‹ Le pèlerin passionnéChapitre 27 sur 36 · A CHARLES MAURRAS · texte numérisé non relu

A CHARLES MAURRAS

Pestum qui deux fois l'an voit naître et mourir Adone, Lucrétile agréable qui bruit encor' Des vers latins chantés sur la lyre de Lesbos, Hybla qui nourrit ses abeilles de la fleur Du saule. Ustique où le Faune léger, du lycée fuitif. Ecarte de la chèvre et de son époux odoreux L'Été et TAustre ;

Ni la rive abordé' de la tro\-enne proue.

Xi l'ombreuse Tibur. et ni l'heureux coteau

Où. charmé sous la voix du cygne de Mantoue.

Tel la source au cheval parla le Mincio :

Xe surent plaire au cœur des Muses et des Grâces

Ainsi que tu le fais, ô dorée Provence I

Jaufred. Arnaud Daniel Au stvle doux comme miel.

Pierre qui sentis la darde De la belle Nesmengarde.

L'autre Arnaud qui n'eus soûlas De la Dame de Bourlas.

Bernard, Anselme, Folquette Qui capucin te rendis, Et Raimbaud qui de Phanette Rimas en Aubes et Dits :

Votre vertu, de l'arbre du Pénée, Aux champs d'EUse soit à jamais couronnée, Aimables provençaux par qui sut bien les sons, Mignardement sonnés, des jeux et des tensons. En pays champenois, le grand Thibaut, mon maître.

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