‹ Le Père Pascal, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 42 sur 55 · ACTE II , SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE II , SCÈNE X

FLORENTIN

Père Pascal, j'ai la plus grande confiance dans mon épouse.

A la bonne heure! mais il ne veut pas s'en aller, il est capable de l'aimer en votre présence. Je ne vous excite pas contre lui... mais il refuse de vous céder la place.

ALFRED

Vous vous trompez, monsieur Pascal; mon intention est de m'éloigner.

PASCAL

Vrai? bien vrai?

ALFRED

Je partirai dès que j'aurai pris congé de votre maîtresse.

PASCAL

Ah!.. Est-ce qu'il est absolumentnécessaire?..

ALFRED

Sans doute... la simple politesse... Prévenezla que je désire lui faire mes adieux.

PASCAL

Oui, devant nous!., nous serons là.

ALFRED

Non, à elle seule... sans témoins.

PASCAL

Un tête-à-tête!., son mari ne le permettra pas!., il ne peut pas le permettre.

FLORENTIN

Pourquoi donc?

Pourquoi?.. Comment ! il vient vous proposer... Mais vous n'avez donc rien dans votre poitrine du 17*?

FLORENTIN

Père Pascal , ne plaisantons pas touchant l'honneur.

PASCAL

Justement, l'honneur, c'est ce que je vous dis... Oh! je n'ai jamais été lieutenant dans le 17*... mais si je l'avais été et qu'un homme fût venu me dire : J'aime madame Pascal, je me serais souvenu que je portais une épée... et je lui aurais jeté quelque chose à la tête.

FLORENTIN

Ah! bien!

PASCAL

Je nevous excite pas contre monsieur... mais à votre place, voilà une paire de chenets avec la pelle à feu qu'il aurait déjà reçues dans la figure.

FLORENTIN

Ne vous échauffez pas, père Pascal ; nous ne ne sommes pas jaloux dans le 1 7".

pascal, à part.

Ce militaire n'a aucun sang dans les veines!

ALFRED

Allons, calmez- vous , et songez que c'est ma condition... 11 faut que je lui parle ; mais soyez sûr qu'avant une heure...

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PASCAL

Avant une heure?

ALFRED

Vousnevousplaindrez plus de ma présence.

PASCAL

Tout de bon, cette fois-ci?...

ALFRED

Je vous en donne ma parole.

pascal.

Oh ! très bien ! je vous trouve beau ! et je vais faire atteler la calèche... On vous conduira jusqu'à Bayonne. (A part). C'est plus sûr!

ALFRED

N'oubliez pas de prévenir votre maîtresse.

PASCAL

J'y cours !..

FLORENTIN, à part.

Tâchons de retrouver Prudence.

PASCAL

Enfin, c'est égal, l'autre va partir... maintenant je suis bien tranquille.

ENSEMBLE

Air : Ah ! déjà de la contredanse (Trois Dimanches). Enfin , c'en est fait, il nous quitte , Il l'a promis, plus de retard !

Quel bonheur ! courons au plus vite Tout préparer pour son départ.

ALFRED

Oui, c'est convenu, je vous quitte; Je l'ai promis, plus de relard !

Soyez content et courez vite Tout préparer pour mon départ.

FLORENTIN

C'est convenu ! monsieur nous quitte , Songez tous deux à ce départ ; Moi, l'appétit me sollicite; Je veux déjeûner sans retard.

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