ACTE II, SCÈNE VIII
ment. (Bas à Florentin.) Tenez-vous droit. (Haut.) Et il s'est trouvé , voyez le bonheur ! il s'est trouve' que monsieur est l'ami de Florentin... car... car décidément votre mari s'appelle de Florentin.
Ah! monsieur est l'ami...
PASCAL
Oui... l'ami intime. Enfin, il a bien voulu m'aecompa^ner jusqu'ici , pour vous donner de ses nouvelles. (Bas à Florentin.) Parlez donc! parlez donc !
FLORENTIN
Oui, j'ai bien voulu l'accompagner... et cer~ tainement...
PASCAL, bas.
Taisez-vous. (Haut.) S'il faut en croire monsieur, il a beaucoup gagné depuis .ses campagnes... il est très bien!... d'abord, ils sont tous beaux dans ce régiment-là... (Florentin veut avancer, Pascal se met devant lui.) très aimables aussi. OCTAVIE.
Mais enfin, parlez-moi de lui... son retour est encore éloigné, n'est-ce pas?
PASCAL
Non; à présent, je peux l'avouer; monsieur prétend qu'il reviendra bientôt.
OCTAVIE
Bientôt?
PASCAL
Peut-être plus tôt que nous ne le croyons.
OCTAVIE
Il serait possible !
PASCAL, bas à Floientin.
Voyons... soyez galant... dites-lui quelque chose.
FLORENTIN
Certainement, madame, quand on est attendu par une femme aussi... sacrebleu! il faudrait être bien je nesais quoi...
PASCAL , bas.
Chut!... oh! le butor! (Haut.) Il veut dire par là qu'il est pressé de revenir... il se réjouit de vous revoir; et quand il arrivera , j'espère que vous le recevrez avec courtoisie.
OCTAVIE
N'est-ce pas mon devoir?
PASCAL
Oui , un devoir et un plaisir... et maintenant , ma bonne maîtresse... (Bas à Floientin.) Attention ! voici le moment. (Haut.) Maintenant, mon excellente maîtresse, veuillez pardonner à un ancien serviteur...
OCTAVIE
Vous pardonner! quoi donc, Pascal?
pascal, bas.
Attention! ( Haut.) Une ruse, un petit stratagème dicté par la prudence.
OCTAVIE
Que voulez-vous dire?
PASCAL
Je veux dire que votre... mari...
Eh bien?
PASCAL, bas.
Attention ! ( Haut.) Votre mari est arrivé.
OCTAVIE, avec crainte.
Arrivé !...
PASCAL
Il est ici.
OCTAVIE
Ici!...
PASCAL
Oui , près de vous... le voilà.
OCTAVIE
Lui! ah!
(Elle tombe dans un fauteuil.) FLORENTIN.
Elle se trouve mal !
PASCAL
A genoux, à genoux!... c'est la joie, la surprise !
FLORENTIN
Quel embarras !
( Il va tirer une sonnette.)
PASCAL
Eh bien ! qu'est-ce que vous faites donc? Jetez-vous à ses pieds.
Vous croyez?
PASCAL
A genoux!... prenez sa main... baisez-la; baisez-la ferme.
FLORENTIN
Au fait... pourquoi pas?
(Il tombe à genoux et baise la main d'Octavie.)
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