AMÉLIE, M»« DE BRÉVANNES, POLLIDORE
AMÉLIE
Eh quoii ma tante, déjà au salon?... ah ! pardon , je vous dérange, peut-être ?...
M™' DE BRÉVANNES
An contraire !... (Bas à Pollidore,) Avez- vous remarqué comme elle a rougi en vous voyant?
POLLIDORE, bas à W^' de Brévannes, J'en ai fait rougir bien d'autres !
M™' DE BRÉVANNES
Permettez- moi, Amélie, devons présenter le Prési-
POLLIDORE.
Monchignon.
M*"' DE BRÉVANNES
Hein !... Montyon.
Monsieur serait?...
Lui-même !...
AMÉLIE
POLLIDORE.
M"* DE BRÉVANNES
Une affaire des plus importantes a conduit le Président dans nos environs, et il eut cru manquera toute bienséance , s'il n'était venu nous présenter ses hommages.
POLLIDORE, à A mélie.
Âh ! madame, ne croyez pas tout ce que votre tante peut dire de flatteur à mon égard.
M™^ DE BRÉVAMNES, bos â PolHdore,
Assez!... (HauL) Votre voyage aux Grandes-Indes n*a pas été de longue durée ?
POLLIDORE.
Certainement non. M*"* la baronne... le temps nécessaire pour y recueillir une succession des plus... colossales.
U^* DE BRÉVANNES
Vous y avez donc des parens ?
POLLIDORE.
Horriblement riches !... des princes, des ducs, des comtes delà plus haute extraction.
M*"* DE BRÉVANNES, bas à PoUidore,
Ménagez vos termes... {Haut.) Vous avez espéré que ce voyage vous guérirait d'un fatal amour ?