I.A GRANDE COL^>RE DO PÈRE DUCIIESIfE
Au sujet du tripotage que Ton a employé pour affainer Paris et faire passer nos subsistances aux muscadins de Lyon et aux accapareurs de Mar^ille. Sa grande ribotte à la Courtille avec toutes ses commercé, pour leur découvrir le pot aux roses et leur faire connaître les jean-foutres qui sont cause que nous avons mangé notre pain blanc le premier
IHO I.E l'ÊRE DtCHESNE.
LA GRARUE COLàRE DU fÈRE DUCBESNE
Contre les jean-foutres qui ne sont dans les places que pour jouer au Gn et tirer leur épingle du jeu. Ses bons avis aux braves sans-culottes, de ne choisir, pour juger les traîtres et les conspirateurs, que de pauvres bougres qui n'iront pas chercher midi à quatone heures pour condamner Gustines, et qui n'auront pas les pattes crochues pour empocher Ter et les assignats qu'on leur offrira pour ne pas voir clair en plein midi.
LA tîRANDE JOIE DU PERE DUCHESNE
Au sujet du raccourcissement du général Moustache* qui, après avoir vécu comme un traître et un jscélérat, est mort comme un jean-foutre. Ses bons avis à la Convention, pour qu'elle établisse une douzaine de tribunaux pour faire mettre promptement la tête à là fenêtre, k la louve autrichienne, k Tinfâme Brissot, et aux autres coquins qui ont trahi le peuple et allumé la guerre civile.
• Le géiM'MalCustines Tut exéciué, sur la place delà Bévolution, le 28 août 17U3.
LE PÈItE DUGHESINE. ' 181
LA QRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESME
De Toir que les gros continuent de manger les petits, et que Iqs riches se déclarent tous les ennemrs de la république. Sa grande joie de voir que les muscadins de Lyon vont être mis à la raison. Ses bons avis k la Convention pour qu'elle ôte Tautorité aux riches qu^elle protège les pauvres, et qu'elle ne souffre pas plus longtemps que tous lés œufs soient dans un même panier, conmie dans Tancien régime.
LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUCHESNE
En apprenant que les marchands de sucre et les accapareurs de Marseille ont été forcés de mettre les pouces, et d'ouvrir les portes de cette ville aux troupes de la république qui y sont entrées en triomphe. Sa grande motion pour que le fonctionnaire Samson joue bientôt à la boule avec la tète de la louve autrichienne et celle de Brissot, de Vergniaud, du calotin Fauchet et des autres scélérats qui voulaient détruire la sans-culottcrie.
I8J LE VtHt bUCUESNK.
i.A (;flANI>E COLÈRE DU F^KE DUCRESNE
De vuiiquo Von souiTre tous les bandits du Palais*Royal, tous les vendeurs d'argent» tous les filous qiti dévalisent tous les passants. Ses bons avis au général' des sans-culot tes, de faire main basse sur toute cette canaille, et d'en purger une bonne fois Paris, àa grande doideur en apprenant que les soldats de la république ont abandonné la victoire auprès de Lille, pour se livrer au pillage, et s'en foutre des piles tandis que les ennouiis prenaient leurs canons.
LA GRANDE JOIE DU PÈRE OUCHESNE
Au sujet des Iwns décrets que la Convention vient de rendre *, pour faire ouvrir tous les greniers des accapareurs, par la vertu de la sainte guillotine ambulante et par Tarmée révolutionnaire qui va dauber les Muscadins et donner le coup de grâce aux Aristocrates et aux Rovalistes.
• Djkret du 5 septembre 1795, portant établissement d'une armée révolutionnaire de 6,000 liommes et de 1 ,200 canonniers.
LE PÈRE DUCHESNF. 185
LA GRANDE JOIE DU PERE DUCHESME
De voir le pain reparaître chez les boulangers depuis que le peuple a retrouvé la clef du grenier, en mettant h l'ombre tous les Muscadins, tous le§ commis de Pitt et de Cobourg, qui se déguisaient le matin en sans-culottes, pour faire rafle des pains de quatre livres, et les jeter dans la rivière, et qui, le soir, bien poudrés et bien pomponnés, aUaient insulter à la misère publique, avec leurs culottes étroites et leurs habits carrés, dans les promenades et les spectacle*.
LA GRANDE COLERE DU PERE DUCHESNE
De voir que les sans-culottes de Paris restent les bras croisés , au lieu de marcher promptement en masse pour balayer les frontières de tous les brigands qui les ravagent. Ses bons avis aux jeunes Parisiens pour qu'ils forment promptement leurs bataillons , et qu'ils marchent sans délai vers l'ennemi , en faisant porter leurs sacs aux Muscadins , et les forçant de traîner les équipages. Sa grande joie de voir siffler la linotte à tous les jean-foutres qui voulaient brûler Paris , et faire perdre le goût du pain aux braves Montagnards et aux Jacobins.
184 UK ^i^RË DUCHESNE.
LA GRANDE JOIE DU PÈRE DCCHESNE
En apprenant toutes les victoires des braves défenseurs de la Ré[)ublique sur les Anglais , les Autrichiens et les Prussiens *, et de voir qu*avant qu'il soit Tàge d'un petit chien on promènera à Londres au bout d'une pique la tète de Tànc de Hanovre et celle de son porte-esprit Pitt, le Jokey. Ses bons avis aux sans-culottes pour qu'ils continuent de lever les cottes des salopes soudoyées par les Anglais pour assiéger les portes des boulangers, et de les étriller conune elles le noéritent.
LA GRANDE COLERE DU PÈRE DUCHESNE
De voir que les sans-culottes s'amusent à la moutarde , au lieu de donner le coup de grèce aux Royalistes , aux Aristocrates , aux Rolandins , tandis que nos braves guerriers foutent de si bonnes danses aux ennemis du dehors. Ses bons avis k la Convention pour qu'elle fasse promptement mettre la tète k la lunette k l'infôme Brissot , k la louve autrichienne et k toute la clique de
* le 9 septembre, 15,000 hommes, commandés par Laadri, entrent dans Dunkerque; les Anglais sont battus h Houdscoole, et forces de lever le siège de Dunkerque. •
LE PÈRE D&GHESNE. 185
la Gironde, et surtout qu'elle n'oublie pas le scélérat Bailly. Sa grande motion pour que le maire-grue soit raccourci k rentrée du Champ-de-Mars , où il a fait massacrer le peuple.
LA GRANDE RONDE DU PÈRE DUCHESNE
Dans les prisons , pour passer en revue tous les Aristocrates f tous les Royalistes , tous les Brissotins qui sifflent la linotte. Sa grande colère de voir que Ton se fout du peuple en allongeant la courroie au sujet du jugement de Brissot, de la veuve Capet> du prêtre Fauchet , de Vergniaud , de Gensonné , du borgne Manuel et de tous les autres scélérats qui voulaient dépecer la République , et en vendre les lambeaux au roi Georges Dandin , au Mandrin de Prusse et au Cartouche de Vienne.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈAB DUGHESNE
De voir que des Muscadins déguisés empêchent les femmes des hrîives sans-culottos do porter la cocarde natio-
186 LE PÈBE DUCHESNB.
nale *. Ses bons avis h toutes les luronnes qui ont si bien foutu la danse ^ tous les Muscadins de Versailles , le 6 octobre , de ne pas se démentir. Sa grande motion pour qu on enlève , d'un seul coup de filet , tous les Aristocrates et les Royalistes qui brouillent les cartes |)armi nous , et qu'on les embarque pour le Mississipi.