‹ Le père LoriquetChapitre 10 sur 11 · L. de Gulbert · texte numérisé non relu

L. de Gulbert

Charles Leblanc de Lespi-

nasse De Gomer J.-H. de Lacombe F. Laleune d'Escamps A. Cartier

Pétition adressée à la Chambre des Pairs (par Marget de la Roche- Arnaud)

... Je déclare que je désavoue entièrement et de bonne foi tous les écrits que j'ai publiés en 1827, 1828 et 1829 contre les Jésuites, non point comme n'étant point de moi, mais comme les fruits honteux d'une vengeance pleine d'imposture; et comme tels je les livre, ainsi que dès longtemps je les ai livrés, au blâme ou plutôt à l'oubli de tous.

Je déclare sans détours... que ce fut l'esprit de parti qui me mêla dans ce déchaînement dont les Jésuites furent victimes, me dicta ces extravagantes horreurs que je débitai au public; et ce fut à cette honteuse condition de multiplier les plus incroyables faussetés que je dus ce succès populaire dont jouissaient alors ces déplorables productions.

Je me déclare, le plus hautement possible, très sincèrement honteux d'avoir été capable de le faire ; que c'est avec aussi peu d'honnêteté et de vérité qu'à peine sorti de l'Ordre des Jésuites, où tous les soins de l'amitié m'avaient été prodigués, je les ai accablés d'injures, de gaité de coeur, sans raison, sans respect, par des personnalités tellement indignes, qu'en y pensant je ne comprends pas seulement comment un peuple honnête a pu les tolérer et comment un gouvernement sage et fort ne les a pas sévèrement punies.

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