Jug et Délib. du Cons. Souv., II
12. Ainsi décrites par Simon Denys, dans un mémoire sur sa famille, fait à Québec, le 13 septembre 1661. Ce mémoire
APPENDICES
Simon Denys 13 apparaît ordinairement dans l’histoire sous le nom de Sieur de la Trinité, du nom du fief à lui concédé par les Jésuites, le 10 août 1652, dans leur seigneurie de Notre- Dame-des- Anges A II ne faut pas confondre avec un autre fief de la Trinité, près de Montréal, dont la concession n’eut lieu qu’en 1672 15.
D’après le recensement de 1667 10, Simon Denys habitait la Côte de Notre-Dame des Anges,
est mentionné dans un document des archives du Séminaire de Québec.
13. Dans les documents antérieurs au milieu du 17e siècle, on trouve Denys écrit avec un y. Dans les documents postérieurs on rencontre encore la forme archaïque de Denys, mais aussi celle plus moderne de Denis. Nous avons cru devoir conserver l’ancienne orthographe pour désigner les ancêtres du Père Joseph. Quant à celui-ci, nous écrivons son nom avec un i, selon l’usage qui a prévalu, bien que lui-même signe Denys.
14. La concession était de 7 arpents de front sur le fleuve, et de 24 de profondeur, avec les prairies correspondantes aux 17 arpents de face sur le fleuve . . . tenant par derrière aux terres des Jésuites, “à charge de s’y établir dans la présente année 1652 et de donner le jour de St-Etienne la somme de 25 sols pour chaque arpent de front, 2 chapons vifs. Et les pères ont ajouté toute la profondeur des quatre lieues sur 2 arpents, moyennant une couronne de fleurs par an, pour être posée sur le S. Sacrement le jour de la fête”. Audouart. Seign. AA. No 30. Arch. du Séminaire de Québec. A l’endos : concession. Collation du titre de concession de la Trinité.
15. Bouchette, Topographie de la Province du Bas-Canada (Londres, 1815), p. 203.
16. Arch. du Parlement de Québec : Manuscrits hist. relatifs à la Nouv. France, vol. II, Ile série. M. Suite a inséré ce recensement (et plusieurs autres) dans son Eist. des Can.
avec pour voisin son fils aîné, Pierre, père de notre futur Récollet, Jacques, alors âgé de 10 ans. Simon avait à cette date 100 arpents en valeur. C’était beaucoup pour l’époque, et plus qu’aucun autre habitant de Notre-Dame des Anges. Le même recensement le désigne comme « ci-devant conseiller au Conseil souverain à Québec. »
En décembre 1670 Simon Denys perdit sa seconde femme. Elle fut inhumée le 20 au cimetière de l’Hôtel-Dieu, dont elle était bienfaitrice, ainsi que son mari. Elle avait donné à l’Hôtel-Dieu pour sa sépulture environ deux arpents de terre « dans la sapinière proche le moulin des Rds pères Jésuiste 17. »
Simon mourut lui-même entre 1678 et 1680. En effet, lors du mariage de son fils Paul avec Louise Madeleine Depeiras, le 18 janvier 1678, le vénérable septuagénaire était vivant; cela
franc., t. IV, pp. 64 et suiv. Soit dit en passant, ces recensements, utiles comme aperçus d’ensemble, se contredisent dans le détail. Ceux de 1666 et 1667 sont typiques sous ce rapport.
17. Hist. de l’Hôtel-Dieu de Québec, par la Mère Françoise Juchereau de Saint-Ignace, p. 202. Voir aussi le registre manuscrit des malades de l’Hôtel-Dieu, 1698 à 1709. Arch. de l’Hôtel-Dieu. Le 7 oct. 1667, Simon Denys avait fait une donation à l’Hôtel-Dieu. L’acte en est conservé au greffe de Québec ( Index des Ins., I, 18).
APPENDICES
ressort assez Clairement de l’acte de mariage 1S. Qu’en 1680 il fût mort, l’acte d’enregistrement de ses lettres de noblesse, le 13 mars 1680, le dit expressément 19.