‹ Le père Gigogne, contes pour les enfantsChapitre 14 sur 44 · OUVBEZ-XOI LA PORTE, POUR L* AMOUR DE DIEU · texte numérisé non relu

OUVBEZ-XOI LA PORTE, POUR L* AMOUR DE DIEU

Dès son avènement au ministère, Pierrot s'occupa des réformes à introduire dans l'administration du

royaume pour améliorer le sort des sujets du roi, qui jusqu'alors s'étaient ennuyés à périr : il lit construire

sur la grande place de la foire un théâtre en plein vent, dont les acteurs étaient de petites marionnettes, qui agissaient, marchaient et parlaient avec une telle per-

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fectioD, gaeles bons bourgeois, qui nevoyaieut pas les ficelles, juraient leurs grands dieux que c'étaient des personnages vivants. H. institua ensuite les fôtes du Carnaval, I4 promenade du Bœuf gras, les bals masqués, et pour &ire durer le plaisir plus longtemps» relégua le Garôme aussi loin qu'il lui fut possible.

Jamais le royaume n'avait été si heureux ; ce n'était dans toute la Bohême qu'une grande mascarade et qu'un immense éclat de rire; le nom de Pierrot était dans tous les cœurs et l'air Au dan de la lune dans toutes les bouches.

Tant de popularité commençait à £Eure ombrage au roi, qui était jaloux, comme tout bon roi doit

l'être, de l'amour de ses sujks ; mais la personne

qui enrageait le plus dans son cœur était le seigneur

Renardino. Rétabli de ses blessures, il se promenait

de long en la^ge dans sa chambre, en méditant d'an

air sinistre quelque horrible machination.

Tout à coup sa face grimaça un aifireux sourire : II. 4.

'«^BuÉrec, dit i^ un... llh:i9iifiiili<dtsk.ivaBt^aaib

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petit poisson rouge, qui rrifWifflOlU lïWWift ff Mitlt

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LA mmmÊèE os pierrot 67

«— 1!lf^i*aiigtér!'$)é*cm»te*Foiy qui' porta maclKiiar lemeDt' la^maliiË* à^ eon «ou.

— Vous étrangler uet, répéta^Renardîno <t»i>8scoa» étot ses in0fc8;"aiaîS' rassure^^vous, je virais nyius sauver. Confiez-moi pour aujourd'hui seulement k garde du pâku»', et-4in«i^qu4i*«mv6,. <|«ei^6èriiit que vous entendiez • oe- seir dans ranttehambrc de votre cabinet, n'ouvrez la pefte pour toist a^ monde.

*— J(B«a!en'ga8iêNiibien, répondit te' eoi*.

•fe&lieunt apnia, ltb«^îgnewr ^BenardiuQ etJe.gBaid officier des gardes du roi se promenaÎMiÉ. .dana^jai jaBdÂB» à» palaia4.efa c?iiwaMJatre«É»iau3[tà!iHiiiJ3Mse.

.«-f- &'iQakh étranga^l disait ToffinMir ' diw igwdan; 4t et vous m'assurez que ojest pimr Is. mnis^.émSsa liante...

^*^ WoieiilfOTdM^éeiikiâeisauaaàMii

— C'est bien, seigneur. AenandbaD, jfoliéîraL Caché derrière un massif d'arfaitstess ua'.Uc»ulie,

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appuyé sur sa bêche, écoutait de toutes ses oreilles. — C'était rinteadaat des jardins, notre vieille con* naissance, le bûcheron.

Quand les deux interlocuteurs eurent disparu au détour d'une allée : — Oh 1 les scélérats ! s'écria-tTil» les scélérats, q[ui veulent assassiner ce soir mon pauvre Pierrot I Gourons l'avertir» — * Et il fit force de jambes vers le palais.

La nuit était venue et huit heures sonnaient à l'hoi^ loge de la ville quand Pierrot, un grand portefeuille sous le bras, sortit de son appartement en fredonnant une chanson.

Le seigneur Renardino, qui l'entendit, entr'ouisit doucement sa porte et le vit descendre l'escalier qui conduisait au cabinet du roi.

— Chante, mon bonhonmiQ, chante I dit*il en se firottant les mains, tout à l'heure, tu danseras I et il

referma la porte sans bruit.

Mais, à peine arrivé au pied de l'escalier, Pierrot

souffla sa chandelle, s'enveloppa d'un manteau couleur muraille q[u'il tira de son portefeuille, et vint se blottir avec précaution auprès de la porte qui s'ouvrait sur Tanticbambre attenante au cabinet du roi.

— Maintenant, attendons, dit*il. Et il resta immobile dans l'ombre comme une statue.

L'horloge sonna huit heures et demie, puis neuf heures.

Des voix chuchotèrent dans l'antichambre.

— Déjà neuf heures I disait l'une ; il ne viendra pas.

— ChutI reprit une autre, j'entends du bruit. Les voix se turent.

C'était en effet le seigneur Renardino qui sortait mystérieusement de sa chambre.

— n neuf heures,' dit-ii ; allons voir si le tour est joué.

n descendit l'escalier à pas de loup, marcha sur

la poîQitide^ pi64$ Ô^Qu!^ la p.ort0; qui communia qfsiaii k Maj[^h^v^Wo let fmtfioaat mfi baleiiiie». U.

Tr^leoul.âilfoce..

— Ils Tont tué, sans doute, dit-il; tant mieux!

ILlève alors tout do^iMieixicâKt.lôrlQqn^,. eflloarl)Âille la porte, risque d'^JbQPd la.tâia, puî^^na bmti, p«ui6 «0«£âambe,;.MaUait jeaifer 'touià f^».(|Man^ s'élançant hors de sa cachette, vous le pousse 4e toutes ses jip^es î^^W.mUiAUwâf^Jilotfciib^i^ ^ jBf^ipn^ .14 ;poct^ sui? Mi

Ce fut alors un tumulte effroyable de coups, de osâ

et de jnrapQftQtiii

Les soldats, qui avaient été l^Agm^êt f^fé^akisMntDlaij^Qfie: ea^oenscidiusA.

— Au secours! ou'iulaâfiasslBe^I oiiaiiBdQafiâkijft. Swe^^QuyfezNQQoi Ia;îporte ;; wyne^tBooiuto |M»le, pour l'amour de Dieu ! ,

«Mais/leroi, qui avait sa consigne, tlKiÉi«Jlott64es

LA KUNESSE DE PIEBBOT Tt

verrous, et suait sang et eau. piwff se iortîfler dan» 8e& cabinet*

C'en était fait de RenardinO) si la reine, attirée par le bruit, tie fût accdorue en camisole de nuit et son bougeoir à la main. A sa vue, les soldats effrayés s'enfuirent, et le seigneur Alberti, tout éclopé et

tout honteux, se sauva dans sa chambre, d'où il put entendre Pierrot, qui chantait en fausset sur Tair que vous savez :

Ouvrez-moi la porte, Pour Tamour de Diea I

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