Annales manuscrites des Ursulines de Québec
Ton désigna sous le nom de «maladie populaire » y sévit tout l’hiver. « Le mal s’annonçait par un mauvais rhume, auquel se joignait une fièvre ardente accompagnée de fortes douleurs de côté, et il emportait les personnes en peu de jours. La contagion, qui avait commencé sur la fin de novembre, se répandit dans toute la ville, et il n’y eut pas de maison qui ne fût changée en hôpital. Toutes les communautés furent attaquées en même temps. . . 6 On ne voit pourtant pas qu’aucun Récollet mourût de ce mal, malgré le dévouement de ces religieux qui se prodiguèrent auprès des malades. Les Récollets furent moins heureux 1 ’hiver suivant, alors qu’une nouvelle épidémie, sorte de petite vérole, apportée à Québec par un sauvage, décima la population de la ville. En moins de deux mois on compta plus de 1500 malades et trois à quatre cents morts. On eut recours au Ciel pour enrayer le fléau ; on fit «des prières publiques, telles que neuvaines de saluts, oraisons de Quaranteheures et processions. Dans une de ces processions on porta les Saintes Reliques ; dans une autre, les statues de Saint Roch et de Saint Sébastien. Les neuvaines de saluts se faisaient