Schmidt. Table&ux, etc., t. II, p
Salut public veut conserver son autorité ; il jouit d'une grande confiance. Les Jacobins, guidés par Robespierre, l'entourent et le soutiennent. Il s'applique à faire marcher régulièrement le gouvernement révolutionnaire par raffermissement des lois et de la morale.
« D'un autre côté, viennent Hébert et Vincent; ils ont jeté le gant aux Jacobins, mais ils ne se sont pas encore expliqués ; ces deux hommes ne sont que des prête-noms.
« Les deux partis en viendront bientôt aux mains. On travaille à dépopulariser Robespierre. Les commis du bureau de la guerre ont des domiciles ; partout, ils commencent à gagner les femmes afin de mieux réussir auprès des maris. En attendant, la Vendée ressuscite : et Gondé et Valenciennes ne sont pas repris »
Que cette correspondance fût réelle, ou inventée pour les besoins de la cause, elle fut lue publiquement, et répandue, le jour même, dans les milieux populaires, dont le patriotisme vibrait d'autant plus qu'on leur faisait toujours appréhender quelque trahison \
c A la section des Lombards les femmes disaient qu'elles n'avaient jamais eu confiance dans Hébert, et qu'elles le verraient avec grand plaisir aller au supplice. Au Panthéon, un citoyen dit que des partisans d'Hébert allaient de porte en porte engager les citoyens à prendre la défense d'Hébert \ > A la section du Temple, on lit le discours de Saint-Just, et tout le monde de s'écrier: « Cet Hébert, quel coquin I » A la CourtiUe, ce n'est qu'une voix chez les femmes : « Qui l'aurait cru qu'Hébert fût un scélérat comme Pétion ? »
A cinq heures, une foule compacte se pressait dans la cour du Palais, croyant déjà y voir défiler les condamnés. Et les (emmes, toujours les femmes, celles-là mêmes qui avaient adoré ce joli muscadin d'Hébert, l'exécraient maintenant, t On plaisantait sur la grande colère du Père Duchesne lans sa prison I 4 »