‹ Le père de familleChapitre 29 sur 39 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

LE COMMANDEUR, Madame HEBERT, DESCHAMPS f Mademoiselle CLAIRET, à V écart.

A Le Commandeur, à Deschamps.

c h e v e de t’expliquer , coquin , ou j’envoie chercher quelqu’un qui t’apprendra ce que l’on gagne à se prêter a de pareils forfaits.

Me. Hebert.

Oui , monsieur ; c'est lui qui accompagnoit le méchant, qui me la ravie; je les ai suivis le plus loin que j’ai pu, je reconnois bien celui-ci.

Deschamps.

Monsieur , ne me perdez pas.

Me. Hebert.

Monsieur est bon. Il ne vous perdra pas ; mais ne lui cachez nen. Le Commandeur.

Et c’est ma nièce qui la reçue.

Deschamps.

Oui , monsieur.

Le Commandeur.

Et le maraut qui suivoit le carosse , c’est toi ?

Deschamps.

Oui , monsieur.

Le Commandeur.

Et 1 autre qui etoit dedans , c’est germeuil?

Deschamps.

Oui , monsieur.

Oh pour le coup je les tiens.

Me. Hebert.

Monsieur , quand iis l’ont emmenée , elle me tendoit

les bras, et elle me disolt adieu, je ne vous reverrai plu^. Monsieur , que je lui parle , que je la console.

Le Commandeur.

Cela ne sç peut. . . Quelle decouverte !

Me. Hebert.

Que dirai-je à ceux qui me loht confiée , quand ils me la redemanderont ? Qu on me la rende ou qu’on m'enferme avec elle.

Le C o m m a n b fe u r.

Cela se Fera , je l’espère ; mais pour le moment disparaissez. Si Ton vous voit , je ne réponds de rien. Allez dans mon appartement. . . Et toi , cotjuin , suis ceLte Femtrle chez moi. .. Demeures y, et songe que si i’ori t’apperçoit , et que Ion sache qu’elle ma parlé , c’est fait de toi.

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