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empressée qui crie à tue-tête, qui se froisse et se choque, L’âÂne est là dans son domaine ; il marche fièrement et tranquillement, épargne ses semblables et renverse quelquefois les passants ; il entend le cri de ses guides, et bientôt tout se démêle et passe en sens divers. Pendant plus d’une demi-heure, nous marchons au milieu de ce vacarme ; mais, cette fois, notre guide avait compris sa mission et l’accomplissait de bonne foi. Nous arrivons chez les Frères, qui ont la charité de nous recevoir, maluré le peu de logement dont ils peuvent disposer.
Après avoir pris un peu de repos, nous faisons une visite au couvent des PP. Franciscains, où réside habituellement le vicaire apostolique de l'Egypte. L’évêque actuel est un Franciscain italien, d’une haute taille, d’un abord simple, mais distingué, parlant un peu le francais. Sa conversation fut agréable, tout décèle en lui un homme à la hauteur de l’importante mission” qui lui est confiée. Nous fimes ensuite une promenade dans la ville, accompagnés d’un jeune Grec, élèves des Frères. Nous vimes le quartier européen et le jardin public. Je n’entreprendrai pas de décrire cette grande cité égyptienne, la seconde de l'empire ottoman : c'est une tâche difficile dont tant d’antres se sont acquittés mieux que je ne pourrais le faire, Je me contenterai d'en esquisser quelques traits, en racontant nos courses de chaque jour.