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188 LS PÈLERIN J£ SAÎNTE ANNE, soïne ce qu’il connaissait de l'innocence de son
pupilles Cependant sa discrétion n'avait sérvi
de rien ; mille sutres bouches avaient parlé ! la vue de Geneviève, devenne folle soudaine.
ment, lui causait une étrange-inqniétude.. Il soupçonnait un crime: on Va.dit. [ avait hâte de. voir son beau-frère, et, tout en famant, il se proposait de partir pour Québec le surlendemain. Sa.femme n'était guère moins soucieuse. Les veilleux, 8 ’eperçurent de l'anxiété des maîtres de la maison et se disp èrent à partir. ‘Picounoc, acceptant l'hospitalité que lui avait offerte Asselin, ne partit que le lendemain. ;
: L'ex< lève iwinsait : trop Rnailéhe à pour : la croire coupable et douter de sa sincérité. Son bonheur s'était un moment, assombri, comme un eiel d'azur, quand monte la fumée. d’un volcan. . Mais le volcan s'était ealmé : le tonnerre qui grondait dans ses entrailles avait fait silence. LU
. À l'heure même:où Picounoc prenait congé de: M..et de Madame Asselin, le lendemain de lacorvée, l'ex-élèves’embarquant dans ün léger canot, traversait le fleuve et venait aborder
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LE: PÈLERIN DE SAINPE ANNE, 1r9
tout vis-à-vis la maison "où. 8e on 2 NE ses amours. ::,:
Picoutioc pliée abs Bélangér vit Noémie dans la fénêtre. Il entra, lé jeané fille le regut poliment, mais avoc dssez de froidéur, Ils cat: sèrent longtemps et le soir arrivait quand il s6 souvint de sa mère. Il ne: à Momie: Ja permission de revenir.
rrJe ne refuse de voir Que: les melhonmétes gens, répondit-elle. un pen fièrement.
Test encore agréable de 8e sein dis les allées solitaires des jardins, aux beaux jouré d'octobre, ét de fouier aux pieds les: fotilles jaumies-que le verit a détachées et qui tapissent le sol Tout porte à la véverie : les dernières fleurs qui:se:penchent frileuses en donnant aw soleil leur dérnier sourire ; lés rameaux dériudés qui ressernblent aux cordages-dés barques sans voiles, lès soupirs de la brise fraîche qui sem: ble pletrér én s'envolant, la pâleur dti gazon qui se fane comme uné vierge délaisséé. Las.
pact calme et mélancolique dés champs inspire de douces et sérieusés réflexions. Les bois qui se dépouillent de leurs écharpes multicclores, et, nus, s’'endorment d’un sommeil profond que seul le soleil du printemps pourra dissiper,