‹ Le peintre-graveurChapitre 114 sur 154 · Plan de la ville de Rome. Collection Petzold · texte numérisé non relu

Plan de la ville de Rome. Collection Petzold

Nous ne connaissons de ce graveur qu'un petit nombre d'estampes marquées du monogramme ci -dessus et dont les sujets doivent être de sa propre invention. Sa manière ressemble à celle de Marc Antoine et a quelque analogie avec le style néerlandais de l'époque; et comme le K indiquerait un nom du nord, on l'a souvent designé comme le graveur Karolus de Florence, mais sans aucun fondement.

Gravures sur cuivre.

1 — 7. Les Sept péchés capitaux. Suite de sept feuilles avec inscriptions dans la marge du bas. H. 8 p. 7 1. L. 6 p. 1 1.

Nous ne connaissons jusqu'ici que trois sujets de cette suite, mais nous devons admettre que le maître a gravé la série tout entière.

Maître inconnu. ]6^

— 1 . L'Orgueil. S VPERBIA.

— 2. L'Envie. INVIDIA.

— 3. L*Avarice. AVARITIA. Une femme vêtue à l'antique est assise près d'un édifice somptueux en ruine. Elle regarde vers la gauche et tient de la main gauche étendue une bourse. Au bas, à droite, un crapaud. Le monogramme se trouve sur une pièce d'architecture. Inscription :

Sordida Auaricies, nil caetera, solum amat aurum. Wolfegg. Francfort s/M. Malaspina lll. p. 9.

— 4. La Colère. IRA. Figure allégorique ayec l'inscription;

Ira minax tumudos, etc.

Wolfegg.

— 5. LaLuxure. LVXVRIA.

— 6. La Paresse. ACEDIA.

— 7. La Gourmandise. GVLA. Figure de femme assise sur un pourceau et tournée à droite. De la main gauche, elle tient une assiette avec des mets. A la gauche du bas, la signature. Inscription:

Nil gula quam ventris luxum et bona pocula laudat. Wolfegg.

A ppen d ice.

8. Réunion de figures hiéroglyphiques, avec diverses statues et termes. 24 feuilles numérotées de diverses grandeurs^ mais la plupart ayant H. 6 p. 10 1. L. 3 p. 3 1. La plupart des figures sont empruntées à Raphad, mais il s'en trouve également quelques-unes qui appartiennent à d'autres maîtres. Elles portent la signature ^jK .

9i La Bataille de Constantin. Grande estampe en quatre feuilles qui, réunies, forment une longue frise de 13 p. 8 1. de hauteur» A la droite du haut, on Ht, sur une tablette:

Imp. Caes. Constantinus prostrato ad pontem Milvium

Tyrano Maxentio post graviss. ccc. fere annorum perse-

cutionem afflictam Christi ecclesiam libertati asseruit.

Raphaël pinxit in Vaticano. ^jjfsj

160 Graveurs italiens divers du XVI. Siècle.

La description de ces deux pièces est empruntée à fleinecken (Nachrichten IL pp. 348 et 476). Nous ne les avons point vues et nous devons ajouter que le monogramme est un peu différent, dans la forme, de celui que nous avons donné plus haut, ce qui pourrait venir cependant de ce que Heinecken l'aurait mal dessiné.

Brulliot (Dict. L No. 2775) attribue à notre maître encore une pièce représentant une Assemblée de savants, hommes et femmes, et que Bartsch décrit sous le No. 479, Vol. XIV. comme gravée par Marco da Ravenna. Nous sommes de Tavis de ce dernier,

quoique le monogramme ne soit pas distinctement Ja/ , mais à tout événement ne montre aucune trace du^K. La taille, du reste, estiout à fait dans le style de Télève de Marc Antoine et ne laisse aucun doute sur Tattribution.

M.L, MLLY.

lichele LucchesL

Ce graveur, qui était en même temps marchand d'estampes, naquit, croit-on, à Rome en 1539, mais nous n'avons point d'autres renseignements sur les circonstances de sa vie. Nous savons seulement que les plus anciennes de ses gravures portent la date de 1553 et les plus récentes celle de 1604. Il a fait plusieurs copies d'après Marc Antoine et gravé d'après les dessins et les tableaux de divers grands niattres, mais sa taille est dure et raide, et ses travaux ont fort peu de valeur artistique. Il a retouché également quelques planches du Caraglio, entre autres Psyché conduite à l'Olympe par Mercure, et le Banquet des Dieux. Sa signature se trouve également avec celle de Mario Cartaro sur la gravure d'une Ste. Famille avec SL Roch et St. Luc et qui porte l'inscription sur une tablette à gauche: Julii Romani inventum. Michaelis Lucensis opéra representatum illustrissimoq. domino Juliano Caesarino D. D.

Gr.-in-foL

Il n'aura été probablement que l'éditeur de cette pièce. Comme les notices que nous avons de l'oeuvre de ce maître sont courtes et

Michèle Liicchesi. 167

incomplètes, nous indiquerons d'une manière très -succincte le sujet de ces gravures, dont nous empruntons la description en grande partie à BruUiot et à Naglerè

1. La Manne.* Moïse commandant aux enfants d'Israël de recueillir la manne.

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