‹ Le peintre-graveurChapitre 27 sur 154 · Orphée et Eurydice. (B. 282.) H. 4 p. 9 1. L. 3 p. 8 I · texte numérisé non relu

Orphée et Eurydice. (B. 282.) H. 4 p. 9 1. L. 3 p. 8 I

Cette pièce, qui est un des premiers essais du maître, est gravée, d'après sa propre composition, dans le style du Francia.

190. Orphée délivre Eurydice des enfers. (B. 295.) H. 6 p. 6 1. L. 5 p.

Cette belle estampe parait avoir été gravée d'après un dessin du Sodoma, à en juger par la tête de l'Orphée tout à fait dans le style de ce maître, quoique le dessin du rond soit un peu plus plein que le sien, ce que Marc Antoine avait déjà fait du reste pour le Triomphe du Titus.

191. Orphée assis, jouant du violon. (B. 314.) H. 8 p» L. 6 p. 4 1.

Pièce gravée dans la première manière de Marc Antoine et probablement d'après sa propre composition.

192. Le triomphe de Galathée. (B. 350.) H. 15 p. L. 10 p. 7 L

193. Bacchus et Ariane. Pièce connue encore sous le nom d'Angélique et Médor, et qui pourrait également représenter Vénus et Adonis puisque la composition se prête également à ces trois sujets. Le dessin est de Jules Romain et la Coll. Albertine

Marc Antoine Raimoncli. 31

à Venise possède un fragment du carton pour la peinture à fresque de cette composition qu'il exécuta dans la Villa Palatina. Comme le cycle des compositions qu'il exécuta se rapporte à l'histoire mythologique de Vénus, on aurait quelque raison de préférer pour cette pièce la dernière des désignations que nous avons données plus haut.

194. Pyrame et Thisbé. (B. 322.) H. 8 p. 9 I. L. 7 p. 8 L Cette estampe, qui appartient aux premiers travaux du maître,

porte la date de 1505 et la composition paraît lui appartenir.

195. Les Amours des dieux. Ces pièces excessivement libres ont été mieux désignées parVasari sous le nom de I modi et par les auteurs français, Les postures, puisque dans les fragments qui nous restent de cette suite, on ne trouve aucun des attributs qui feraient croire qu'il s'agit ici de divinités. Bartsch ne connaissait de cette suite qu'une seule pièce qu'il décrit sous le No. 231. Mariette possédait un exemplaire complet de cette suite*), qui se trouvait dans la Collection des oeuvres de Marc Antoine, Agoslino Veneziano et Marco di Ravenna en 724 pièces contenues en trois volumes in folio, et dont le troisième, relié en maroquin rouge, renfermait la Suite des Amours des dieux en 20 feuilles très-rares et 10 autres pièces, également rares, du même genre. Cette Collection fut vendue en 1775 à la vente de Mariette pour 4600 livres au marchand d'estampes Joullain, dont les concurrents étaient Lenoir, ainsi que Basan, qui faisait la vente. D'après une autre notice, ces vingt pièces furent, la même année, vendues pour le prix de 80,000 livres et doivent se trouver actuellement dans la Bibliothèque de Paris, quoique toutes les recherches que l'on a faites jusqu'ici à ce sujet soient demeurées sans résultat.

Le Musée britannique possède quelques fragments de cette suite et qui appartiennent probablement à la série décrite dans le Catalogue de Mariette 1775, p. 225, No. 39, et qui, selon une notice de la Revue universelle des arts Vol. XL p. 182, avait été donnée à Mariette par le Comte de Caylus:

1) Dans le Catalogue de Manette 1775, p. 225: „La Suite des Amours des dieux en 20 pièces, extra-rares.*^

Dans le Manuel de Joubert on en trouve une description. L'exemplaire que Ton disait se trouver dans la galerie Gorsini à Rome n'est autre que les Amours des dieux gravés par Garaglio d'après les dessins de Perino del Vaga. Les contours que l'on trouve de ces pièces libres sont d'origine récente. Il en a paru, en 1804, une mauvaise copie sous le titre de ^Collection de 21 groupes libres/^

32 Ecole Romaine de Marc Antoine.

„Dix autres petites pièces du même genre, aussi rares, dont la plus grande a 2 p. en carré. ^^ Ces fragments consistent dans quatre têtes et trois demi-fîgures de femmes et deux demi -figures d'hommes entièrement nus et sur des lits, comme suit:

a) Deux fragments en ovale de 2 p. 9 1. à peu près de hauteur.

1. Femme dont la tête repose sur un coussin, et dont la partie inférieure du corps est fortement soulevée.

2. Un homme barbu, couché, tenant en haut la jambe d'une femme.

b) Deux fragments oblongs de 2 p. 3 1. à peu près de largeur et représentant:

— 3 et 4, chacun une figure de jeune femme, fortement mouvementée sur un Ht.

c) Quatre très-petits fragments ne contiennent que des têtes de femmes.

— 5. Tête vue par derrière.

— 6. Tête tournée à droite, entourée par un bras d'homme.

— 7. Tête tournée à gauche d'une femme paraissant jeter les hauts cris.

— 8. La tête seule d'une jeune femme.

d) Un fragment en hauteur contient:

— 9. Une figure de jeune homme debout, qui étend le bras droit.

Le dessin de toutes ces pièces est très-beau et la taille, de main de maître, est indubitablement de Marc Antoine.

Dolce, dans son Dialogue, p. 238, dit que Marc Antoine grava ces compositions à l'insu de Jules Romain (il s'était déjà retiré alors à Mantoue) et Vasari nous dit que l'Arétin y avait ajouté des sonnets, sans que le biographe florentin puisse dire néanmoins si les sonnets se trouvaient ajoutés aux gravures ou si l'Arétin les composa seulement après avoir vu celles-ci, puisqu'il ne parle que de 16 sonnets que Mazuchelli (Vila di P. Aretino 1« Ëdiz. p. 238, et 2** Ediz. p. 274) cite comme ayant été imprimés dans un petit livre, sans lieu ni date de 13 pp. et sans les figures, à l'exception d'une gravure lascive sur le frontispice.')

1) Un exemplaire de ce livre en 23 feuillets imprimés au reclo seulement est posé dans le catalogue de De Boze, Paris 1753, sous le No. 1170, mais on a

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Vasari ajoute que le Pape Clément VII, après avoir trouvé des exemplaires de ce livre dans des lieux où on s'y serait le moins attendu, fit emprisonner le graveur, qui ne dut sa liberté qu'aux sollicitations du Cardinal Hippolyte de Médicis et de Baccio Bandinelli. L'Arélin lui-même écrit à ce sujet dans une lettre en date du 19 Décembre 1537 à „Bdllista Zanetti di Brescia Cittadino Bomano^^:

^ „ Après que j'eus obtenu du Pape Clément la liberté de Marc Antoine de Bologne, qui se trouvait en prison pour avoir gravé sur cuivre les XVI postures (modi), etc. il me prit envie de voiries figures objets des réclamations de Giberti^), qui voulait que Ton crucifiât le bon artiste, et les ayant vues, je fus frappé de la bravoure avec laquelle Jules Bomain les avait dessinées etc.

Il continue en excusant la^ représentation de sujets lascifs quand ils sont exécutés, comme dans le cas actuel, avec esprit et avec gaité.

Nous ne saurions décider s'il faut croire en tout ceci l'Arétin, dont le caractère était, comme tout le monde le sait, extrêmement porté vers la déception et le mensonge, même dans les choses les plus ordinaires.

Vï. Sujets allégoriques et sujets empruntés à la vie commune,

196. Trajan couronné par la Victoire. (B. 361.) H. 10 p. 9 1. L. 16 p. 2 1.

Cette composition est celle d'un bas -relief antique de l'arc de Trajan et qui se trouve actuellement dans l'Arc de Constantin à Bome.

19.7. La Fortune tenant une voile enflée par le vent. (B. 362.) H. 2 p. 5 1. L. l p. 7 1.

Le dessin de cette pièce n'est point de Baphaël; il appartient plutôt à Marc Antoine lui-même.

198. L'Amour de la renommée ou l'Homme embrassant un laurier. (B. 363.) H. 2 p. 5 l. L. 1 p. 7 1.

Pendant de la pièce précédente.

199. . Le Temps. (B. 365.) H. 2 p. 9 1. L. 1 p. Il 1. Pièce gravée par Marc Antoine, probablement d'après sa propre

invention.

longtemps douté de son existence. Eberl, dans sa description de la Bibliothèque de Dresde, p. 302, rapporte que la Bibliothèque royale posséda jusqu'en 1781 un exemplaire des Sonnets avec les gravures par Marc Antoine, mais qu'il fut détruit cette année même par ordre du gouvernement.

I ) Giovan Matteo Giberti, chef de la Chancellerie papale, plus tard Evêque de Vérone.

34 Ecole Romaine de Marc Anloine.

200. La Prudence. (B. 371.) H. 3 p. 10 L. 2 p. 10 I. Cette gravure paraît avoir été faite d'après un dessin de Raphaël.

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