‹ Le Pérou et Sainte Rose de Lima:Chapitre 238 sur 244 · CHAPITRE VINGT-CINQUIÈME. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-CINQUIÈME. m

»fection; le ciel lui-même Talleste par les nom- » breux miracles qui ont lieu journellement a son tom- » beau. C'est dans cette ville royale que cet ange a )) vécu; et nous, qui en sommes les chefs, supplions » humblement Votre Sainteté , au nom de toute la » bourgeoisie et du royaume entier, de vouloir bien » nous la donner pour patronne \ »

D'autres demandes encore, tendant toutes au même but, furent envoyées à Rome :

Le 1 S juin 1632, par le conseil de Lima;

Le 20 avril 1G33, par les frères de Saint -Jean de Dieu ;

Dans le courant de la même année, par Nicolas Duran, provincial de la compagnie de Jésus, et par celui des ermites de Saint-Augustin ;

Le 5 juillet 1633, par le ministre provincial des Frères mineurs;

Le 1 2 du même mois , par le chapitre métropolitain de Lima.

Le roi d'Espagne écrivit trois fois à Rome à ce sujet. Le cardinal d'Aragon trois fois également.

Cependant l'affaire demeura en suspens fort long*^ temps.

Enfin le cardinal Azzolini fit son rapport à la sacrée congrégation des rites, le 5 septembre 1663, en présence du pape Alexandre VIL II traça en peu de mots la biographie de Rose, rappela les dons surnaturels dont le Seigneur l'avait richement dotée, les démar^ ches qui avaient eu lieu pour obtenir sa béatification ,

• Bolland., /. c. — Gonzalez, /• c. — Ott, /. c.

•les résultais de l'audition des témoins, Texamen constatant cent dix-neuf miracles , en un mot tout ce qui avait été fait précédemment, et il conclut dans les termes suivants :

a Le renom de sainteté de la servante du Sei- » gneur, la profonde vénération des peuples, le non> » bre sans cesse croissant des miracles, sont les motifs » qui nous engagent à prier humblement Votre Sainteté » de nommer une commission et de la munir des pleins » pouvoirs nécessaires pour poursuivre cette affaire » conformément aux décrets les plus récents. Nous )) estimons que rien ne s'y oppose, car les conditions » préliminaires exigées par ces décrets ont toutes été » remj^ies. »

Le chapitre général des dominicains munit le P. An^ toîne Gonzalez des pouvoirs nécessaires pour poursuivre la cause. Animé d'une vive ardeur pour la gloire de la servante du Seigneur, il fit les démarches nécessaires avec une infatigable activité. Le succès couronna ses efforts. On examina une fois encore avec le soin le plus^ minutieux la vie de Rose , et on entendit un grand nombre de témoins. On reconnut qu'elle avait exercé à un degré héroïque les vertus théologales et cardinales, et que les miracles 4us à l^on intercession étaient de vrais miracles. Enfin , à la de^mande du roi d'Espagne, de Marie-Anne d'Autriche, mère de ce prince, et de l'ordre des Frères prècheui:s, <]ilément IX publia, le 12 février 1668, un bref par lequel il déclara BiBNHEURBUftis la servante de Dieu Rose de sainte Marie.

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