SCENE XVI. iS
AMÉLIE
Vous ne veniez jamais ici.
ALFRED
Oh! je préviendrai ce fatal rendez -vous et p1ut6t U mort!...
AMÉLIE
Oh ! monsieur , il est des moyens moins violens pour empêcher qu* il n'ait lieu.
ALFRED
Ne cherchez pas à calmer ma fureur!
AMÉLIE
Si vous m*aimiez, comme vous le dites, vous trouveriez mille ressources pour y mettre obstacle.
Ah ! cruelle ! ne voyez-vous pas que je vous adore ? la jalousie qui me transporte , le besoin de me venger d'un rival que je déteste... Oui , je confesse mes torts, j'ai pu voir tant de charmes sans en être épris ,j*ai pu écouler cette voix si douce sans en être ému... j'étais donc sourd et aveugle ! Mais , aujourd'hui , j'en suis cruellement puni; car, vous, Amélie, vous ne pouvez m'aimer.
AMÉLIE
Ingrat! je n'ai jamais aimé que vous...
Alfred tombe à ses pieds. Suzanne paraît.
Eh bien ! trouverez-vous k présent un moyen pour rendre inutile la clé que je lui ai remise ?
ALFRED
Qu^ii vienne au rendez-vous , et nous serons deux pour le recevoir.
44 LE PLUUUQUlliR DK LOPF.KA.
scr.NE XVII.
ALFRED, Â!ilÉLIE, SUZANNE.
SUZANNE
M"* la baronne désire avoir des nouvelles de la répétition.
AMÉLIE
Dites à ma tante que tout va bien et que je suis la plus heureuse des femmes.
Oui, Suzanne, diles à ma lanle qu'elle sera satisfaite... de la répéiiiion...
Ils entrent dans le cabinet à gauche.
SUZANNE
Ma foi, voilù du nouveau, il y a doue eu un miracle!