SCENE VIII
LE COMMANDEUR, Madame HEBERT, DESCHAMPS f Mademoiselle CLAIRET, à V écart.
A Le Commandeur, à Deschamps.
c h e v e de t’expliquer , coquin , ou j’envoie chercher quelqu’un qui t’apprendra ce que l’on gagne à se prêter a de pareils forfaits.
Me. Hebert.
Oui , monsieur ; c'est lui qui accompagnoit le méchant, qui me la ravie; je les ai suivis le plus loin que j’ai pu, je reconnois bien celui-ci.
Deschamps.
Monsieur , ne me perdez pas.
Me. Hebert.
Monsieur est bon. Il ne vous perdra pas ; mais ne lui cachez nen. Le Commandeur.
Et c’est ma nièce qui la reçue.
Deschamps.
Oui , monsieur.
Le Commandeur.
Et le maraut qui suivoit le carosse , c’est toi ?
Deschamps.
Oui , monsieur.
Le Commandeur.
Et 1 autre qui etoit dedans , c’est germeuil?
Deschamps.
Oui , monsieur.
Oh pour le coup je les tiens.
Me. Hebert.
Monsieur , quand iis l’ont emmenée , elle me tendoit
les bras, et elle me disolt adieu, je ne vous reverrai plu^. Monsieur , que je lui parle , que je la console.
Le Commandeur.
Cela ne sç peut. . . Quelle decouverte !
Me. Hebert.
Que dirai-je à ceux qui me loht confiée , quand ils me la redemanderont ? Qu on me la rende ou qu’on m'enferme avec elle.
Le C o m m a n b fe u r.
Cela se Fera , je l’espère ; mais pour le moment disparaissez. Si Ton vous voit , je ne réponds de rien. Allez dans mon appartement. . . Et toi , cotjuin , suis ceLte Femtrle chez moi. .. Demeures y, et songe que si i’ori t’apperçoit , et que Ion sache qu’elle ma parlé , c’est fait de toi.