‹ Le pere de ma fille comedie en un acteChapitre 30 sur 32 · MA ME · texte numérisé non relu

MA ME

C’est pour permettre à Clary de vivre sans honte auprès de sa fille que j’avais épousé notre tuteur.

Pauvre jeune fille qui avez sacrifié votre avenir ! (n se levé.)

; ,11, : MARIE

A ma sœur! ah ! Monsieur, depuis une heure vous me faites endurer mille tortures pour elle. • ■ . -iu . ’ n--.. i

MAURICE

Pardon! pardon! u> /,

.tiil I -o*. MARIE.

Mais, je serais morte plutôt que de vous avouer son déshttnneur. % . r* ** , / ■ .n

'MAURICE

Que parlez-vous?.. Eh bien ! moi, je vous le jure , Madame, je tiens; Votre sœur pour aussi honorable que nulle femme au monde. c. , (,»•.» . ( *■ .■ •'* .• ; i . > • ,u,,.

MARIE

Merci, merci, Monsieur*. • , -:j

MAURICE

Oh! ne croyez pas que je cherche ici à vous donner une consolation banale ; et, pour que vous n’en puissiez douter, maintenant queije crois connaître la seule cause du refus quj&me fait mademoiselle Clary... • - j

• marie,

La seule, oui. Monsieur; la pauvre enfant faisait plus qpe vous estinçer. .n/j.i

MAURICE. . y "M‘ i JH i :î

Eh bien! vous me voyez le plus heuroux des hommes, car je suis certain que rien maintenant ne s’opposcra plus. ^ >

.*tlh lUfWlI. :iî -i:.,.! .MARIE. ‘ ■ !>!■'

.. Vous: vous itrompea^ Monsieur. ^ ■ . u

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Que dites-vous? y . {r , i; [

v MARIE.

Et vous ne connaissez pas Clary. ! n -k j u„ri

MAURICE

Comment! lorsque... \ mi : w

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Dût-elle en mourir! jamais elle ne consentira à donner, un père étranger à sa fille. « e Hie /v

MAURICE. -ii'iT 'l'iï'l! :>L ,i : >

Mon Qieu ! a î-M*r?f. ,Y'ï >

»i;,; t MARIE. M >'t T IV) t» >'ri •> , »ii; I*

C’est pour elle un obstacle .invincible ; ainsi, gardez-lui ce secret, Monsieur; que jamais elle ne puisse seulement soupçonner que vous le sachiez... ce serait la tuer !

* Mar. Maur.

LE FEUE UE JIa » iLLE.

MAURICE, après avoir réfléchi, et comme iRi homme qui a pfis un parti.

Ali! votre sœur a raison. Madame, une femme dans sa position ne peut et ne doit épouser que le père de son enfant.

< MARIE

Et il n'existe plus, ainsi nul espoir. (Musique.)

Maurice.

Et pourquoi, puisqu’elle ne le connaît pas?

^ ■ . marie.

Eh bien ! (voyant ciary.) Elle ! éloignez-vous !

MAURICE, bas.

Au contrajre.

MARIE. (Reprise de la walse à l'orchestre jusqu’à la fin.)

Mais je vous ai dit*.

CLARY, à part, en entrant. *

Quoi donc? .

• . MAURICE, sans avoir l’air de voir Ciary.

Oui, je sens combien vous devez mépriser celui qui, dans un .moment d'égarement et d’ivresse, a pu commettre un tel crime»

CLARY, à part.

^ Que dit-il ?

MARIE, bu.

Monsieur, mais ma sœur est là.

MAURICE, continuant.

Aussi n’est-ce pas un pardon, c’est une grâce que le coupable implore.

MARIE

Le coupable !...

CLARY, t’avançant. 0

Et qui donc ? . -

• MARIE, à part.

Qu’a-t-il fait ?

MAURICE, aprèa un tempa, s’agenouillant devant elle.

Mademoiselle, si indigne qu’il puisse être de votre estime.... comme votre sœur, refuserez-vous aussi au père de Jeanne de la nommer sa fille ?

Son père !

S’accuser ! lui !

«'Ciary!

CLARY

MARIE, à part.

MAURICE, auppliant.

MARIE, à part.

Oh ! je le comprends.

CLARY, montrant Maurice.

Mais ce n’est pas ?.. non ! ce n’est pas...

MAURICE, auppliant. >

Ciary!

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