SCENE xr
m"** de bré vannes.
Le départ de votre mari dérange mon projet... tout allait si bien... et déjà j*a vais remarqué un mouvement de jalousie...
AMÉLIE
Et moi aussi , j'avais cru voir qu'il se repentait de son indifférence... ses yeux semblaient s'arrêter avec plaisir sur les miens... et, je dois l'avouer, sa main avait pressé ma main avec tendresse, et même il m'avait demandé un baiser... Ah! c'est fini, il me fuit pour jamais!
M*"' DE BRÉVANNES
Pauvre enfant !
AMÉLIE
Je vais cacher mon dépit et mon chagrin dans mon appartement , que je ne compte pas quitter de tout la journée.
m"*" de BRÉVANNES.
Je conçois et approuve celte résolution... Le spectacle n'aura pas lieu... par force majeure et moyennant cinquante louis , je cours me débarrasser de notre Pré* sident.
AMÉLIE
Expliqaez-moi...
M™' DE BRéVAMIIES.
C'est un amoureux de mon invention , à qui je fesais jouer ce rôle pour mieux vous tromper , tous et votre mari.
AMÉLIE
Je comprends à présent... Mais quel est ce pentounage?
M** DE BRÉVANNES
Je l'ignore... Le vicomte qui me l'a envoyé, ne me
U LE PERRUQUIER DE L'OPEfcA.
donne aucun détail sur son état... à en juger par les noms des grands seigneurs ^'il nous a cités et le désir d'être ce soir à Versailles... il paraîtrait qu*il occupe une certaine position dans le inonde... Le yicomte aa- I ait-il voulu se jouer de nous , en m*envojant un de ses amis ?
AMÉLIE
Ma foi , jusqu'à présent, nous avons été dupes de 5a ruse.
m"* de brévannes.
Avant de le congédier, je veux du moins le connaître.