OCTAVIE, PASCAL
Que peut-il m'écrire?... n'importe! c'est la dernière fois que je m'occupe de lui !
(Elle décacheté le billet.)
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PASCAL , s'avancani.
Arrêtez ! qu'allez-vous faire ?
OCTAVIE
Quoi ! Pascal , vous étiez ici ?
PASCAL
Pardon , ma chère maîtresse! j'ai tout entendu ! cet homme est un fourbe ! Je le quitte un instant sur parole et il en abuse pour vous glisser son écriture... mais vous ne la lirez pas !
OCTAVIE
Pourquoi donc, Pascal? je n'y vois aucun inconvénient.
PASCAL
Vous n'en voyez pas? tant mieux ! mais moi j'en vois; je vous réponds qu'il y en a... donnez-la moi. ( Avec force. ) Vous ne la lirez pas ! et puisqu'il le faut, je vous sauverai malgré vous. (Il lui prend la lettre.) OCTAVIE.
Que faites-vous ?
Je la brûle! c'est plus sûr, ça ne laisse point de morceaux.
( Il déchire la lettre et la jette au feu. ) OCTAVIE.
Ah ! c'est trop abuser de ma déférence pour vous !
PASCAL
Je ne crains rien ! vous me remercierez plus tard.
OCTAVIE
Vous ne cherchez qu'à me tourmenter, à me désespérer ; et maintenant du moins vous devez être content !
PASCAL
Content! non, pas encore! tant que cet homme sera près de vous, j'aurai peur ; partez ! fuyez-le! partez avec l'autre, avec votre mari !
OCTAVIE
Partir avec cet homme qui m'est inconnu et que je ne...
PASCAL
Que vous n'aimez pas! ça viendra ; il est gentil garçon... et puis il a des droits sacrés... songez à l'honneur , songez au devoir. Il est si doux de pouvoir se dire toute sa vie : Je suis bien malheureuse , mais j'ai fait mon devoir... Mais vous ne m'écoutez pas !
Air : En nous voyant séparés ( Enfans du délire ).
Mes discours sont superflus, Et ne semblent pas vous plaire...
Allez ! bientôt , je l'espère , Je ne vous ennuierai plus.
Je ne s'rai pas , je vous jure , Témoin de votre malheur!
J'en mourrai, soyez-en sûre; Puis au fond de votre cœur Le repentir pourra naître ; Oui, quand je serai parti ,