‹ Le peintre-graveurChapitre 89 sur 154 · CLE. VIL P. M · texte numérisé non relu

CLE. VIL P. M

Pièce ronde de l'école de Marc Antoine, de 5 p. 3 1. de diamètre. Dresde.

159. Dans la Collection Corsini, à Rome, se trouvent cinq feuilles contenant des portraits de papes dans des médaillons de 6 p 2 1. de diamètre. Ces pièces sont numérotées de 223 à 228 et, comme nous l'avons déjà dit, semblent appartenir à quelque ouvrage sur les papes.

a) Eneas Pius Senensis papa secundus. Buste à droite. No. 223.

b) Paulus secundus pontifex maximus. Buste à gauche. No. 224.

c) Sixtusquartus. Cette pièce manque dans la suite Corsini.

d) Innocentius sextus. P.M. Buste à gauche. No. 226.

94 Ecole Romaine de Marc Antoine.

e) Alexander sextus. P.M. Buste à droite. No. 227.

f) Pius teitius. P.M. Buste à gauche. No. 228.

160. Octave Farnese, duc d*Urbino. (B. XIV. No. 498.) H. 5 p. 10 1. L. 4'p. 6 1.

Buste de profil à gauche dans un médaillon entouré de l'inscription ; OCTAVIVS. FaRN. DVX. VRBI. PRAEF.

161. Jacopo Sannazaro. Buste de trois quarts, tourné à droite, les cheveux coupés ras à la nuque et la poitrine couverte d'une draperie très-simple. On lit au bas:

GIACOB. SANAZARO. ANT. SAU EXC.

Les secondes épreuves ont cette souscription en lettres cursives. Francfort s/M.

162. Lodovico Ariosto. Buste de profil à droite, avec le nom au-dessous. Belle gravure de l'école de Marc Antoine. H. 8 p» 3 1. L. 5 p. 6 1. Wolfegg.

163. Antonio Salamanca. Buste de cet éditeur et graveur bien connu. II est vu de trois quarts tourné à gauche, déjà dans un âge avancé, la bouche un peu pincée et la tête couverte de rares cheveux, coiffée d'une toque basse. La poitrine est couverte d'une espèce de surtout ou manteau. La pièce est entourée d'une riche bordure soutenue par deux cariatides qui terminent en enroulement à guise de serpents et posent sur une base. Dans le haut de l'estampe se trouve un médaillon où l'on voit assise la figure allégorique de Rome tenant de la main une petite statue de la Victoire. Au bas, se lit l'inscription suivante:

ANTONIVS SALAMANCA ORBIS ET VRBiS ANTiQVITATVM LMI-

TATOR.

La manière dont cette estampe est gravée rappelle le style de Nie. Beatrizetto, et nous serions porté à croire qu'elle a été gravée par lui.

Jacopo Caraglio. 95

lk^

Jacopo Caraglio.

(BartschXV.61.)

Nous ne pouvons ajouter que fort peu de chose aux notices que nous donne Bartsch sur ce graveur. Pietro Aretino, dans sa comédie „La Cortigiana^S Venise 1534, le nomme Gian Giacomo Caraglio Veronese, élève de Marc Antoine et qui dans son génie surpassait encore son maître. Il s'est signé lui-même sur quelques-unes de ses gravures Jacobus Veronensis et Jacobus Veronensis faciebat. Cependant l'inscription ,, Jacob us Parmen si s fecit" sur sa gravure du Martyre des Apôtres St. Pierre et St. Paul, semblerait indiquer, comme Ta déjà fait observer Bartsch, qu'il serait né à Parme et n'aurait fixé que plus tard sa résidence à Vérone. Cette opinion semblerait confirmée par le fait que son estampe de l'Adoration des Mages d'après le Parmesan, qui est exécutée dans le même style déhcat que celle que nous avons citée plus haut, porte la date de 1526, ce qui nous la désigne comme un des ouvrages de sa jeunesse. Il se trouvait cependant dans le cours de cette même année à Rome, puisqu'il y grava pour le Baviera les 20 pièces des Dieux. Ces estampes, comme celles qui suivirent, portent déjà l'empreinte du style de Marc Antoine. Déjà en 1539 il se trouvait au service du roi de Pologne Sigismond I, en qualité d'architecte et de graveur en creux. Comme il avait déjà exécuté deux médaillons de Bona Sforza, reine de Pologne, et d'Alessandro Pesente, Véronais qui se trouvait au service de cette princesse, médaillons dont il avait envoyé un échantillon à l'Arétin, il s'ensuit qu'il était déjà avant cette époque graveur en creux, et une agate avec le buste en profil de la reine Bona nous montre qu'il gravait également en pierres dures. Cette intaille qui se trouvait dans la Collection de Debruge Duménil à Paris (Cat. 1847, p. 69, No. 415), porte l'inscription:

Bona. Sphor. Regina. Poloniae.

et

Jacobu. Veron.

Andréa Pietro GiulianeHi, dans son hvre intitulé: „Memorie degli intagliatori moderni in piètre dure etc. del Secolo XV. fino al Secolo XVill. Livorno 1753", dit (p. 39) que Ca-

96 Ecole Romaine de Marc Antoine.

raglio s'occupa aussi en Pologne d'architecture. Comme ces différentes occupations le retenaient dans un pays où il lui était difTicile de trouver le temps ou l'occasion de travailler d'après les dessins de bons maîtres, on serait porté à en conclure qu'il aurait fort peu gravé sur cuivre après la date de 1539, et que toutes ses estampes remontent à une époque antérieure.

Le roiSigismond de Pologne mourut en 1558, et nous ne savons combien de temps il s'arrêta encore dans ce pays. Vasari nous apprend seulement qu'il retourna à Parme chargé de biens et d'honneurs et qu'en 1568 il versa dans le trésor de cette ville des sommes considérables. On ne connaît point d'une manière certaine la date de sa mort, que l'oii croit cependant avoir eu lieu vers 1570, dans une maison de campagne qu'il possédait aux environs de Parme.

Observations au Catalogue de Bartsch.

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