Apollon et Hyacinthe
Nagler, dans son ouvrage „Die Monogrammisten", p. 680, décrit encore une pièce de cette suite:
69. Jupiter transformé en Satyre et Diane. Elle est assise sur les genoux du dieu dont Taigle, à ses côtés, tient la foudre, tandis que l'Amour s-occupe de la déesse qui résiste.
Comme quelques-unes de ces pièces sont numérotées et que, entre autres, celle représentant Vénus et l'Amour porte le No. 20, il s'ensuivrait que la série entière serait, au moins, de 20 pièces que nous connaîtrions ainsi dans leur ensemble.
Le maitre an dé.
(BartschXV. 181.)
Toutes les recherches faites jusqu'ici pour découvrir le nom de ce maître ont été vaines, et comme il a quelquefois ajouté un V à son initiale, on a cru pouvoir en déduire qu'il était de Venise. On peut dire avec plus de certitude qu'il a été un des meilleurs élèves de Marc Antoine, dont il s'approche souvent, quoiqu'il n'arrive jamais à la bonté du dessin ni à la délicatesse de la taille de son maitre. Plusieurs de ses gravures qui paraissent appartenir à sa jeunesse, portent la date de 1532; nous trouvons également celle de 1533 sur une de ces pièces, mais toutes les autres n'ont point de millésime, ce qui nous laisse dans l'incertitude sur la durée de sa vie ou l'époque de sa mort. Cependant, si le portrait du Pape Jules III, qui régna de 1550 à 1555, est véritablement de notre maitre, on pourrait en conclure qu'il a vécu du moins jusqu'à la moitié du XVI* Siècle.
Le maître au dé. 99
Observations au Catalogue de Bartsch.
2. Le Portement de croix. La composition appartient à un élève de Raphad, qui y a introduit le cavalier du Spasimo.
3. La Conversion du centenier. Cette composition pourrait tout aussi bien être intitulée: le Crucifiement, nom sous lequel elle est décrite par Brulliot et Zanetti, qui a cru y trouver une gravure inconnue à Bartsch.
9. Le Couronnement de la Vierge. Il y a un état de cette pièce entre les deux indiqués par Bartsch, sans Tinscription CO- RONATIO, etc. RA.IN, mais avec l'adresse „Romae Ant. Lafrerj.'*'
14. St. Sébastien. Le dessin de cette pièce est absolument dans la manière du Sodôraa, et nous croyons qu'il appartient à ce maître.
15. St. Roch. Cette pièce forme pendant avec celle que nous venons de citer et le dessin est du même artiste.
16. Vénus blessée. La composition de cette pièce est imitée d'un dessin de Raphaël.
24. Les Chars d'Apollon et de Vénus. La composition de cette pièce, ainsi que celle des deux suivantes, appartient à un élève de Raphaël; prohahlement à Francesco Penni.
25. Jupiter amoureux de Ganymède. Dessin du même artiste que celui de la pièce précédente.
26. Allégorie sur le mariage et Tamour. Composition du même maître qui a donné le dessin des deux pièces que nous venons de citer.
27. Le Sacrifice à Priape. Le dessin de celte pièce est de Jules Romain, qui s'est servi de la composition sur un bas-rehef antique. Dans les premières épreuves', le membre viril du dieu est droit. La planche passa des mains de LafTreri dans celles de Thomassin, pour venir ensuite en possession de J. de Rossi.
32 — 35. Jeux d'Amours, tirés des tapisseries papales. Ces compositions sont de Giovanni da Udine. Les épreuves récentes ont, outre Tadresse de LafTreri, celle de „Gio. Giac. R.ossi formis Romae, alla pace, etc. 1655.^^
36. Frise à Tenfant monté sur une chèvre. Dans les premières épreuves, on ne trouve point encore le B sur le dé. On le
100 Ecole Romaine de Marc Antoine.
trouve dans les secondes épreuves avec l'adresse d'Ant. Lafreri et dans les dernières avec celle de: Nicole van Aelst formis.
37. Frise au triomphe de TAmour. Les épreuves de cette pièce ont les mêmes caractères distinctifs que dans le pendant que nous venons de citer.
39 — 70. La Fable de Psyché d'après Apulée. Nous avons déjà dit, à propos de quelques-unes des pièces de. cette suite gravées par Agoslino Veneziano, que ces compositions ne sont point de Raphaël, mais, comme Vasari le dit expressément, de Michel Coxcie. Cette assertion est d'ailleurs confirmée par le manque d'ensemble dans la composition, les bras démesurément longs des figures, l'introduction du poêle inconnu en Italie et certaines inconvenances qu'aucun Italien, et Raphaël avant tout, ne se serait point permis d'y introduire. Cependant il paraîtrait que dans ces compositions l'artiste néerlandais a cherché à imiter le maître d'Urbin, dont il a souvent utilisé les dessins pour cette suite.
724 Enée sauvant son pèreAnchise. Les dernières épreuves portent l'inscription: Raphaël Urbino inventor. — Phls. Thom. exe. Romae.