‹ Le pèlerin passionnéChapitre 17 sur 36 · LA DRYADE A PAN DE RENDRE MAURICE DU PLESSYS A LA SANTÉ · texte numérisé non relu

LA DRYADE A PAN DE RENDRE MAURICE DU PLESSYS A LA SANTÉ

Illustre pied-de-bouc, Pan de vert couronné. Fais que mon du Plessys me revienne gaillard, Car sur tous il sait bien chalumer avec art Et son bruissant lue sur tous est bien sonné. La peau de ton rival, Pan, tu auras pour prix, Si tu me rends bientôt cette bouche à fredon Qui fait taire d'un coup dans mon bois de Meudcn, Du satyre outrageux le rebec mal appris.

SYLVH VI

.Emilius, l'arbre laisse la verte

Couleur, et le lustre efface

Des roses, dessus leur face ; Et pour les rossignols, dans leurs hautes demeures,

Amour ne file plus les heures ; El de son vol, pour rien, bat le gel des fontaines L'oiseau, qui Jupiter muant en forme vaine, D'Ilion douloureuse engendra le brandon :

Quand vient sur la forêt l'extrême Automne.

Helas! déjà l'Été décline sur ma tête,

Et cette Automne qui s'apprête Viendra bientôt sur moi, comme sur la forêt. Ains, de mes jeunes ans, ami, je n'ai regret ; L'étoile de Cypris dans mon cœur ne se couche, Et d'un doux regarder, si je dis les réseaux, C'est un Zéphire enfant qui toujours par ma bouche Fait chanter mes roseaux.

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