‹ Le pessimisme au XIXe siècle: Leopardi--Schopenhauer--HartmannChapitre 51 sur 161 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

philosophique semble entraînée. N'est-ce là j' qu'une mode passagère, un caprice d'imagination 5 une révolte contre les abus de la dia- ; lectique transcendante, une réaction violente contre la tyrannie spéculative de Vldée^ contrQ-o[^-^ le despotisme de révolution universelle au ' prix de laquelle « les misères individuelles » ne sont rien? Ce qu'il y a de sûr, c'est que les misères individuelles se sont un jour relevées, comme lasses de servir à des fins qu'elles ne connaissaient pas ; c'est que « les destinées humaines » ont fini par renverser « le char qui les écrasait sous ses roues d'airain. » Ne pouvant s'affranchir de la souffrance, elles ont protesté contre les raisons dialectiques qui voulaient la leur imposer comme une nécessité salutaire, et le pessimisme est né. A l'heure ; qu'il est, il y a toute une littérature pessi- ' miste, florissante en Allemagne, et qui a même tenté à plusieurs reprises, non sans succès, des excursions et des conquêtes dans les pays voisins. Et ce n'est pas seulement dans les deux noms de Schopenhauer * et

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