‹ Le père HeckerChapitre 18 sur 77 · PRÉFACE. XXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXIX

Mais il ne faudrait pas croire que le progrès surnaturel lui parût un domaine réservé au petit nombre. Toutes les conditions de la vie lui semblaient conciliables avec ce progrès. Il insistait sur ce que le développement intense de l'industrie et du commerce, non seulement ne s'oppose en rien à un état élevé de perfection chrétienne mais peut y contribuer, et sur ce que « les responsabilités particulières de notre civilisation sont capables d'être sanctifiées au plus haut degré. » Dans un sermon consacré à saint Joseph et intiulé le Saint de notre siècle, il a montré tous les avantages qui résultent pour la perfection chrétienne, de ce qu'aujourd'hui l'ouvrier a besoin de plus de liberté et d'intelligence. Plus vaudra l'homme, plus vaudra le chrétien.

En résumé, de ce qu'il voit l'indépendance individuelle nécessairement introduite par les conditions matérielles d'aujourd'hui, il conclut qu'on a plus souvent besoin que par le passé de savoir se régler soi-même. Il veut, dès lors, que les chrétiens puissent obéir directement à Dieu, et que l'effort du sacerdoce soit de les y former.

De là , tout naturellement, la conception de son ordre religieux des Paulistes.

Le Père EUiot, Pauliste lui-même, nous dit qu'ils devaient être, dans l'intention de leur fondateur, « des hommes capables d'enseigner aux fidèles h

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