L'ENTRETIEN BOUGREMENT PATRIOTIQUE DU PÈRE DUCHESNE AVEC CADET-ROUSSEL
Au sujet de tous les jean-foutres qui brissottent l'argent du peuple, et qui brouillent les cartes daris la Convention pour empêcher de faire la Constitution , afin de rétablir la royauté, en livrant la France aux brigands couronnés qui nous font la guerre.
Contre les royalistes, les Brissotins, les Girondins, les Rolandins, qui veulent détrurre tous les patriotes par la faim, le feu et le poison, et qui, après avoir fait assassiner Lepelletier et Léonard Bourdon, viennent d’empoisonner le brave Lasosxi!, la perle des sans-culottes du faubourg Saint-Marceau.
Contre Jérôme Pétion, qui, après avoir déserté la sansculotterie, veut se mettre à la tête de la basoche et d'une armée composée de ci-devants avocats et de procureurs, de marchands de sucre et d'argent, et de tous tes honnêtes gens de Lafayette, pour chasser les citoyens inactifs de leurs sections, afin de livrer la France au roi Georges Dandin et de rétablir la royauté, que maître Jérôme et les Brissotins ont juré de défendre jusqu’à la mort.
€ Qui mareha, le 10 août, à la tête des Marseillais et des cavonniers.
Contre les aboyeurs du Marais, qui mitonnent la contrerévolution au manége. Son péparT à la tête des sansculottes de Paris, pour pulvériser les brigands révoltés dans le département de la Vendée. LE GRAND SERMENT qu’il fait,-aussitôt qu'ils seront exterminés, de révenir avec tous les patriotes des départements pour foutre la chasse à tous les Brissotins, Girondins, Rolandins, Bu-
. Zotins, qui veulent nous faire manger le plâtre de nos maisons.
De voir les sans-culottes s'amuser à la moutarde, au lieu d’aller foutre la danse aux prêtres et aux brigands qui ravagent le département de la Vendée. Ses bons avis aux lurons du faubourg Saint-Antoine, pour qu'ils s'arment de.fouets de poste et de gourdins, pour farre rentrer dans les caves tous les courtauts de boutique, tous les saute-ruisseaux des ei-devant procureurs et les garçons marchands de sucre, qui veulent faire la contrerévolution à Paris.
Contre les ci-devant financiers, avocats, procureurs, et les gros boutiquiers qui rient sous cape , de voir ravager les départements. Les Bons avis qu’il donne aux femmes de tous les sans-culottes qui partent pour la Vendée, de s’armer de verges pendant l'absence de leurs maris et de faire des patrouilles au ci-devant Palais-Royal et aux spectacles, pour foutre la danse à tous les foutriquets qui prêchent la contre-révolution.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE De voir que les têtes à perruque veulent détruire la République et rétablir la royauté. Sa GRANDE morioN pour forcer les riches de nourrir les femmes et les enfants des sans-culottes qui vont se foutre un coup de peigne avec les brigands de la Vendée, pour défendre les propriétés, des jean-foutres qui restent les bras eroisés
pendant la guerre.
Au sujet d'an grand complot formé par les Brissotans et les Girondins pour mettre le feu aux quatre coins de Paris
- et égorger, pendant le tumulte, les patriotes de la Montagne, le maire de Paris, tous les braves bougres de la Commune et les Jacobins , afin de donner la clef des champs à la louve Capet, au petit arlequin du Temple, et de le ramener en triomphe aux Tuileries pour le couronner. SEs BoNS Avis aux braves sans-culottes, pour qu'ils forment une armée dans Paris’ pour défendre la République contre soixante mille blanes-becs arrivés de Coblentz, qui se sont faits courtauts de boutique et saute-ruisseaux des notaires et des avoués.
Contre les ouvriers que le peuple a chargés de construire le temple de la liberté, qui veulent le détruire ! et qui, au lieu de prendre cœur à l'ouvrage, se tiennent tous les jours par les crins pour allumer la guerre civile et anéantir Paris. SES Bons avis aux braves sans-culottes de Marseille et de Bordeaux, que l’on veut armer
contre les Parisiens, afin qu'ils nous aident à donner un grand coup de collier pour délivrer la France des complices de Capet et de Dumouriez, qui sont au milieu de la Convention.
* C’est une sorte d'allégorie contre la Convention.
À tous les sans-culottes des départements, au sujet des complots formés par les Brissotins , les Girondins, les Rolandins, les Buzotins, les Pétionistes et toute la foutue sequelle des complices de Capet et de Dumouriez, pour faire massacrer les braves Montagnards, les Jacobins, la Commune de Paris, afin de donner le coup de grâce à la liberté et de rétablir la royauté. Ses Bons avis aux braves lurons des faubourgs pour désarmer tous les viédases qui pissent le verglas dans la canicule, et qui, au lieu de défendre la République, cherchent à allumer la guerre civile entre Paris et les départements.
De se voir obligé de siffler la linotte dans la prison de l'Abbaye ‘ par les ordres du comité d’inquisition de la Convention nationale. Ses REMERCIEMENTS à tous les braves sans-culottes qui ont pris sa défense, et LES Bons Avis qu'il leur donne pour défendre leur liberté et raser les nouvelles Bastilles que l’on veut élever pour y renfermer tous les Jacobins et les défenseurs de la sansculotterie.
! Arrestation d'Héhert, le 25 mai 1793, par ordre de la commission des Douze.
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Au sujet de la grande victoire remportée par les sans-culottes sur le comité de contre-révolution qui l'avait fait mettre à l'ombre, et qui a été forcé de mettre les pouces et de lui rendre la clef des champs ‘. SEs sons avis aux braves sans-culottes, afin qu'ils se tiennent toujours debout tant que les traîtres et les conspirateurs vivront.
Au sujet de la grande révolution qui vient de foutre à bas l'infâme clique des Brissotins et des Girondins, qui vont à leur tour siffler la linotte ?. Grand suGEMENT du peuple pour faire gorger à tous ces fripons les mon-ceaux d’or qu'ils ont reçus de l'Angleterre pour allumer la guerre civile, et Jes assignats qu'ils ont volés à la nation. Ses Bons avis aux braves Montagnards, pour qu'ils réparent le temps perdu, et nous donnent une bonne constitution.
1 Le 31 mai.
? Le 2 juin 1793, à la suite de l'affaire du 51 mai, la Convention décréta l'arrestation des députés girondins ainsi que des ministres Lebrun et Clavière.
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