‹ Le pere Gaillard opera comique, en trois actesChapitre 66 sur 71 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Si fait! si fait! oh! je vous ai devinés. En me voyant si fier de ma famille, de mon bonheur, vous avez gagé renverser ce bel édifice, rien qu’en soufflant un peu de calomnie... mais, chacun de nous a son bon ange, qui, dans les moments de doute, vient à son secours. (Montrant Francine.) Mon bon ange, le voilà ; un mot de sa bouche a suffi pour dissiper tous les nuages que vous aviez amassés dans mon cœur... Auprès d’elle, j’ai ressaisi mon calme, ma tranquillité, ma joie !... Vous n’avez pas moins gagné la gageure et je suis tout prêt à en payer les frais. Monsieur Horson, vous êtes quitte envers monsieur Corbin...

HORSON.

Vous payeriez?

Monsieur Corbin, vous héritez...

CORBIN

De?...

De votre créance, quo j’acquitte !

CORBIN

Merci, c’est toujours ça.

HORSON.

Nous pouvions tout perdre !

gaillard, à sa femme.

Es-tu contente?

francine, lui serrant la main.

J’ai retrouvé mon Gaillard.

• gaillard, bas à Francine.

J'avais cru sans voir. (A pari.) C’est égal, une preuve fait du bien.

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