‹ Le père Joseph DenisChapitre 20 sur 78 · Le Père Séraphin Georgemé · texte numérisé non relu

Le Père Séraphin Georgemé

« Vous me ferez plaisir si cela est nécessaire de lire ma lettre an Père Vaillant [Jésuite] afin de mettre fin à tous les prétextes de messieurs les officiers dont j ’ai bien plus lieu de me plaindre qu’ils n’en peuvent avoir de ma conduite » 12.

Il est à présumer que l’influence du Père Joseph prévalut auprès des Sulpiciens et des Jésuites, puisque au synode de 1694, c’est-à-dire un an après, Mgr de Saint-Vallier, ainsi que nous l’avons vu, n’a que des louanges à adresser à tous les confesseurs de Montréal sur leur conduite à l’égard des officiers.

La question de droit n’était toutefois pas encore tranchée. Elle le fut bientôt par une décision du roi, qui défendit aux officiers de garder la paie des soldats, et par la réponse, en date du 18 mai 1695, des docteurs de la Sorbonne qui, consultés sur le cas, décidèrent contre la pratique des officiers 1S.

Nous ne pouvons passer sous silence un incident où se signalèrent par leur dévouement les premiers Récollets de Montréal. Les constructions de l’Hôtel-Dieu de Saint- Joseph venaient

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