St. Jérôme au petit lion. (B. 102.) H. 5 p. 4 1. L. 7 p
La composition de cette pièce appartient évidemment à l'Ecole vénitienne et avant tout à celle de Jean Bellin.
46. Le Martyre de St. Laurent. (B. 104.) L. 16 p. L. 21 p. 3 I.
Le dessin original à la sanguine de Baccio Baudinelli qui a servi pour cette estampe célèbre, se trouve au Cabinet, de Munich. Ce dessin est de la plus grande beauté et de l'exécution la plus soignée, et Ton comprend que l'auteur ait eu lieu de se plaindre que Marc Antoine n'ait pas copié exactement l'original; car si l'élève de Raphaël a donné plus de noblesse et de beauté aux formes, surtout dans le nu, il ne l'a pu faire qu'aux dépens de l'énergie qui domine dans toute la composition.
Le Musée britannique a acquis dans la vente de la Collection Mund une gravure sur bois de cette composition, de la même grandeur et d'un excellent travail. (Waagen, Archives de Naumann IL 247.)
47. St. Sébastien. (B. 109.) H. 6 p. 6 L L. 4 p. 4 I. Marc Antoine a gravé cette pièce d'après un dessin du Mantègne
et dans sa première manière, probablement vers 1508, durant son voyage dans la haute ItaUe.
iS Ecole Romaine de Marc Ânloine.
48. St. François, St. Antoine dePadoue et St. Jean de Capistran. (B. 110.) H. 8 p. L. 6 p. 5 1.
Cette pièce est gravée dans la première manière du maître et tellement dans le style du Francia, que Ton pourrait croire que le desûn est de celui-ci.
49. Les cinq Saints. Le Sauveur est assis sur les nuages entre la Vierge et St. Jean Baptiste et au bas se trouvent TApôtre St. Paul et Ste. Catherine. (B. 113.) H. 15 p. 9 1. L. 10 p. 9 1.
L'esquisse originale pour cette pièce se trouve dans la Collection du Louvre, mais elle a été lavée au bistre de façon qu'il ne reste presque plus rien du dessin original.
50. Ste. Catherine. (B. 115.) H. 4 p. L. 2 p. 11 1. Cette gravure de Marc Antoine a dû être exécutée d'après son
propre dessin, ou peut-être d'après une composition du Garofalo.
51. Ste. Cécile, accompagnée de quatre Saints. (B. 116.) H. 9 p. 8 1. L. 5 p. 9 1.
Cette gravure n'a point été faite d'après le tableau, mais d'après ^ une esquisse de Raphaël. On ne sait ce que cette esquisse est devenue, puisque le dessin de la Coll. de Sir T. Laurence ne parait être qu'une copie de la gravure.
52. Le martyre de Ste. Cécile, pièce communément designée sous le nom de Martyre de Ste. Félicité. (B. 117.) H» 8 p. 8 1. L. 15 p.
Cette erreur de dénomination est due à Vasari, quoiqu'une ancienne gravure sur bois de la même composition porte l'inscription: MARTFFM s. CECïLÏE, et que le supplice au moyen de la chaudière, les corps de son époux Valérien et de son beau-frère Tiburce se rapportent plutôt à Ste. Cécile qu'à Ste. Félicité, qui vivait 200 ans après Jésus- Christ et qui, après avoir été livrée aux bétes et avoir été épargnée par elles, fut ensuite décapitée. L'autre Ste. Félicité, matrone romaine et veuve, sous Marc- Au rèle, était la mère de sept fils qui souffrirent le martyre sous plusieurs formes, et fut elle-même décapitée pour n'avoir point voulu renier sa foi. La mère des Machabées, puisqu'on a voulu également la voir dans celle estampe, avait aussi sept fils et mourut plutôt que de manger des viandes défendues par la loi. Nous ne voyons, du reste, dans la gravure que deux hommes décapités, et la maison de chasse nommée la Magliana, dans la chapelle de laquelle celte composition était peinte à fresque, se trouve sur un bien appartenant au cloître de Ste. Cécile au Trastevere, ce ui expli-
Marc Ânloine Raimomli. 19
querait suflQsamment le choix de cette composition pour rornemenlde la chapelle.
53. Ste. Marguerite. (B. 118.) H. 4 p. 1 1. L. 2 p. 11 1- Le style de la composition, les bras trop longs et les proportions
trop ramassées de la figure ne répondent point à la manière du Francia et le dessin n'est certainement pas de luiji on pourrait plutôt l'attribuer à Marc Antoine lui-même.
54. Ste. Lucie, Ste. Catherine et Ste. Barbe. (B. 120.) H. 2 p. 10 1. L. 4 p. 3 l.
Sur fond noir et dans trois compartiments séparés. Cette pièce est une épreuve de nielle que nous retrouverons parmi les nielles du maître. On en trouve un pendant dans la pièce représentant la Vierge et l'Enfant Jésus, Ste. Marie Madeleine et Ste. Marie l'Egyptienne, enregistrée également parmi les nielles.