LA FESTA DI TESTACCIO IN ROMA
A droite, on voit la colline entourée de voitures, de peuple et de soldats. Dans le fond, la ville de Rome, où se trouve, à gauche, la PORTA OSTENSE. Au bas, une tablette avec l'inscription: Romae Vincentij Luchini aeris formis ad Peregrinum
H. 9 p. Il 1. L. 16 p. 7 1.
Appendice.
On trouve encore une couple de gravures à l'eau-forte marquées LT et qui doivent appartenir au même maître.
Battisla Pittoni Vicentino. 169
2. L'intercession de J. C. Dieu le Père est assis dans le ciel, dont les portes sont ouvertes. Le Christ agenouillé semble prier pour les âmes qui se trouvent en dehors. Des Saints et Saintes de l'ancien et du nouveau Testament sont également en prière. Inscriptions en italien. Pièce médiocre, sur deux feuilles, signée à la r droite du bas. (Bruiliot, Dict. IL tTOS".)
3. UneFéie à Vienne, représentant le siège d'une petite ville sur le Danube:
PICTVRA. OPPIDVLL NAVALI. ET. PEDESTHL PRELIO, EXPV-
GNATL 1560.
A gauche, dans l'eau, la marque IT. H. 14 p. L. IS p. 4 1«
Cette gravure avec plusieurs autres de H. S. L'autensack se trouve dans le livre déjà cité:
Rerum preclare gestarum, etc. Viennae Austriae. Raph^ael Hofhalter. In-foL
Battista Pittoni Yiceatina.
Ce peintre et graveur naquit à Viceuce^ en 1520. Il grava à l'eau-forte avec beaucoup de franchise principalement des paysages et des ruines dans les environs de Rome et de Naples, qu'il publia en 1561 à Venise. Il exécuta pareillement pour l'ouvrage de Scamozzi plusieurs vues des anciens édifices de Rome et ces pièces portent les dates de 1565 à 1581. On ne connaît rien autre des circonstances, de sa vie, ni touchant l'époque de sa mort.
1. Suite de 24 feuilles avec paysages et ruines. Le titre contient, dans une bordure ou tablette soutenue par des cariatide» et surmontée d'armoiries, l'inscription suivante:
Praécipua aliquot Romanae antiquitatis, etc. per baplistam Pitlonem vicentinum mense september MDLXI.
Ces gravures à l'eau-forte portent un des chiffres ci-dessus, mais seulement une le dernier; c'est celle avec Tinscription : RVINIS MO. CAVLVS IN lïO. (Monte Cavallo.) Fol. en largeur.
170 Graveurs ilaiiens divers du XVI. Siècle.
A, qui
Une' autre des piècep porte le monogramme Jr\\ qui paraît être celui de Tédiieur.
2. Suite de 16 gravures à Teau-forte, avec arabesques et génies. La première feuille porte la dédicace suivante: Al. molto mag^^ et Eccell*^ Sr. 'Alessandro Fedrici nobile Tr'iuigiano rarissi. D. di leggi Baptista pitoni uicen^ con
gratia et priuilegio di venetia p. ani. XV. B.P.V.F. 1561. Petit in-fol. en largeur.
3. Suite de 40 gravures à Teau-forte avec Vues de Rome et des alentours. Signées la plupart P. V. F. 1565 — 1581. Ces gravures se trouvent dans l'ouvrage de Scamozzi, intitulé: Discorsi sopra la antiquità di Roma, etc. Venetia 1583.
in -fol. en largeur.
4. Suite de 40 pièces à Teau-forte avec les emblèmes de princes et de nobles italiens^ avec bordure, sous le titre: ^
Battista Pittoni laiprese di diversi principi, etc. con al* cune stanze di Lodovico Dolce. 1566. Gr. in-4°.
5. Six paysages deRome dans le goût duTitien. Pièces signées, pet. in-fol. en largeur.
6. Six paysages des environs de Naples, avec le monogramme de Naples. In-4^
7. La défaite de Crassus par les Parthes. Bonne pièce à Teau-forte avec l'inscription:
La rotta di Crasso hove$tra diParthi. Battista Pittoni fec. In-fol. en largeur.
Ce monogramme est celui d'un maître italien inconnu, qui parait avoir vécu vers la moitié du XVP."*^ Siècle.
1. La Nativité. La Vierge est agenouillée à gauche, dans un édifice ruiné, devant l'enfant Jésus couché sur le terrain. A droite, St. Joseph et deux anges pareillement à genoux. Dans le haut, deux
Maîtres inconnus. 171
anges tiennent une banderole vide. Au bas, près d*une torche, le monogramme. H. 7 p. 6 1. L. 6 p. 7 1. (Nagler, Monogr. No. 721.) 2. La Femme bienfaisante. Elle est vue jusqu'aux genoux, un voile sur la tête et verse à un jeune homme du vin dans une coupe. Il ôte son bonnet avec respect. Sur sa robe courent trois souris, tandis qu'une quatrième est sur un banc, où se trouvent des poires et des raisins. Le monogramme est dans le coin à droite. H. 8 p. 8 1. L. 6 p. 3 L Paris. Dans la Collection Delpec, cette pièce est attribué à Alaert Claes. (Cat Paris 1845.)
lA
1. St. François de Paule. Demi-ûgure,,tournée vers la gauche, et tenant un bâton des deux mains. Il a la tête couverte d'un capuchon. Au bas,. sur deux lignes, Tinscription:
BEATVS + FRANCISCVS + DE + PAVLA, et au-dessous, la marque. H. 5 p. 6 1. L. 4 p. 6 L Paris.
Brulliot (Dict. IL No. 82) décrit la gravure suivante d'un ancien maître italien avec le chiffre ci-dessus, en ajoutant que cette pièce ne lui est pas tombée sous les yeux.
1. L'^Eternité. Figure de femme assise sur un escabeau tenant de la droite une plume, et sur le bras gauche un phénix. A gauche de l'escabeau, on voit un encrier et un livre. En haut, on lit, sur une banderole, le mot:
ETERNITAS.
A la gauche du bas, le monogramme ci-dessus. Pièce dans un ovale. H. 5 p. 2 1. L. 3 p. 9 1.
172 Graveurs italiens divers du XVI. Siècle.
Ce monogramme appartient à un maître inconnu, que Brulliot (Dict. I. ]\o. 2817) dit avoir gravé dans la manière de Giorgio Ghisi, mais d'une taille très-inférieure à celle de ce maître.
l. Pie V. Le portrait, demi -figure, de ce pape est tourné à gauche, et la tête est couverte d'une calotte. Pièce ovale, dans une bordure d'architecture, où deux anges tiennent les armoiries du pontife. De chaque côté, on voit Jes figures allégoriques de la Justice et de la Prudence. Au bas, sur une tablette, l'inscription : Plus V. gislerius Pont. Max. Anno Sal. MDLXVI. aetatis suae LXII. pontificatvs primo.
Sur le piédestal de la Justice, on lit:
Diligite justitiam qui judicatis terram, et sur celui de la Prudence:
In corde requiescit sapientia.
La signature est à la gauche du bas. H. 12 p. L. S p. 10 1.
On ne connaît du maître avec ce monogramme qu'une seule pièce d'après Luca Penni. A en juger d'après la lettre K de son nom, on devrait croire que c'est un Allemand. Il a gravé néanmoins dans le goût italien.
1. Quatre nymphes guetlées par un satyre. Au milieu deux d'entre elles s'embrassent, une troisième arrange ses cheveux et une quatrième tient son vêtement. A droite, derrière une table, un satyre soulève un rideau. Du même côté est un vase, contre lequel on voit appuyée une tablette sur laquelle est l'inscription LVCAS PENNL R. INVENTOR et la marque du graveur. H. 11 p. 2 1. L. 9 p. 8 1. (Brulliot, Dict. 1. No. 2173.)
MaUres inconnus. t73
1. Léda et le Cygne. Dans le fond, un lit; à droite, un oeuf et les jumeaux Castor et PoIIux. La gravure est d'après une composition de Michel Ange. H. 11 p. 4 1. L. 14 p. 10 1. On doit en trouver des exemplaires avec Tlnscription :
Formosa haec Leda est, fit cignus Jupiter, etc. (Heinecken, Nacliricliten î. 402.) Vienne.
Le maître qui a exécuté la gravure à Teau-forte avec la marque ci-dessus était un peintre de l'Ecole romaine, selon toute probabilité. A tout événement, il se montre excellent dessinateur.
1. Allégorie sur la lumière que répand la Science sur Tesprit bumain (?). Une femme vêtue à l'antique s'avance à gauche vers un autel, où quatre serpents entrelacés se voient sur un livre, qui porte l'inscription DEBLE à rebours. Elle tient une tablette et abaisse de la main gauche une de ses paupières. Une autre femme, plus jeune, derrière elle, allume une lampe. A droite, s'entuit un homme cornu avec plusieurs chauves -souris. En haut, on voit Apollon sur son char et un homme qui s'élève vers le ciel étoile. La marque est à la gauche du bas. H. 13 p. Il 1. L. 8 p. 11 L Dans les épreuves postérieures, on a effacé la signature pour y substituer la marque Co , et au-dessous le millésime 1543. Cette marque, qui parait être celle d'un marchand d'estampes de Borne, se retrouve sur des gravures d'après Baphaël et le Parmesan. Munich.
174 Graveurs italiens divers du XVI. Siècle.
Sebastiano Serlio de Bologne.
Cet artiste distingué, né à Bologne vers le commencement du XVI^ Siècle, fut élève à Rome de Balthasar Peruzzi et se trouvait, en
1540, à Venise, où il publia son 3* et 4* livre des „ Antiquités de Rome avec les règles de FArchitecture^^ chez Marcolino da Porli. En
1541, il fut appelé en France par le roi François ï et y fut employé à la construction du château de Fontainebleau, mais il s'enfuit en 1560 à Lyon, après que la guerre civile eut éclaté, pour retourner ensuite et mourir en 1568. Il a dû graver lui-même les deux pièces suivantes.
1. Un Chapiteau corinthien. Au-dessus, dans une banderole, CORINÏHIA. H. 5 p. 4 1. L. Q p. 6 L
2. Une Base corinthienne. En haut, CORINTHIA; et au bas, à gauche^ les initiales S. S. et un peu plus vers le milieu, la date de 1544. H. 5 p. 4 l L. 6 p. 6 1.
Fnmceseo ■aiuoli, sarnommé le Parmesan.
(Bartsch XVI. 6.)
Barlsch observe avec raison qu'on attribue souvent au Parmesan des gravures qui ont été exécutées par d'autres d'après ses dessins. 11 croit, en conséquence, devoir se limiter au petit nombre de pièces qu'il admet dans son oeuvre. Cependant nous croyons que la gravure à Feau- forte suivante est également de sa main.
Additions à Bartsch.
16. La Çemme en méditation. Elle est assise dans une chambre, la tète penchée sur sa main droite et la gauche posée près du coude. A gauche, dans un enfoncement de la muraille, un vase
Andréa Schiavone, surnommé Meldolla. 175
en forme d'amphore. Belle pièce è l'eau -forte sans signature. H. 4 p. 9 I. L. 4 p. 2 1. Francfort s/M*
On en trouve une copie dans le même sens faite avec exactitude, mais sans esprit. H. 4 p. 10 1. L. 4 p. 2 I.
Andréa SdiiaToiiej surnamné lelddla;
né en 1522, mort en 1582.
(BarlschXVI.p.31et77.)
Bartsch, par des raisons fondées sur le style de la gravure et sans doute induit en erreur par Zani*), s'efforce de prouver contre une ancienne tradition mentionnée par Mariette que SchiaVone et Meldolla sont deux artistes différents. Cependant, ,des recherches récentes prouvent qu'il s'agit ici d'une seule et même personne. M. E. Harzen, s'inspirant d'une indication de Zanetti, dans sa Pittura Veneziana, a fait des recherches dans les Archives des Procuratie Nuove di S. Marco, où il a trouvé un document où Andréa Schiavone est mentionné deux fois avec le surnom de Meldolla.^) C'est le rapport d'une commission d'artistes sur les travaux en mosaïque faits par les frères Zuccati pour le parvis du temple de St. Marc et que l'on pré^ tendait n'avoir point été exécutés dans les termes du contrat. Ce rapport est enregistré au protocole, le 22 mai 1563, par Don Melcbiorre Michael, procureur de la Bépublique. La commission se composait de:
D. Titianus Veceliius q. D. Gregorij,
D. Jacobus Pistoia q. Francisci,
D. Andréas Sclabonus dictus Medola q. S. Simeonis,
1) Il est assez sin^lier qne Zani, après avoir dit 4ans son Article Meldolla que cet artiste était différent de Sfchiavone, ajoute plus tard, à propos de celui-ci (I. 17, p. 123) Schiavone Andria è Meldolla. Il semble donc avoir eu en 1823 des notices précises sur le fait qu'il .indique.
2) Deut'sches Kunstblatt, 1853, p. 327, où Ton donne le commencement de ce document, avec plusieurs notices sur noire maître que nous avons utilisées.
176 Graveurs italiens divers du XVI. Siècle.
D. Tintorettus q. Baptistae, et
D. Paulus Veronas q. Gabrieiis, avec Tadjonction de Jacopo Sansovini comme architecte de Téglise.
La diiïérence que fait ressortir Bartsch dans la manière des gravures exécutées à la pointe froide et d'une façon très-légère, marquées AV (André Meldolla) et celles à Feau-forte travaillées avec plus de soin «ans signature ou qui n'ont reçu que plus tard le S et sont attribuées à Schiavone, n'est qu'apparente, puisque le style artistique est identique dans les deux. La diversité en question provient de ce que dans les premières à la pointe froide l'artiste n'a cherché rien autre qu'à fixer, 4e premier jet, sa pensée sans avoir aucune spéculation commerciale en vue, tandis que les gravures à Feau-forte exétutées pour la publication ont été faites avec plus de soin et de manière à pouvoir fournir un plus grand nombre d'épreuves. Nous trouvons la confirmation àe ce que nous avançons dans la riche Collection de l'oeuvre du maître faite par M. W. Ford de Londres, où Fon trouve un certain nombre de pièces de la première classe (à la pointe froide) lavées à l'aquarelle et rehaussées de blanc de manière à leur donner l'apparence de clair- obscur. Dans le nombre, on voit même des ex^nplaires de première épreuve non terminés et que le mattre, sans doute, s'était réservé de finir de la même manière.
fiai^tsch donne sous la rubrique Meldolla un Catalogue de 87 pièces de ce maître, Catalogue qui a été porté depuis à 119 numéros par W. Smith, dans l'édition de 1849 du ^«Dictionnaire des Peintres^' de Bryan, avec Findication de plusieurs variantes pour les gravures. Si Fon ajoute à ce chiflre les 33 pièces décrites 'par Bartsch et attribuées à Schiavone, ainsi qu'une vingtaine environ qui, selon Harzen« n'auraient pas encore été enregistrées, l'oeuvre du maître monterait alors à un peu plus de 200 pièces.
Yiiieeiiio Caceianeiiici.
Ce peintre appartenait à une famille noble de Bologne et vivait vers le milieu du XVP. Siècle. Vasari fait mention de lui avec louange
Giovan Batlisla Franco, surnommé Semoleo. 177
et ajoute qu'il fat imitateur du Parmesan. Il a gravé quelques pièces à l'eau -forte d'une pointe très-spirituelle, marquées d'un des chiffres ci-dessus.
1. La Mort d'Abel. Caïn est agenouillé sur les jariibes de son frère étendu sur le sol et le frappe d'un gros os qu'il tient de la main droite. Dans le fond, un rocher et un arbre qui s'élève jusqu'à toucher le bord inférieur de l'estampe. Dans le lointain, on voit Caïn et Abel agenouillés devant un autel. A la gauche du bas, le second des chiffres ci-dessus. H. 4 p. 6 I. L» 7 p. 10 1.
2. L'Adoration des bergers. A droite, la Vierge soulève le voile qui couvre l'enfant Jésus couché dans la crèche, pour le montrer aux bergers à gauche, devant lesquels un autre est agenouillé. A droite, derrière la Vierge, on voit St. Joseph debout. Dans le fond, une cabane en ruines et, à la gauche du bas, le premier des chiflres cidessus. H. 6 p. 5 1. L. 4 p. 9 1.
On croit cette pièce exécutée d'après un dessin du Parmesan.
3. St. Jérôme. Il est nu, assis dans une caverne, tourné à gauche, la tète appuyée sur la main droite, tandis qu'il pose la main gauche sur le livre qui se trouve sur le siège près de lui. Dans le fond, à gauche, on voit deux figures près d'une troisième étendue sur le terrain. A la droite du bas, le second des chifîres ci -dessus. H. 5 p. 6 1. L. 3 p. 9 1.
€iovan Battîsta Franco ^ sarnommé Semoleo.
(Bartsch XVI. UO.)
Nous ne pouvons rien ajouter à ce que Bartsch nous dit de ce graveur sinon que les initiales ci-dessus sont souvent interprétées Battista Franco Veneziano fece. Nous partageons également l'avis de l'écrivain viennois sur les tendances artistiques du maître, et nous nous contenterons d'ajouter à l'oeuvre de celui-ci quelques pièces qui ne se trouvent point enregistrées dans le „Peintre-Graveur*S avec quelques remarques sur certaines estampes décrites par Bartsch.