‹ Le percement du Simplon devant les chambres et les intérêts de la FranceChapitre 17 sur 30 · Ho k · texte numérisé non relu

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Soit un allongem-ent cle 115 Itllomôtr^es.

En 1874, nous portions la majoration du Gothard à 152 kilomètres, dont 120 pour le passage principnl et 32 pour la majoration accessoire due au Monte-Cenere. Celte dernière n'intervient plus, et le profil définitif nous a conduit à réduire légèrement la majoration du passage principal.

D. — Mont-Blanc.

Bellegarde et Ivrée sont, pour le Mont-Blanc, des points de passage obligés (1), et plusieurs parties des lignes ouvertes ou à ouvrir dans cet intervalle comportent de fortes rampes, indépendantes des voies d'accès aboutissant directement aux têtes du tunnel.

(1) Il faut faire exception pour les lignes partant de Genève, auxquelles se rapporte la majoration D' ci-après.

Sallanches au nord, Aoste au sud, peuvent être considérés comme marquant le pied des voies d'accès. Mais, au nord, entre Bellegarde (altitude 372) et Ânnemasse (altitude 433), entro Annemasse et Laroche (altitude 580), entre Laroche et Cluses (altitude 480), on trouve, avec un profil à contre-pentes multipliées, des rampes dépassant 15 millimètres.

n est difficile d'admettre également que cette dernière déclivité ne soit pas, sinon dépassée, du moins atteinte, entre Ivrée (altitude 339), et Aoste (altitude 600) . Dans cet intervalle, en effet, la vallée de la Dora subit deux étranglements fortement accentués, s'étendant sur près de 15 kilomètres.

Les hauteurs rachetées par fortes rampes, en dehors des voies d'accès proprement dites, sont les suivantes :

Au nord, entre Bellegarde et Annemasse (profils du P-L-M) 255" » entre Annemasse et Laroche (idem) 1 70

» entre Laroche et Cluses (renseig. spéciaux) 90

A quoi il faut ajouter, en versant sud, entre Ivrée et Aoste, sur 361 m. de hauteur totale à franchir, une fraction à racheter par fortes rampes correspondant aux deux étranglements ci-dessus visés et qu'on ne peut éva- •

luer à moins dQ 200

Ensemble 715

En supposant les 200 derniers mètres dont nous venons de parler rachetés par rampes de lo millimètres, et appliquant les coefficients de majoration correspondants aux tracés à faible altitude^ on est conduit, pour cette première partie de rallongement virtuel du tracé du Mont-Blanc, au tableau récapitulatif suivant :

Rampes en millimètres.

Hauteur totale rachetée .

CoeflQcients de majoration.

Allongements dus aux fortes rampes.

(1) La partie de cette majoration correspondant k la section Bellegarde- Annemasse est de 12 kilomëtrei.

Quant aux voies d'accès proprement dites, en admettant que les têtes du tunilel soient : au nord, à l'altitude de Chamounix, qui est de 1,030 m. ; au sud, un peu en amont de Saint-Didier, à Tallitude de 1030 m., — ceci sous toutes réserves des difficultés d'exécution que présenterait, dans cette hypothèse, l'ouverture des S kilomètres de tunnel placés, latéralement, en contre-bas du thalveg de la Dora, — on aurait à franchir les hauteurs suivantes, à partir deSallanches jusqu'à Aoste.

Au nord : 1 ,030 m. (tête Chamounix)— 540 m.(Sallanches) = 510 m. Au sud : 1,030 m. (tête St-Didier)— 600 m. (Aoste) = 430

Ensemble 940

Au nord, un tracé rationnel, développé : en rampes de 25 millimètres jusqu'aux Ouchcs, (altitude 960) ; puis en rampes de 15 millimètres jusqu'au tunnel, présenterait un développement total de 28 k. environ, dont une fraction de 16 k. 800, en rampes de 25 millimètres, rachetant une hauteur de 420 m. et une autre fraction de 6 kilom. en rampe de 15 millimètres, rachetant une hauteur de 90 m. , le tout sans aucune contre-pente, ce qui est l'hypothèse la plus favorable.

Au sud, le développement serait de 30 k. dont une fraction de 28 k. 667 en rampes de 15 millimètres, rachetant une hauteur de 430 mètres.

On aurait donc finalement, pour majoration relative aux voies d'accès :

Rampes Hauteur tolulo Coefficients Allongements dus

en millim(Hres. rachetée. de majoration. aux fortes rampes.

Et, en ajoutant la majoration déjà calculée : 34 k. 305

On obtient pour majoration totale : i05 k. 065

Soit un allonLgeineiit de 105 ^ilo^^^^^^s

Il y a, dans ce calcul, . quelques éléments conjecturaux, mais nous avons eu soin de nous tenir dans nos hypothèses plutôt au-dessous qu'au-dessus de ce que donnera la réalité, ainsi que nous l'indiquons, avec plus de détails, dans la note G, ci-après.

Ajoutons qu'entre Bellegarde et Laroche il existe un rebroussement à Ânnemasse.

D*. — Mont-Blanc, itinéraires procédant de Genève.

Il est à remarquer* que les itinéraires procédant de Genève ne sont pas affectés des 12 kilomètres de majoration correspondant à la section Bellegarde-Annemasse. Il est vrai, d'autre part, qu'il y aurait lieu de tenir compte, pour ces itinéraires, d'une certaine majoration entre Annemasse et Genève. Mais le tracé pouvant suivre à la rigueur la vallée de l'Arve, nous admettons que cette dernière majoration puisse être regardée comme nulle.

Donc, à partir de Genève, nous réduirons la majoration d^ Mont^ Blanc à 93 kilomètres, en là désignant par D'.

§ 2. — MAJORATIONS ACCESSOIRES

E. — Fortes rampes des Jovi, ligne de Gênes par Alexandrie.

Les itinéraires dont Gênes est un terminus et qui passent par Alexandrie, — ce qui est le cas pour tous, ceux par le littoral exceptés, — doivent être affectés d'une majoration correspondante à 314™ franchis par rampes de 26 "/m en moyenne, ce qui donne :

314 mètres X 6i = 19 kilomètres 154 mètres,

Soit ixrL allonsemerLt d.e 19 Itilomôtres.

E*. — Ligne de Turin a Alexandrie.

Cette ligne comporte, entre les stations de Villanova et de Villafranca, un raidillon rachetant une différence de niveau de 100m., sur un développement de -moins de 10 kilomètres. La majoration en résultant est de 4 kilomètres environ.

F. — Traversée du Jura, ligne de Jougne.

Cette traversée a, pour la plupart des itinéraires via SimploUy une grande importance.

Entre Mouchard (altitude 288), où commencent les fortes rampes du côté de la France, et Cossonay (altitude 429), où finissent les fortes rampes du côté de la Suisse, on a, pour l'ensemble des hauteurs franchies, le sommet se trouvant à 1,012"^ :

Versant français 1,012 m. — 288 = 724 m.

— suisse 1,012 — 429 = 883 m.

Ensemble 1,307 m.

D*où il y a à retrancher, pour hauteurs rachetées par faibles rampes :

Versant français 88 m.

-— suisse 43 131 m.

Restent rachetés par fortes rampes. . . 1 ,176m .

Le groupement des données du profil conduit au tableau suivant dans lequel nous faisons usage des coefficients de majoration correspondant aux grandes altitudes :

Rampes Hauteur Coefficients Allongements

^n totale de dus aux

rachetée. majoration. fortes rampes.

n "'"^ll^ 68 1.360

Soit ixn alloii^Bn.ent de 91 l£.liora.èti?es •

comporte, à Vallorbe, une gare de la ligno du Mont-Blanc en comporte une

La gare dQ^^pffi*be, placée à l'altitude de 810<°, à moins de 3 kilomètres de^^Rntière, est et restera la gare douanière de ce passage. Tû^Hb trains devront s'y arrêter et y séjourner, dans tous les cas, j^HSe temps quil n'en faut pour tourner la machine et la rei]^H|ren tête. Le rebroussement de Vallorbe n'est donc pas de I à causer d'inconvénients appréciables d'exploitation, même pour une ligne internationale à grand trafic ; et, s'il n'en était pas ainsi, il serait diificile d'admettre qu'on eût laissé subsister le rebroussement de Maubeuge sur la ligne la plus rapide de Paris à Bruxelles. Toutefois, fussent-ils plus grands que nous ne pensons, ces inconvénients sont faciles à éviter, dans l'espèce. Moyennant, en effet, un allongement de 2'',200"\ sans dépasser la pente de 20 millimètres, ni descendre, pour les courbes, au-dessous de rayons de 300™, et avec un viaduc sur l'Orbe moitié moins haut que

— sole viaduc métallique actuel, on peut éviter le rebroussement et placer la gare de Vallorbe dans une situation on ne peut plus favorable.

C'est ici le lieu d'expliquer que la ligne de Jougne, construite en territoire français par la Compagnie P.-L.-M., qui en avait la concession, ne Ta été qu'après de longs relards, à la suite de laborieuses négociations, et n'a pas été tracée comme l'aurait été une ligne appelée à desservir un parcours internationaL Elle contient, en dehors des. rampes au-dessus de 20 "/m qui pourraient être, aujourd'hui même, rectifiées sans grande dépense, des défectuosités faciles à corriger. Ainsi l'on pourrait, moyennant un court tunnel, abaisser le point culminant de 22°» et diminuer ainsi, virtuellement, le parcours de 3 kilomètres environ. On pourrait encore, mais alors avec un plus long tunnel et une dépense plus considérable, arriver, par le lac de Saint-Point, à la gorge de Vaubi lion, un peu en aval de Jougne, sans dépasser l'altitude 860, en raccourcissant un peu le tracé actuel en longueur réelle, et le réduisant, virtuellement, de 22'',500, ce qui donnerait un raccourci effectif de 23 à 24 kilomètres.

Seulement, fidèle à notre système de ne pas faire entrer en ligne de compte, comme valeur actuelle, des éventualités de ce genre, nous avons écarté ce raccourci de nos calculs, et introduisons dans ceux-ci, pour majoration due aux fortes pentes de la ligne de Jougne, les 91 kilomètres trouvés ci-dessus.

G. — Traversée du Jura, ligne des Verrières

Cette traversée n'a accessoirement d'importance que pour quelques itinéraires via Gothard.

La ligne des Verrières est commune avec celle de Jougne jusqu'à Frambourg, station qui vient immédiatement après celle de Pontarlier.

Le faîte est à l'altitude de *940™ seulement. Entre Mouchard et Neuchâtel (altitude 480), la hauteur totale rachetée, sur un parcours total de 114 k., est de 1,112 m. dont 980 m. sont rachetés par des rampes de 20 "/m s'étendant sur 49 k.

En prenant les coefficients afférents aux grandes altitudes, comme nous les avons pris pour la ligne de Jougne, nous obtenons pour majoration :

Soit un allongeineiit d.e 73 Itllomètres-

.H. — Ligne Berke-Lausanne, par Fribourg.

Cette ligne comporte» de Lausanne (ait. 4^0) à Vauderens (ait. 770), une hauteur de 290" rachetée par rampes de 18 "/"• Ce qui, en prenant les coefiScients correspondant aux faibles altitudes, conduit à :

290" X SI = 14.790"; Soit ixn allongement d.e 15 Itllomètres.

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