‹ Le pèlerin de Terre SainteChapitre 3 sur 100 · L. N. Bû(ux, Ptre · texte numérisé non relu

L. N. Bû(ux, Ptre

INTRODUCTION

üii bon livre est à l’âme ce que k nourriture est au coi'i s. Il faut lire pour s’instraive, pour se corriger et pour se consoler.

Le dessein que nous avons conçu de publier une édition du Pèlerin de Terre-Sainte, — revue, corrigée, annotée, avec appendice, carte, plans et gravures, — spécialement pour le Canada, remonte à l’année 1882, à l’occasion d’un petit ouvrage que nous avons fait paraître sous le titre de la Voie Doidouréuse, suivie d’un tableau indiquant dairs quel ordre et en combien de temps se sont accomplis les divers faits de la Passion de Xotre-Seigneur Jésus-Clu’ist.

Sou Eminence le cardinal E. A. Taschereau, qui n’était alors qu’ Archevêque de Québec, "voulut bien encourager notre humble entreprise en nous accordant son imprimatur ; aussi le succès vint couronner cette édi hante publication, répandue alors, au milieu de toute la population catholique de Québec, à plusieurs milliers d’e.xeraplaires.

Ce beau succès nous détermina à publier une édition du Pèlerin, ou voyage en Egypte, en Palestine, en Syrie et à Constantinople, par l’abbé Delaplanche, en y mention-

INTRODUCTION

liant de plus les principaux faits historiques ac<;oiu plis <l:ms les Lieux-Saints depuis sa dernière édition. '

Son Eminence le Cardinal Taschereau vonlui hien, eucoro ' cette fois, encourager notre entreprise, et, sur le iapiit»rt de M. -l’abbé Bégin, en date du 24 juin 1886, il nous accorda son imprimatur, accompagné des meilleurs souhaits pour le succès de cet ouvrage.

C’est donc avec la plus grande confiance que nous [>résentons aujourd’hui, à toutes les familles catlidliques, eette nouvelle édition publiée spécialement pour le Canada, et dans laquelle nos lecteurs trouveront, à paî t les rcnseiguenients renfermés dans les Notes explicatives, les poids et mesures de France traduits en poids et mesures du Canada, c’est-à-dire, qu’à la suite de kilomètres, mètres, filcigranune-*, etc., ils ont sous les yeux les valeurs coirespundantes en lieues, milles, pieds, pouces, livres, etc., ce qui leur j.ermet de se rendre compte des intéressantes descriptions des monuments, des églises, et plus particulièrement du Saint-Sépulcre, de la A’'oie douloureuse, de Jérusalem, de Bethléem, de Nazareth, etc., etc. Ces calculs ont été faits avec soin, et toujours nous les avons soumis à des personnes ca]iables d’en vérifier l’exactitude suffisante pour donner une assez juste idée des lieux et des choses.

Dans l’Appendice que nous ajoutons, lelecteui trouve^ — à la suite de Notes sur l’Eglise de Jérusalom et d’un rfiapitre sur la passion de Notre-Seigneur Jésus-Clu ist, — d’admirables pages de l’abbé Deligny : 1° sur la ]irédiction de la ruine entière de Jérusalem et des signes terrilde.'< qui précéderont la fin des temps; 2° sur rétablissement di* la

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relig'ion cluétieune sur les ruines de l’idolâtrie ; 3® sur la Divinité de Jésus-Christ reconnue par les païens mêmes. Puis, rillust)'e Chateaubriand lui présente des pages non moins admirai Jes sur Jésus-Christ et sa vie, et une vue générale du clergé séculier et régulier.

Vient ensuite un aperçu très intéressant sur l’église Sainte-Anne de Jérusalem, Sanctuaire de l’Immaculée- Conceptiou, que le Souverain-Pontife, N. S. P. le Pape Léon XTll, a proclamé, en 1880, comme étant le lieu béni où la Mère de Dieu, après quatre mille ans d’attente, fut conçue et vint au monde. Cette basilique, — restaurée par la France à grands frais, au coût d’environ deux cent mille piastres, — est aujourd’hui l’une des plus belles et des plus grail les de la Terre-Sainte. Deux gravures montrent, l’une, l’extérieur de cette église, et l’autre, l’intérieur, où se trouve la pi’otte de l’Immaculée-Conception.

Xons 'levions aussi consacrer quelques pages à saint Joseph, à qui nous dédions cette édition canadienne. — A ce propos, on nous pardonnera une petite digression, que nous empruntons à la Vie de N. S. Père le Pape Pie IX, d’illustre mémoire. Ce fut lui qui, par un decret du 8 décembre 1871 , proclama saint Joseph Patron de l’Eglise universelle, et le trait suivant démontre combien grande était sa piété envers ce saint : “ Un peintre français, chargé par le Saint-Père

de faire le tableau de l’Immaculée-Conception, vint lui montrer son esquisse : “ C’est bien, dit Pie IX, après un “ examen attentif; mais je ne vois pas saint Joseph. ” I.e peintre ré[Mjudit qu’il le mettrait dans un groupe, au milieu des nuages do la gloire. “Non, répondit Pie IX en posant “ son doigt à coté de Jésus-Christ, c’est là, et là seulement

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“ que vous le ferez figurer, car au ciel il u’est pas ailleurs “ que là. ”

De même, claus uotre ouvrage, nous voulions également faire'figurer saint Joseph. La Providence est venue à notre aide. Nul doute qu’on lira avec un profond intérêt, ce que nous empruntons au Messager de Saint- Joseph, ouvrage publié en France, livraison de janvier 1887. L’auteur de cet écrit y retrace les vertus de ce grand Saint, comme- modèle de la paternité chrétienne.

Enfin, nous terminons par des statisques historiques et religieuses qui ne peuvent manquer d’intéresser nos lecteurs : 1° sur l’Espiscopat canadien, depuis Mgr de Laval jusqu’à nos jours ; 2° par un aperçu sommaire sur l’Eglise Catholique en Canada et dans les possessions britanniques de l’Amérique du Nord, aiasi qu’aux Etats-L^nis, eu Irlande, en Angleterre et en Ecos.se.

Québec, eu la fête de Sx\INT JOSEPH, le 19 mars 1887.

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