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anachorètes, à Pexemple de Notre-Seioneur, vinrent habiter les grottes de cette pieuse solitude ; au temps des croisades, ils furent plus nowbreux encore ; mais les barbares qni envahirent ces contrées les chassèrent peu à pen. Un d'entre eux coupa le sentier qui conduisait sur la montagne, atin qu'ils ne pussent en descendre et que les pèlerins n'y pussent monter, Le moine Boniface raconte qu'il a vu dans une grande caverne, ies corps d'une quantité d’anachorètes, “ Ils étaient intacts, dit-il ; les uns levaient les veux au ciel, les autres étaient à genoux, et d'autres ctendaient les bras comme s'ils eussent été vivants.”
C’est sur le chemin de Jéricho à Jérusalem que Jésus- Christ, entouré de ses apôtres et suivi d'une grande foule de peuple, guérit deux aveugles (P) qui, avant appris son passage, criaient : “ Ayez pitié de nous, Fils de David.” C’est cette route de Natre-Seioneur que nous allons suivre, C’est aussi à Béthanie, à Jérusalem que nous allons, % Zece ascendinus Jerosolpnain. "Nous voilà de nouveau gruvissant et descendant de hautes montagnes ; mais elles sont moins désolées que celles de 14 mer Morte.
Après quatre à cinq heures de marche, nous arrivons à la fontaine des Apôties, Les chrétiens Pappellent ainsi, parce qu'ils croient, non sans raison, que Notre-Seioneur et les apôtres s’y arrêtèrent chaque fois qu'ils parcoururent le chemin de Jéricho à Jérusalem. En aucun autre endroit, on ne trouve de l'eau potable pour se désaltérer, et on com prendra que sur cette route aride et desséchée, la soif se fait vivement sentir, surtout au voyageur à pied qui monte presque sans cesse, puisque de Jéricho à Jérusalem il faut monter mille mêtres (trois nnlle trois cent douze pieds), Nous faisons une halte à cette fontaine des Apôtres où nous prenons un repas plus que modeste,
Une heure après, nous apercevons Béthanie attaché au
(1) Mut. xx, 29.
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ane d'une montagne, derrière celle des Ohviers. Je ne anrus dire quelle douce impression fit sur moi la vue de Béthanie, cette bourgade autrefois si riante et si belle, ee jour délicieux où habitaient Lazare et ses sœurs, les amis de Æésus-Christ. Mon attention ne put s’en distraire, lorsqu'on me montra, au sud, Bahurim (1) où Sémér jeta des pierres à Javid fuyant devant Absalon ; je préférais con templer la pierre du Colloijue où la tradition dit que Notre. Seigneur était assis quand Marthe vint au-devant de Lui et lui dit: Kcivneur, si vous aviez été iei, imon frère ne serit pas mort.” Cette pierre est placée à une distance qui concorde parfaitement avec le récit évangélique.
Béthanie est aujourd'hui un triste village (2) mais sa situation est toujours belle, On voit encore, sur le bord du ravin qui coupe la vallée, de balles plantations d'oliviers et de müriers. A mesure qu'on en approche, on s'apercoit que les muasalmans ont là, comme partout, laissé s'amonceler les ruines; mais c’est li que Jésus aimait à se rendre ; c'est Et qu'il venait sonvent passer la nuit, é'est Ro qu'il fit le plas éelatant de ses miracles, et ce lieu sera toujours cher au cœur chrétien,
Nous allons droit au tombeau de Lazare que les musul nus vespectent, parce qu'ils croient que, s'ils le déshono-
nuent, la mort Jeur ravirait leurs enfants.
L'Evanvile nons dit que le tombeau de Lazare Ctait une caverne, speluneu, et qu'une pierre était posée dessus, Il ne ressemblait pas au saint Sépulere. C'était une excavation unique, profonde, dont l'entrée était reconverte par une pierre placée horizontalement, Ceei explique divers détails de PEvangile. Jésus er ses apôtres, Marthe et
Marie, beauconp de juifs étant présents, vinrent vers le
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La population en 188H, ne comptait à peine {rois cents | ibitauts,
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