‹ Le péril de la langue françaiseChapitre 8 sur 142 · ACQUIT · texte numérisé non relu

ACQUIT

quit de sa conscience, ou : pour l'acquit de sa conscience.

Acquit étant un terme de droit, synonyme de décharge, d'obligation remplie , l'étymologie semble exiger la préposition à ou pour, qui indique le but qu'on se propose. C'est sans doute l'expression par manwre (V acquit qui a amené, à sa ^mie^ par acquit de conscience. Au surplus, l'adjectif possessif doit précéder le mot conscience, pour le préciser et le déterminer.

Activer, pour : hâter, presser, etc.

Activer Q^i un néologisme de sens vague et parfois illogique, dont on se sert souvent, pour se dispenser d'employer le mot précis et juste, par exemple : Activer le feu, pour : aviver le feu, activer le mouvement, pour : presser le mouvement, comme s'il n'y avait pas déjà de l'activité dans tout mouvement.

Adoré de, pour : adoré par.

D'après l'Académie, adoré de ne s'emploie qu'au sens figuré, comme synonyme d'aimer beaucoup :

Il adore Emilie : il est adoré d'elle.

Corneille.

Au sens propre, pour marquer l'acte religieux de l'adoration, on emploie adoi^é par : Jupiter était adoré par les Romains.

Adorer de ou adorer suivis de l'infinitif, comme dans les expressions j'adore de jouer, j'adore jouer, sont des néologismes prétentieux et de mauvais goût.

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