‹ Le pèlerin de Sainte-Anne [microforme] (volume 2)Chapitre 28 sur 56 · AIT · texte numérisé non relu

AIT

En entrant elle/s'était trouvée face à face avec Picounoc. Sa mère debout, pâle, tremblante, ne peut revenir, de, sa surprise à l'aspect. d’une pareille audace. Après un moment, elle s’écrie : |

—Quoi! vous osez venir ici?

Picounoc sourit et ne bouge pas. L’exélève, fermant ses poings, s'avance près de Jui: 5

Lâche! dit-il, vil insulteur de femmes !

jen ‘espérais pas te faire payer sitôt ton infamie. En même on il veut frapper le cynique garçon, qui n'a pas de péine à parer le coup,

car il est grand de six pieds et l'excélève est de taille moyenne :

2 Tu sais bien, Paul, que je te mettrais en charpie si je voulais! réplique l'inflexible Picounoc, pendant que l’éx-élève, aveugle de fureur, l'attaque avec:la rage et la persistance du taon: qui pique les flines duitaureau.

—Läche! hurle Paul Hamel, défends-toi donc! Si je ne suis pas capable de te battre à coups de poings je ‘te battrai à coups de.

bâton !...:..J'ai juré que je la vengerais !

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—Ah! Diéu la brôtégéeit Ha... 4 rer a eu pitié de moi aussi, car’ ma’douleur, mon désespoir seraient irrémédiables!

Emmélie, se séparant de l'ex-élève, a jeté ses bras autour du con de sa mère, et toutes deux la mère et la fille, hors d’elles-mêmes, regardent, sans pouvoir parler, sans pouvoir agir, la lutte des jeunes gens.

—Tues fou, reprend l'icounoc, de traiter ainsi ton vieil ami, pour une fredaine qu'il n’a pas commise, après tout.

.—Lâche ! reprend l'ex-élève je l'aime! comprends-tu ? je l'aime !...elle est, ma fiancée.

—Elle est ma sœur ! répond, Picounoc d'ane voix émue...…..

—Tumens |! dit Los élère Fe |

--rbui !s'écrient.les deux; femmes. ht

Il y eut-un instant de silence et d'émoi terribles. Picounoc regarde,sa mère et sa sœur, assises toutes deux tremblantes et folles de terreur, Ils 'approghe d'elles en chancelant comme un homme ivre, et tombe à genoux à leurs pieds.

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— Pardon ! s’écrie-t-il, et il éclate en sauglots..

Le silence qui succède a quelque chose d'épouvantable.….

Es-tu vraiment mon fils? demande la mère, d’un accent plein d'amertume.

—Oui! répond Picounoc, je suis Pierre- Enoch, parti il y a quinzeans.:.

Et il dit le nom de son père et le nom s'dé famille de sa mère, et une foule d'incidents de son enfance..…..La mère pleure, et ses sanglots sont bien amers...Elle ne peut dire qu’un mot: que je suis malheureuse !.…

Emmélie, atterrée, sans voix et sans larmes, l'œil égaré, ressemble à une insensée, Elle paraît né plus se rendre compte de ce qui se passe autour d'elle. L'ex-élève attend, dans la stupéfaction, le dénouement de cette terrible tragédie. À la fin on entend une voix faible et saccadée qui murmure:

—Une mère pardonne tonjours.….

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