‹ Le Père Duchesne d'Hébert: ou notice historique et bibliographique sur ce journalChapitre 62 sur 73 · FAITE PAR LK PÈRE DUGHESKB · texte numérisé non relu

FAITE PAR LK PÈRE DUGHESKB

(h-:iihI détail (k* Ions les préparatifs du siège de Paris par lc»s recors et |KHJsseH;uls de la Normandie. Corps de cavalerie mont(> sur des ânes et commandé par Lanjuinais. Partage de la France entre les Briasotins et les Rolan- «lins, (|ui ont créé Pétion empereur de la Vendée. Ses BONS AVIS aux braves sans-culottes des départements qu'on veut faire marcher contre nous , d'amener cette l>ande de Mandrins pieds et mains liés à la Convention IKuir leur faire essayer la cravatedePivrogne Capet.

lA r.RANnK COI.ÈltR DU PÈRE DUCHESNE

Contre Dumouriez cadet, ci-devant comte de Custines, qui se déclare dictateur, contre le ci-devant duc de Biron, qui ont mis leur tète dans un bonnet avec Buzot. pour détruire la république, et qiy ont formé le complot de se joindre aux brigands delà Vendée. Ses bons avis aux sans-culottes pour qu'ils chassent tous les nobles des armées, et qu'ils s*arment de fouets de poste, pour faire déguerpir tous les fripons protégés par le traitre Roland, et en particulier le barbouilleur Carra, qui jouit d'une place de 20 mille livres, en vertu d'un brevet délivre dans le boudoir de la reine Coco par les Mandrins de la Gironde.

LE PÈRE DUCHESKE. 171

LA GRANDE COLàfiE DU PERE DDCHESNE

Au sujet de la trahison des généraux de la Vendée, qui s'entendent avec les brigands pour conduire et livrer les soldats à la boucherie et livrer notre artillerie. Ses BONS AVIS à la Convention pour qu'elle fasse danser Biron. Sa grande joie de voir les traîtres Westermann et Sandos essayer la cravate de Cîipet.

LA GKASDli COLÈKK DU FEUE DUCHESNE

Au sujet d'un nouveau projet de contre-révolution qui doit commencer par un pillage dans Paris, afin d'enlever le petit avorton du Temple. Ambassadeurs envoyés par deux sections de Paris au roi Buzot, pour lui annoncer cette bonne nouvelle, et passer le contrat de maribge de ce roi des Buzes, avec la grosse Babet, sœur de feu Capet, et celui de Louis XVII avec la fille du grand Gorsas. Conspiration de Custines pour livrer le passage aux Autrichiens et aux Prussiens qui doivent assister à ses fiançailles.

LA GKA DE DUL'LEUR DU 1ÈRE DUCHESKE

Au sujet de la mort de Marat, assassiné * à coups de couteau par une garce du Calvados, dont l'évèque Fau-

* Le 13 juillet 1795.

17f LE PÈRE DIJCHESNE.

clid était le directeur. Ses bons avis aux braves sansculottes pour qu'ib se tiennent sans cesse sur leurs gardes, attendu qu'il y a dans Paris plusieurs milliers de tondus de la Vendée cpii ont la patte graissée pour égorger tous les hons citoyens.

LA GRAKDE JOIE DU PÈRE DUCHESRE

De voir que toutes les conrununes de la république se rallient autour de la constitution, que sa majesté Bulotine commence à jouer au roi dépouillé, et qu'avant qu'il soit Tàge d'un petit chien, les départements rendront justice aux Parisiens, malgré les accapareurs de Marseille et de Bordeaux et les marchands de galon de Lyon.

LA GRANDE VISITE DU PÈRE DDCHESlfE

Au général Moustache, ci-devant comte de Gustines, en se déguisant en baron allemand pour tirer les vers du noi de co vieux renard, qui lui a fait connaître tous les coups de chien qu'il avait en tète pour livrer Gondé ot Valenciennes à nos ennemis, tandis que plus de vingt mille bandits, ci-devant nobles, sont cachés dans Paris, et attendent le signal pour égorger les i culottes, et faire la contre-révolution.

LE PÈRE DUCHESNB. 173

LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE

Contre tous les bandits qui veulent exciter du trouble dans Paris, en enlevant le pain chez les boulangers, pour le jeter dans la rivière. Ses bons avis à la Convention, pour qu'elle fasse promptement joiier le général Moustache ^ à la main chaude, attendu qu'il est le chef de tous les brigands, et qu'elle s'occupe nuit et jour du soulagement des pauvres .en foutant la chasse aux accapafeurs.

la grande joie DU PÈRE DUCHESNB

Après avoir vu Marat dans un songe, dans lequel il lui a fait connaître tous les intrigants, les fripons et les traîtres qui veulent perdre la république. Leur entretien bougrement patriotique sur les moyens de sauver la sans-culotterie. .Le serment» du vieux marchand de fourneaux de marcher toujours \sur les traces de TAmi du peuple, malgré le poignard et le poison des hommes d'État.

* Par décret du 21 juillet 1795, la Convention ordonna que \c général Custincs serait enfermé à l'Abbaye. Il fut décrété d'accusation le 28 du môme mois.

174 LE 1»ÈRE DUCIIESNE.

LA G11AM)E COLÈKË DU PKKE DUCUËHNE

De voir que les sans-culottes s*ainusent à la moutarde, au lieu de tailler dans le vif pour sauver la république. Les bons avis qu'il leur donne pour exterminer les brigands de la Vendée, et faire mettre les pouces aux marchands de galon de Lyon. Sa grande motion, pour qu'on mette le grapin sur tous les contre-révolutionnaires, les royalistes, les accapareurs, et qu'on les enfenne dans des églises, en braquant devant le canon * chargé à mitraille, jusqu'à ce que la paix soit assurée et la constitution établie.

LA GRANDE COLERE DU PÈRE DUGUESNK

Au sujet de la capitulation honteuse de Mayence * livrée aux Autricliiens par les ordres de Tinfàme Gustines qui a placé dans toutes les villes de guerre des scélérats pour les rendre de la même manière. Ses bons avis à la Convention pour qu'elle chasse tous les nobles des armées. Sa grande joie de voir le général Moustache jouer à la main chaude en présence des braves bougres des départements, qui arrivent poin* la fête du 10 aoùL

' l.e ^23 juillet 1797^

LA GUANDK COLÈKE DC ^KB DUCHKSNE

Contre les Brissotins , les Rolandins, les Royalistes, qui. font assiéger les boutiques des boulangers, par leur valetaille, dès la pointe du jour, afin d'exciter du trouble dans Paris pour sauver le traître Custines Sa grande joie au sujet du décret ^ qui va faire raccourcir tous les accapareurs. Ses bons avis aux sans-culottes, pour empêcher la disette et assurer du travail et du pain à tous les citoyens, quand on aura mis à l'ombre tous les jean-foutres qui soufflent le froid et le chaud pour faire la contre-révolution.

LA GRANDE C.DLÈKE DU PERE DUGilESNE

Au sujet de la prise de Valenciennes ', qui vient d'être livrée par les amis de Custines. Sa grande joie de voir que la louve autrichienne va être à la fin raccourcie. La grande visite qu'il lui a rendue à la Conciergerie, pour entendre ses cris et ses injures contre la sansculotterie. Sa grande dénonciation au sujet d'uncom-

' Il V a des e.KcmpUiirL's qui purUiiil n' 266. Le texte ebi idenliijucmeiH le même.

- Du26 julllell795.

^ La rapilulatiou do Valriiciciinos oui lieu le 28 juillet 1795

176 LE PÈRE DUCHESNB.

plot formé pour demander wie amnistie Id 10 août, en faveur de Gustines et deBrissot, et pour sauver tous les viédases qui ont voulu buzoter la France. Ses bons avis aux braves sans-culottes, pour qu'il se mettent sur leurs gardes pour empêcher ie nouveau coup de diien.

LA GRANDE COLÈRB DU P&RE DUGHESNE

Contre une nouvelle clique de fripons et d'intrigants qui veulent remplacer les Brissotins et mener la Convention à la lisière, livrer la France à nos ennemis, et donner la clef des champs au petit louveteau du Temple, pour régner en son nom. Sa grande joie de voir arriver les braves sans-culottes des départements pour la fête du i août. Les bons avis qu'il leur donne de mettre tous leur tète dans un bonnet, pour exterminer tous les traîtres, et donner le grand coup de collier qui fera marcher la Constitution.

LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUGHESNE

De voir manquer les subsistances au moment où nos frères des départements viennent manger avec nous le pain de la fraternité. Ses bons avis aux braves sansculottes pour qu'ils s'emparent de la clef du garde-

manger, afin qu^ii ne soit plus délivré de bouiïaille qu'aux ouvriers et aux hommes utiles, et que les godelureaux et les Coquines de l'ancien régime, qui rient de la misère du ijeuple, soient condamnés à leur tour à &ire carême. Sa grande joie de s'en foutre une pile éternelle avec les braves bougres qui vont jurer avec nous, de défendre jusqu'à la mort la république une et indivisible, et la mort des tyrans, des traîtres et des accapareurs.

U GRANDE JOIE DU PERE DUCHESME

De voir que les braves bougres, envoyés par les départements pour la fête de la Constitution S sont décidés à domier avec nous le dernier coup de collier pour sauver la république. Le grand discours qu'il leur adresse avant leur départ, et les bons avis qu'il leur donne pour qu'ils fassent sonner le tocsin dans tous les villages, afin de faire danser la carmagnole aux aristocrates, aux royalistes et aux accapareurs, et ensuite aux Autrichiens et aux Prussiens.

LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCUESNE

De voir que l'on allonge la courroie pour le jugement de Brissot, de Gustines et des crapauds du Marais. Ses bons

* U Fédération. 10 août 1793.

17K It lȃHK DlM.IIESiNE.

avis aux braves s;ins-culottos des départements, |>our qu'ils ne quittent pas Paris avant que tous les traîtres qui ont voulu allumer la guerre civile aient mis la tète à la fenêtre. Son grand discouçs aux braves Montagnards t\u\ ont fait la Constitution, pour les enga^r à délivrer le peuple des sangsues de la chicane, et décréter pronipteinent Tinstruction publique.

LA GRAMDK COLÈRB DU PàRE DLCHESME

Contre les riches qui veulent affamer le peuple, eu accaparant le Me et les denrées. Ses bons avis à la Convention, pour qu'elle lève une armée de 10 mille sansculottes dans chaque département, pour forcer les gros fermiers de sortir le blé de leurs greniers, où il moisit, et pour faire prendre Tair au sucre et au savon que les accapareurs cachent dans des souterrains, pour les vendre ensuite au poids de l'or.

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