SCENE XV' CLARY, MARIE
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CLARY, tombant assise au milieu et pteurant *.
Mon Dieu 1 mon Dieu !
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î! CLARY, pleurant. . , . •
Ah ! laisse-moi ! laisse-moi ce moment de faiblesse. .
Pleure ! pleure ! pauvre chérie, les larmes te soulageront, puis le courage te reviendra.
cl a aï.
Le courage ! en ai-je donc manqué de courage ? Et je n’en manquerai jamais tant que j’aurai Jeanne près de moi, ma Jcanne, r mon seul et douloureux bonheur.
marie.
Notre fille.
CLARY
Oui, ta fille à toi !... Oh! quand donc pourra-t-elle me donner à moi le nom de mère, qui doit être si doux, si caressant au cœur.
MARIE
Mon Dieu ! cela ne serait peut-être pas aussi impossible que tu le crois, (un temp*.) M. Maurice est un galant homme qui parait t’aimer profondément.
CLART.
M. Maurice m'aimât-il assez pour m’épouser, après l’aveu que ta probité, la mienne, auraient dû lui faire de notre malheur! quejeneveux pas, moi... non jamais je ne consentirai à donner un père étranger à ma fille. (Elle te lève *.)
MARIE
Alors, ne pouvant, n’osant même chercher à découvrir quel peut èttfe le sien.
CLARY
Oh ! ne me parle jamais de cet homme, que je ne connais ni ne veux connaître.
11 faut donc renoncer à jamais à laisser un nom à notre chère enfant?
CLARY
.,,Un nom ! n’aura-t->eüe pas le mien?
MARIE
Que veux-tu dire ?
• 1 • ; CLAflY.
Pourquoi donc me serais-je faite artiste? pourquoi donc suis-je fière en moi-mème d’avoir acquis déjà du talent, si ce n'est pour en léguer et la gloire et le nom à ma fille ?
MARIE
"Tu voudrais?
, CLARY
Ah ! je ne t’ai jamais avoué cette ambition.- Mais si j'ai signé
mes œuvres d’un nom d’homme, c’est afin qu’un jour, en montrant Jeanne, on dise d’elle avec envie : c’est la fille du statuaire Camille Clary. Oh!., oui, je veux qu’elle soit glorieuse de porter ce nom que je lui aurai noblement acquis, et alors...
* Cl. M.