‹ Le peintre Louis David, 1748-1825Chapitre 253 sur 328 · APPAR A M. DE VIEFVILLE · texte numérisé non relu

APPAR A M. DE VIEFVILLE

J. Brutus, premier consul, de relour en sa maison, après avoir condamné ses deux fils, qui s'élaient unis aux Tarquins ct avaient conspiré contre la liberté romaine; des licteurs rapportent leurs corps pour qu'on leur donne la sépulture.

— L. 4,98, — T. — Fig. gË. nat.

Rentré dans ses foyers après le jugement qui à condamné ses fils à mort, Brutus s’est assis à l'ombre de la statue de Rome. Il tient encore à la main la preuve écrite du crime de enfants, et il médile sur le sacrifice qu'il vient de faire à sa patrie. Des colonnes garnies de draperies le séparent de l’atrium où travaillaient sa femme et ses filles. A la vue des cadavres que les licteurs rapportent dans la maison paternelle, ces infortunées se sont levées effrayées, affolées de douleur, La mère veut s’élancer vers ces restes chéris, mais elle est retenue par ses filles qui se sont ré-

fugiées dans son sein ; l’une contemple ce lugubre cortège avec horreur, l'autre s’affaisse évanouie sur le bras de sa mère. Dans le coin, à droite, un personnage se dérobe sous son manteau à cette scène déchirante. Signé : L. Davin /uciebat.

Parisiis, 1789.

Gravé au trait Landon E. F.M., T. 1, pl. 24

— Morceaux d'étude dessinés par D

gravés par Petit. — Lithographiés par

Deltil, Mwe Marchand, Mwe Negelen, Pa-

rizeau.

Notes de David, — Commandé en 1788 par le roi Louis XVI, à place du Coriolan, qui aurait dû figurer au Salon de 1787; — Salon de 1789, n° 88; — 1791, n° 274; — exposé en 1803 dans la galerie du Sénat au Luxembourg; — exposé en 1826 au Louvre.

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