la date de 1524. Comme graveur en creux, il se forma à l'école de Vittore Pisanello, et on a de lui plusieurs belles médailles, dont la plus ancienne, avec le portrait de Stefano Magno, porte la date de 1519. Ceci nous fournit quelques données sur sa période d'activité qui, à en juger par l'indication sur une couple de ses gravures, s'étendit jusqu'en 1534. Nous ajouterons aux deux gravures décrites par Bartsch les pièces suivantes.
148 Graveurs italiens divers du XVI. Siècle.
Additions à Bartsch.
3. L'Enlèvement de Déjanirc. Elle est assise en croupe du centaure Nessus, couverte d'une légère draperie agitée par le \ent. Le centaure, vu par derrière, Tembrasse et cherche à extraire de sa propre épaule la flèche qui lui a été lancée par Hercule. Au milieu du bas, la signature avec A. DL H. LVIO 1534. H. 5 p. 7 l. L. 3 p. 10 1. Coll. Wellesley à Oxford.
4. Un Sarcophage, d'après l'antique, avec l'inscription: Romae apud S. Maria. in Rotôda 1534. (Brulliot I. No. 3245.)
Appendice.
5. Une Chasse aux lions. Deux hommes à cheval et une femme à pied, armés de lances, cherchent à sauver un homme étendu sous les grifïes d'un lion furieux. A la droite du haut, on voit une tablette suspendue à une branche sèche. H. 5 p. 6 1. L. 8 p.?
Bartsch (XIV. No. 416) décrit cette pièce comme étant un des premiers travaux d'Agostino Veneziano. Elle n'est cependant point dans la manière de ce maître et s'approche beaucoup plus de celle du Pomedello.
Nous ne connaissons de ce maître qu'une seule gravure à l'eauforte qui, dans la manière, se rapproche beaucoup de celle du Pomedello. Dans le nu, les formes sont un peu boursouflées.
1. Le Jeune homme devant un tombeau. Il est debout tourné à gauche et se baisse, appuyé sur son bâton, devant un petit tombeau composé de deux pierres surmontées d'une pomme de pin et auquel est appuyée une branche de laurier. Au bas, un crâne de bélier et, à droite, la marque ci-dessus. H. 4 p. 6 1. L. 3 p. 2 1. Paris.
Domenico Beccafunoi (il Mecarino). 149
Domeiiico Beccafumi d« Sieniie^
surnonnné il lecarino.
Vasari tlil de cet excellent peintre qu'il mourut en 1549 à Tàgc de 65 ans, mais Tédition florentine de Le Monnier corrige cette date et prouve, appuyée sur des documents, que Beccarumi mourut dans le mois de mai 1551, ce qui donne i486 pour la date de sa naissance. Dans sa jeunesse, il c herclia à se former d'après les vieux maîtres, surtout d'après le Perugin, et il nous a laissé dans le goût de cette école plusieurs beaux tableaux. Mais après avoir vu à Rome les travaux de Michel- Ange, il changea sa manière, rechercha les attitudes forcées el tomba plus tard dans l'outré. Dans cette dernière manière nous possédons de lui quelques gravures à l'eau-forte-, dont Vasari fait mention en parlant d'une gravure avec deux figures académiques. Nous en connaissons encore trois autres représentant des apôtres, mais qui ne sont point terminées, ce qui nous porterait à croire que Beccafumi aurait seulement cherché à s'exercer dans cet art. Vasari ajoute que Beccahimi aurait même gravé sur bois et qu'il a exécuté dans ce genre deux apôtres en clair -obscur. 11 mentionne en outre de lui quelques compositions bizarres d'alchimie, mais il se trompe en disant qu'elles sont à l'eau-forte, tandis qu'elles sont gravées sur bois. Elles portent le nom du maîlre avec l'invenit, suivi d'un S (sculpsit).
Andréa Andreani a gravé quelques pièces sur bois d'après les dessins de noire maître. Elles sont décrites par Bartsch (Vol. Xll) parmi les clairs -obscurs; on en trouvera plus bas quelques autres.
Gravures à l'eau-forte.
1 — 3. Apôtres. Trois pièces non terminées, à Paris. In -fol.
— 1. Figure vue de face, penchée sur une tablette qu'elle tient sur le bras gauche. Dans le fond, un rideau. H. 15 p. 6 1. L. 7 p. 9 I.
— 2. Il est vu de face, regardant en haut à gauche et tenant de la main droite élevée une tablette. Dans le fond, une niche. Celte pièce est un peu plus terminée que la précédente.
— 3. Deux apôtres vus de face; celui de gauche regarde une
150 Graveurs italiens divers du XVI. Siècle.
tablette. Derrière lui, on voit un autre homme appuyé sur un bâton» H. 15 p. 5 1. L. 7 p. 9 1.
4. Un Homme nu debout et un autre couché. Le premier, barbu, est tourné à droite, dans une attitude très-mouvementée et lève les mains et la tête vers le haut. Derrière lui, un jeune homme sans barbe est couché, la partie inférieure du corps un peu élevée et le bras tendu dans une position forcée. Fond de paysage avec un arbre à gauche. Sur le terrain, à gauche, la signature micarinoF.
Le dessin de ces pièces est excellent et largement conduit, dans le style d*un grand maître, mais avec peu d'entente du modelé. H. 9 p. 10 I. L L. 6 p. 4 1. Berlin. Francfort s/M. Malaspina IL p. 49.
Cette pièce paraît être la même que celle mentionnée par Vasari, sous le titre de „deux Académies^S On a voulu voir dans cette composition Gaïn etAbel, ou encore la fable de Deucalion; ces deux explications nous paraissent néanmoins destituées de tout fondement.
Gravures sur bois.
1. Eve à genoux couvre sa nudité avec des feuilles de vigne. Clair- obscur de trois planches. 1586. (Bartsch XIL p. 21, No. 1.)
2. Abel à genoux prie devant l'autel du sacrifice. Clair-obscur de trois planches, signé Cv. (B. XIL 21, No. 2.)
3. Le Sacrifice d'Abraham. Clair-obscur de trois planches. 1586. (B. XIL 22, No. 4.)
4. Moïse brisant les tables de la loi. Clair-obscur. (Zani, Encycl. IL 3, p. 183.) On en trouve des épreuves d'une seule planche. (B. XIL 24.)
Ces quatre clairs-obscurs ont été exécutés, d'après les dessins faits en 1546 par Beccafumi pour le pavé en marbre de la cathédrale de Sienne, par Andréa Andreani dé Mantoue et portent, avec d'autres inscriptions et la date de 1586^ le nom du Mecarino comme inventeur. Voir à ce sujet ce que dit Bartsch dans le douzième volume de son Peintre-Graveur.
5. St. Pierre. Il est debout sur une pierre carrée, tenant de Ja main droite un livre ouvert, et de la gauche les clefs. On trouve
Domenico Beccnfumi (il Mecarino). 151
de celle pièce des épreuves de (rois et de quatre planclies el d'une seule imprimée en noir. H. 15 p. L. 7 p. 11 1. (B.XII. 71, No. 14.) Paris.
6. St. Philippe. Il est vu de face la tète baissée, tenant de la main droite un livre et de la gauche une grande croix. Clair-obscur de trois planches. (B. XII. p. 71, No. 13.) Paris.
7. Un Apôtre. Il est vu de face et regarde en dehors de l'estampe, tandis qu'il tietit une tablette sur le bras droit et de la gauche parait vouloir soulever un peu sa draperie. Mêmes dimensions que la pièce précédente. (B. Xlf. 72, No. 15.) Paris.
8. Un autre Apôtre.*) 11 est vu de face, la tète tournée à gauche, et tient devant lui une tablette. Clair-obscur de même dimensions que les précédents. Paris.
9. Vieillard ou Apôtre. Il s'avance vers la droite levant son vêtement de la gauche et fait de la droite un mouvement comme pour appeler quelqu'un. Il tourne la tête en arrière. Clair-obscur de trois planches. H. 10 p. 3 1. L. 6 p. 3 1. (Bartsch XII. 147, No. 12.)
10 — 19. Dix pièces représentant des méliers et les opérations mystérieuses de l'Alchimie. Ce sont dix gravures sur bois d'une seule planche, dont le dessin est fort spirituel, mais très -maniéré. Sur la première, on lit dans un compartiment Mecarinus de Senis inventor S. H. 6 p. 6 1. L. 4 p. 3 1.
L'exemplaire de Berlin est d'une impression postérieure. (Cat. Malaspina de Sannazaro II. p. 49.)
Vasan fait mention de ces pièces comme de compositions bizarres relatives à l'Alchimie et dans lesquelles Jupiter et les autres dieux veulent contraindre Mercure à s'arrêter et pour cela l'emprisonnent dans un creuset qu'ils exposent au feu. Lorsque Vulcain et Pluton crurent le moment arrivé où on le trouverait solide et endurci, ils découvrirent le creuset et à leur grande surprise trouvèrent que Mercure s'était échappé sous la forme de vapeur. Cette exphcation ne x^adre point avec le sujel des 6 premières pièces et n'a que fort peu d'analogie avec les trois autres.
— 10. Le Barbier (?j. Cinq cadavres liés ensemble se trouvent devant un vieillard qui s'occupe à les détacher l'un de l'antre. Plus loin, à droite, un individu coiffé d'une barrette devant l'entrée d'une maison; dans la marge du bas, on ht:
1) Bottari dit avoir vu six de ces apôtres et conjecture que Beccafunii aura gravé toute la suite des douze.
152 Graveurs italiens divers du XVI. Siècle.
Mecarinus de Senis ioventor. S.
— 11. L'Argentier. Il façonne des vases dans son atelier et sur la forge munie d'un soufflet.
— 12. Le Fondeur. Dans la partie antérieure de l'atelier» un maçon est occupé de sa besogne. Derrière lui, on voit un vieillard nu couché. Dans le fond, un personnage inspecte des canons.
^- 13. L'Alchimiste. Sur le foui' de son laboratoire, on voit six cornues; il tient lui-même un grand flacon à la main, tandis qu'il parle à un personnage debout derrière lui.
— 14. Le Forgeron. 11 est debout, près de son enclume et lance une chaîne vers quatre figures debout à droite. Au-dessus de ceux-ci, ou voit Mercure, et derrière le vieux forgeron, un personnage qui contemple la scène.
— 15. Le Canonnier (?). Figure de vieillard assis sur un canon enflammé et tenant deux vases avec du feu. Des étincelles tombent du ciel étoile et, à la gauche du bas, un personnage lève les bras, épouvanté.
— 16. Le Fondeur de cloches. Il est occupé près d'un fourneau à laisser couler le métal dans la forme; en haut, on voit des cloches suspendues et des canons gisent sur le terrain. Derrière lui» le personnage obligé.
— 17. Le Forgerou et le personnage obligé montent vers les dieux. Ils s'avancent à droite vers une crevasse où se trouvent Saliune, Mercure et Mars, avec trois autres divinités sans indications. En haut, Vénus vidant un vase. Dans le ciel, à gauche, la lune, à droite le soleil et entre les deux des nuages d'où s'échappe une averse.
— 18. Le Vieux forgeron près du feu dans son atelier. Derrière lui, le personnage usuel; sur le devant une enclume et à droite la crevasse avec les divinités; en haut, Mercure.
— 19. Le Vieillard chasse les dieux. Il tient un brandon et chasse Saturne, Vénus et les autres dieux et déesses. Audessus du rocher. Mercure s'avance vers la gauche, et le personnage médite, assis, dans la crevasse à droite.
Maîire inconnu. 153
(Bartsch XV. 461.)
Il est singulier que ce monogramme ait été souvent attribué à Domenico fieccafumi, surnommé Mecarino, quand aucune des lettres qui le composent ne se trouve dans son nom, et que la manière dans laquelle sont exécutées les pièces ainsi marquées est tout à ïmi différente de. la sienne. Il est évident que ces pièces ont été gravées d'après différents maîtres. Ainsi, le Christ parmi les docteurs est une composition de Mazzolino da Ferrara et T Adoration des Mages rappelle le style de Jacques de Barbarj; le dessin des Dieux marins est dans le goût de Raphaël, comme celui des Vendangeurs dans le style de Michel-Ange. On trouve même dans la taille de ces gravures de grandes différences; celle des deux premières que nous venons de citer a beaucoup de finesse, tandis que les deux autres^ en partie du moins, trahissent beaucoup de rudesse. On devrait compter ces dernières pièces parmi les travaux de la vieillesse du maître, si Ton est justifié à considérer les deux monogrammes comme appartenant au même graveur ou à croire qu'il ne s'agit point ici d'un simple éditeur.
firuUiot croit qu'une pièce indiquée dans le Catalogue Malaspina de Sannazaro, II. p. 50, comme un Stregozzo ail été inconnue à Bartsch, mais celui-ci la décrit sous le titre de „Les Dieux marins" (No. 3). Le squelette d'oiseau et les deux crânes d'animaux qui s'y trouvent suffisent pour expliquer le nom que cette pièce porte en lUlie.
Additions à Bartsch.
6. Deux Amours à cheval sur des monstres marins. A gauche, un enfant qui porte, avec l'expression de la douleur, la main gauche à sa tête et de la droite tient une girouette ; le monstre marin sur lequel il est assis ouvre démesurément la gueule. L'autre monstre lève Tarrière^train de manière à faire glisser en avant le second enfant armé d'un moulinet. Dans le fond, des roseaux. Pièce traitée comme
154 Graveurs italiens divers du XVI. Siècle.
le No. 3 et dont la composition semble appartenir à TEcole lombardovénitienne. H. 5 p. 9 1. L. 9 p. Musée brit. et Paris, oix l'exemplaire est rogné.
Nous ne connaissons de ce maître qu'une seule pièce traitée d'une manière assez rude et qui parait appartenir à quelque orlévre qui se serait formé à l'Ecole lombardo-vénitienne.
1. Une Flottille de sept galères, de deux vaisseaux à voile, de deux mâts et de sept chaloupes. Sur le devant nage un oiseau. Dans la première galère, on est occupé à caler les voiles. Plus loin, en haute mer, on voit six dauphins. Le chiffre est à la droite du haut. H. 9 p. 5 1. L. 9 p. 6 1. Wolfegg.
JP. 1555.
(Bartsch XV. 509.)
Les ornements sur les pièces Nos 1, 2 et 3, décrites par Bartsch, empruntées aux Loges de Raphaël dans le Vatican, ont été probablement exécutés d'après les dessins de Giovanni da Udinc. C'est par erreur que Nagler attribue ce monogramme au peintre Francesco Primaticcio de Bologne.
Additions à Bartsch.
6. Ornement aux trois oiseleurs. Cette pièce à l'eauforte forme pendant avec le No. 3, avec le porc-épic.
Maîtres inconnus. 155
7. Montant d'ornement à Taigle. Au bas, des feuilles d'acanthe, sur lesquelles perchent deux oiseaux; au milieu s'élève un rinceau terminant en stèle, autour duquel s'enlace un serpent. A gauche, un aigïe; a droite, un nid d'oiseau avec trois petits. Pièce au burin avec le monogramme et la date de 1555. H. 13 p. 10 1. L. 9 p. 5 1. Munich.
8. Arabesque au bas-relief. Ce dernier rep/èsente un Amour, qui tient un arc d'une main et de l'autre prend une flèche dans son carquois. En haut, le monogramme et la date de 1555 dans une taWette. Pièce à l'eau-forte, in-fol. (Nagler, Monogr. I. p. 488, No. 5.)
Ce mattre appartient à la seconde moitié du XVP Siècle et a gravé dans le style de Chérubin Alberti. On ne connait de lui que la pièce suivante.
1. Figure allégorique de la Renommée. Figure ailée, à gauche, tenant devant elle une grande trompette. Des rayons s'échappent des nuages dans le coin dioit du haut. Au bas de la draperie, les initiales A. P. à rebours. H. 3 p. Il 1. L. 2 p. 10 1. britannique.
irtS , îfe-, 1556.
Le maître au nom de Jésus.
(Bartsch XV. 511.)
Nous ne pouvons que confirmer ici ce que Bartsch rapporte au sujet de ce graveur médiocre, qui était en même temps marchand d'estampes. Nous ajouterons au Catalogue de son oeuvre quelques pièces marquées de son mon<>gramme qu'il nous a été donné de rencontrer.
156 Graveurs italiens divers du XVI. Siècle.
Additions à Bartsch.
19. La Sibylle „Colophonia". Ab inferis, etc. Celte pièce appartient à la suite décrite par Bartsch sous les Nos 8 — 18. H. 6 p. L. 3 p.
20. La Sainte famille. La Vierge assise lient sur les genoux l'enfant Jésus endormi. A gauche. St. Joseph; à droite, le petit St. Jean. Composition bien connue avec le nom Michaelis Angeli Bonaroti au bas. La marque est à droite. H. 14 p. 6 1. L. 10 p. 8 1.
21. St. Nicolas de Bari. Sous les traits d'un jeune homme il jetle trois pommes d'or par la fenêtre d'un chambre où dort un père avec ses trois filles. A la droite du bas, la marque qui a été ajoutée plus tard sur la planche* Bonne pièce à l'eau- forte. H. 10 p. S 1. L. 15 p. 7 1. Munich.
22» Mascaron d'un homme barbu. Il a des cheveux crépus. Le chiffre est au milieu du bas. Pièce d'une bonne exécution, quoique d'un style un peu maniéré, tl. 5 p. 7 1. L. 5 p. Munich.
23. La Pyramide de Caius Cestius à Rome, avec l'inscription :