ACTE II, SCÈNE II
Mais...
PASCAL
Tant mieux... tant mieux... car vous devez furieusement vous ennuyer avec nous; c'est ce queje disais encore hier...
ALFRED
Oui... c'est ce que vous me dites tous les jours... et je pourrais en conclure que vous avez l'intention...
PASCAL
Oh ! non... pas positivement.
Air de Julie.
Je vous r'connais pour un homme agréable, Mais, par malheur, je vous vois d'puis long-temps, Et l'habitude est un' chose détestable : Elle affaiblit les plus doux senlimens.
Après dix ans d'absence... je parie Que j' vous r'verrais avec bien du plaisir ; Et si vous pouviez n' plus r'venir , Je vous aimerais à la folie.
ALFRED
C'est assez clair.
PASCAL
Eh bien '.oui : je vous le dis sans fard, je voudrais vous voir à une distance que je ne fixe pas, de peur d'aller trop loin.
ALFRED
Autiez-vous la bonté de me dire les motifs?...
PASCAL
Les motifs?... voici les motifs... j'attends une personne qui ne doit pas vous rencontrer en ce logis.
PRUDENCE, se rapprochant.
Qui donc, mon papa?
PASCAL
Comment ! tu es encore-là, petite masque!... au fait, tant mieux.' j'avais oublié... ta commanderas un déjeûner solide... un fort déjeûner !
PRUDENCE
Pour qui, mon père?
PASCAL
Va-t'en!... disparais!...
Je me sauve !
(Elle sort. )
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