UNE ET INDIVISIBLE
* L'exécution du duc d'Orléans, dit Égalité, eut lieu le 6 novpmbre 1793 (16 brumaire an II). 11 était né le 13 avril 17*7.
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nairc, pour qu'il balte le fer pendant qu'il est chaud, et qu'il fasse promptcmcnt passer sous le rasoir national le traître Bailly, T infâme fiarnave et tous les tri- |)otiers de F Assemblée constituante qui ont vendu au plus offrant le peuple à la tyrannie.
LA GRANDE JOIE DU PÈAE DUCHESNE
De voir que les cagots sont obligés de se cacher dans leurs caves pour y dire leurs patenôtres et leurs oremuSy et mangent du fromage de ce que les Français ne veulent plus avoir d'autre Dieu que la Liberté. Leurs prières et leurs lamentations en accusant leur bon Dieu de devenir sans-culotte, attendu qu'il ne lance pas sa foudre pour exterminer ceux qui ne croient pas à leurs contes de bonne femme.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE
De voir que toutes les bigottes font feu des quatre pieds pour conserver leurs vieilles reliques. Ses bons avis aux sans-culottes, pour qu'ils aillent s'instruire à la comédie qui vaut mieux que les sermons des capucins. Sa grande revue des spectacles pour dauber ceux qui gouaillent la sans-culoiterie, et pour soutenir les braves bougres qiii jouent des pièces républicaines.
LE PÈHE DUCHESiNE. 197
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCIIESNE
Contre tous les jean-foutres qui pèchent en eau trouble, et qui s^enrichisscnt aux dépens de la république. Ses bons avis à la Convention, pour qu'elle mette au pas les fournisseurs des armées, qui pillent le soldat, et qui s'entendent tous, comme larrons en foire, pour dégoûter les défenseurs de la patrie, en les faisant mourir deiroid et de faim.
Contre les trois jean-foutrcs ^ qui ont déserté la Montagne pour aller barbottcr avec les crapauds du marais, afin de sauver le reste de la bande Cartouche-Brissot. Ses bons avis aux braves sans-culottes et aux Jacobins de se tenir sur leurs gardes, et de ne pas s'endormir jusqu'à ce que la grosse Babct ait été raccourcie, ainsi que toutes les coquines qui ont voulu allumer la guerre civile entre Paris et les dépai'tements.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESKE
Contre le fi'ocai-d Chabot, qui veut mesurer tous les sansculottes à son aune, ot qui fait courir le bruit par le»
* Il cite Thuriot, Bazin r( Chitbnt
lUH LE PÈRE DL'CIIESNE.
Autricliions qui lui graissaient la patte, que les meilleurs Jacobins vont sifQer la linotte avec lui, et que le marchand de fourneaux sera bientôt mis à Torabre, comme s'il existait encore un comité des Uouze. Sa ;5ran(le joie do voir que la mine est éventée, et qufl tous It's l'riiM)ns qui ont volé et pillé le i>euple, vont avoir les ongles rognés.
lA GBANDR COL^Jie DU PÈRE PUCHESMI::
\)v voir que les sans-culottes donnent comme des buses dans tous les paquets qu'on leur débite. Sa grande découverte d'un nouveau complot des Chabotins, pour mettre les Jacobins îi chien et k chat, et brouiller la carte à la Montagne cl dans toute la république. Entretien stHiret du roi Georges-Dandin et de Pitt, son l)orl«Mîsprit, qui |»rouve que des milliers de jean-foutrt^s ont l:i patte gniiss(»e pour assassiner les meilleurs palrioti's.
I A CHA.MIK COLKRF M' FÈRE IH'CHESKK
De voir (jue tous les estaffiers de Lafayette ont forcé Marat de vivre pendant quatre ans avec les chauves-souris^ l't tous les Muscadins et Muscadines qui, comme Cliar-
LE PÈRE DUCUESiSE. ' 199
lotie Corday auraient voulu assassiner Tami du peuple en son vivant, osent le fêter après sa mort *. Ses bons avis aux braves sans-culottes, pour qu'ils se défient des patriotes de deux jours, qui manigancent de nouveaux coups de chien contre la république.
LA GRANDE COLÈRK DU PERE DUGHESNE
Au sujet d'un nouveau complot des ci-devant financiers et des marchands d'argent, pour s'emparer du numéraire et &ire tomber les assignats. Ses bons avis aux braves sans-culottes, pour qu'ils se tiennent sur leurs gardes, attendu qu'ils sont environnés de fripons qui leur tendent des pièges, et qui manigancent la contrerévolution.
LA GRANDE COLÈRE DU PÈKE DOCHESNE
Au sujet de tous les coups de chien que les Aristocrates manigancent contre les meilleurs patriotes, en les menaçant de la contre-révolution et de les faire assassi-
' A ja fèle dite de la Raison, qui fut célébrée le iO brumaire au II (10 novembre 1793) dans l'église de Notre-Dame. La Convention in masse s'y rendit le soir pour y chanter avec le> peuple l'hymne à la Raison, nprès avoir décrété que colle église portnait désor mais le nom de Tempir (te la Raison.
900 LE PÈRE DUCOESNE.
ner. Ses bons-avis aux braves sans-culottes pour qu'ils soient toujours sur le quùvive, en tenant tous les fripons et les contre-révolutionnaires en joue, et en restant fidèles à la Convention et k la sainte Montagne.
y lit
LA GRANDE COLKRR DU PÈRE DUCHESNE
Do voir que les gros poissons veulent toujours manger les petits, que chacun plaide pour son saint, et que les trois quarts et demi des animaux à deux pieds ne songent qu à leur intérêt, et oublient celui de la patrie. Ses bons avis aux braves républicains pour qu^ils foutent de cote tous les ambitieux et les riches, et qu'ils soutiennent de toutes leurs forces les bons sans-culottes.
L\ GRANDE COLÈRE Dl' PERE DUCHESNE
De voir (|iie des jcan-foiitres, qui ne sont ni chair ni poisson, osent accuser les meilleurs patriotes. Sa grande joie de voii* que ces gredins se brûlent à la chandelle, et que toutes leurs manigances contre la république vont se découvrir. Ses bons avis aux braves sans-culottes, pour qu ils défendent les bougres intrépides qui les ont soutenus o\ qui les soutiendront jusqu'à la mort.
LE PÈRE DUCHESNE. 2Uf
LA GRAIfDE COLÈRE DU PÈRE DUCHESNE
De voir que des jean-foutres qui n'ont ni bouche ni éperon, saignent du nez pendant le combat, et nous pro- , posent de quitter le champ de bataille pendant la mêlée au moment de la victoire. Ses bons avis aux braves Montagnards, pour qu'ils n'abandonnent pas la barque jusqu'k ce qu'elle soit arrivée k bon port, et jusqu'à ce qu'ils aient délivré la république de tous les traîtres qui mettent des bâtons dans les roues.
LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUCHESNE
En apprenant toutes les belles actions de nos braves bougres qui combattent pour la république et qui la sauveront malgré les fripons et les traîtres et tous les brigands couronnés, qui prendront plutôt la lune avec les dents que de nous faire la loi.
GRANDE DÉCOUVERTE DU PÈRE DUOESlfE
l)e tous les complots de l'infâme Pitt, premier porteesprit du roi George- Dandin, pour faire la contre-révo-
«M LE PÈRE DICIIESNE.
lution en redoublant lu foule à lu porte des boulungerii, en enlevant le lK»urre, les œufs et toutes les subsistances dans les campagnes, et surtout en mettant les meilleurs patriotes à chien et à chat» pour les détruire en détail.
LA GRANDE JOIK DU PÈRE DUCHESNE
Au sujet de la grande victoire Remportée par les soldats de la Liberté dans la ville du Mans, sur les brigands de la Vendée, qui ont été taillés" en pièces, et qui ont perdu leurs trésors, leur artillerie, leurs saints et leurs reliques. Sa grande ribotte avec tous ses rompères et coninières, en réjouissance de cette bonne nouvelle, (|ui donne le coup de grâce aux Aristocrates, aux calotins et à tous les conspirateurs.
LA GRANDE COLÈHE DU PERE DUCHESKE
De voir les Aristocrates se sâns-culotiser pour mieux nous foutre dedans, et pour perdre les véritables patriotes. Ses bons avis à tous les citoyens pour qu'ils se tiennent sur leurs gardes afin d'arracher le masque h tous les fripons, et pour qu'ils environnent la €onvention et la défendent jusqu'à la mort contre les intriiçants et les traîtres qui cherchent à la diviser.
De voir que les sans-culottes se laissent foutre dedans par des Aristocrates à bonnet rouge^ qui les mettent à chien et h chat. Sa grande joie d'avoir vu Marat en songe, et qui lui a dévoilé toutes les manigances des étrangers, des Aristocrates, des complices de Brissot et des prêtres pour brouiller les cartes, pour détruire les patriotes les uns par les autres.
LA GRANDE JOIE DU PÈRE DUGUESNE
De voir que tricherie revient a son maître, que les fri- , pons et les intrigants qui ont été pris les mains dans le sac, et qui voulaient jetter le chat aux jambes des patriotes, sont démaçqués. Ses bons avis à la Convention, pour qu'elle fasse danser la carmagnole aux intrigants et aux traîtres qui veulent la foutre dedans, diviser la Montagne, armer les patriotes contre les patriotes et ramener sur Peau tous les crapauds du marais.
LA GltANDE JOIE DU PÈRE DUCHESNE
Au sujet de la prise de Toulon \ et de voir dans Tcmbarras Tinfàme conseiller du roi Georges-Dandin, qui
* Reprise de Toulon sur les Anglais, en douze heures, le 29 frimaire an II (19 décembre 1793).
«M LE PÈRE DUCUES.NË.
xà iH^ntôt juutT ^ la iiiain chaude comme son confrère (lapet. Se» bons avis aui patriotes anglais, pour qu'ils se vengent de réchappé des petites maisons qui les gouverne, et de son infâme ministre qui les a ruinés pour mettre b France à feu et à sang.