‹ Le pere Gaillard opera comique, en trois actesChapitre 62 sur 71 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

FRANCINE

Que fait-il T

Un papier tombe du livre.

gaillard, le ramattant.

Un papier!

FRANCINB.

Ah I

Je le disais bien 1...

Lisons vite. « En laissant à Gaillard tout mon bien,

» Je suis sûr que Gervais, notre enfant...» Ahl l'infime! franci\e, lui arrachant le papier.

Malheureux 1 accuser ta femme !

gaillard, turprit, honteux.

Francine!

Ah! je devrais... mais non, il vaut mlenx que je rie D'un semblable accès de folie...

Obi le nigaud!

Le pauvre sot !

Il a pu croire

A quelque histoire

Oh 1 le nigaud I

Le pauvre sot 1

Oh! ohl ohl ohl

gaillard, incertain, la regardant.

Je suis bien sot Et bien nigaud 1 Quoi 1 j'ai pu croire A celte histoire l Je suis bien sot Et bien nigaud !

Oh! ohl phi oh!

FRANCINE

Combien il faut Que l’on soit bonnel gaillard.

Ah I qu'elle est bonne 1 FRANCINE.

Pour que sitôt On vous pardonne |...

Elle pardonne I

Plut fermement.

J’étais bien sot Et bien nigaud !

Quoi ! j’ai pu croire A cette histoire 1 Je suis bien sot Et bien nigaud !

Oh ! oh ! oh! oh!

FRANCINE

Oh 1 le nigaud !

Le pauvre sot !

Avoir pu croire A cette histoire!

Oh ! le nigaud 1 Le pauvre sot î Ohl oh! oh! oh!

gaillard, montrant le papier que tient Francine.

Et, cependant, j’ai bien lu cet écrit :

« Gervais, notre enfant, l'héritage. »

FRANCINE

Eh bien, il ne sait ce qu’il dit.

gaillard, incertain.

N’en pourrais-je voir davantage î francine, mettant le papier dans le livre, sur la table. Non, c’est assez, cela suffit! •

Ah! j ’en perdrai, je crois, l’esprit!

francine, allant à lut.

Après seize ans d’amour et de bonheur,

Soudain manquer de confiance 1 Oser douter de ma constance,

Venir attaquer mon honneur!

Quand ta femme te dit, te regardant en face :

Je suis pure, je t’aime, et t’ai toujours aimé.

Peux-tu douter encore î

gaillard, avec conviction.

Oh ! non, pardonne ! grîce !

Aux soupçons, pour jamais, va, mon cœur est fermé. Oui, je croi Oui, j’ai foi

Dans la femme que j’aime;

Sur moi-môme Anathème

Si je doutais de toi !

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