‹ Le petit arsenal du catholique ou Traité élémentaire de controverse [microforme] (volume 2)Chapitre 20 sur 49 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

apostolique du 24 mars 1564. J'aime à faire observer que ces règles obligent strictement la conscience, et qu'il n’est point permis de les violer. Je me sers de la traduction de KRhorbacher, Vol. 24, page 408.— Edition de 1859.

PREMIÈRE RÈGLE. Tous les livres que les souverains Pontifes ont comdamnés avant l'année 1517 et qui ne se trouvent point dans cet Zndex, doivent être censés condamnés de la même manière qu'ils l'ont été autrefois.

SECONDE RÈGLE. Les livres des hérésiarques, tant ceux qui depuis la susdite année ont inventé ou suscité des hérésies, que de ceux te ont été chefs d'hér Ale tels que Luther, Zwingle, Calvin, Schwenckfeld et autres semblables ; ces livres- -Jà, quelque nom qu'ils portent et quelque matiere qu'ils traitent, sont absolument prohibés. Quant aux livres des at:virs hérétiques, qui traitent expressément de religion, lorsque, sur l'ordre des évêques et des inquisiteurs, 1ls auront été examinés et approuvés par les thé ologiens catholiques, on les permettra. Egalement, les livres catholiques, composts par des auteurs qui sont ensuite tombés dans l'hérésie, soit par ceux qui, après leur chute, sont revenus au giron de l'Église, pourront être permis, lorsqu'ils auront été approuvés par la faculté de théologie d'une université catholique ou par l’inquisition générale.

TROISIÈME RÈGLE. Les versions des écrivains ecclésiastiques faites jusqu'à présent par des auteurs condamnés, pourvu qu'elles ne renferment rien contre la saine doctrine, sont permises. Mais de semblables versions de l'Ancien Testament ne pourront s'accorder, au jugement de l'évêque, qu'à des hommes doctes et pieux : pourvu qu'ils se servent de ces versions comme d’éclaircissement à la Vulgate, mais non comme le texte sacré. Les versions du Nouveau Testament faites par des auteurs de la première classe de cet index ne seront accordées à personne : parce que la lecture en est peu utile, et le plus souvent dangereuse. Pour les annotations qui accompagueralent ces versions ou même Ja Vulgate, quand une faculté catholique de théologie ou l'inquisition générale aura effacé les endroits suspects, on pourra les permettre aux mêmes conditions que ls versions. À ces conditions, on pourra accorder à des hommes pieux et doctes ce qu'on appelle la bible de Vata-

on INTRODUCTION. XXVIT

ble, soit en totalité, soit en partie. De la bible d'Isidore Clarins de Brixen, on retranchera le prologue et les prologomènes; mais personne ne doit s'imaginer que le texte de cet auteur est celui de la Vulgate.

QUATRIÈME RÈGLE. Comme il est d'expérience, que si l'on permet indifféremment et sans discrétion la bible en langue vulgaire, il en résulte plus de mal que de bien, à

cause de la témérité des hommes, on s'en tiendra sur cet article au jugement de l'évêque ou de linquisiteur : en sorte que, de l'avis du curé où du confesseur, ils pourront accorder Ja lecture de Ia bible, traduite en langue vulgane par des auteurs catholiques, aux personnes qu'ils jugeront pouvoir tirer de cette lecture non aucun préjudice, mais une augmentation de foi et de piété : elles auront cette faculté par écrit, Celui qui aura la pr ésomption de les lire sans cette faculté ne pourra étre absous de ses péchés, qu'il n'ait #ndu la Bible à l'évêque. Quant aux libraires qui vendront ou procureront d'une autre manière des bibles en langue vulraire à des personnes qui n'ont point la permission susdite, ils en perdront le prix, qui sera converti par l'éveque en œuvres pies, et subiront d'autres peines au Jugement de l'évéque suivant la gravité du délit. Les réguliers ne pourront en acheter ni en lire sans avoir la permission de leurs prélats.

CINQUIÈME RÈGLE. Les livres publiés par des auteurs hérétiques, où ils ne mettent rien ou presque rien du leur, mais recueillent les paroles d'autrui ; comme lexiques, concordances, apophtegmes, similitudes et autres de cette nature : les évêques et les inquisiteurs les permettront, après en avoir ôté ou corrigé, avec le conseil des théologiens, ce qui aurait besoin de correction.

SIXIÈME RÈGLE. Leslivres en langue vulgaire sur les controverses entre les catholiques et les hérétiques de notre temps ne seront pas permis indistinetement à tout le monde ; mais on suivra là-dessus la même règle que pour les bibles en langue vulgaire. Les livres en langue vulgaire sur la bonne manière de vivre, de faire oraison, de se confesser, et autres sujets semblables, s'ils contiennent une saine doctrine, il n'ya pas de raison pour les prohiber ;

non plus que les sermons en langue du peuple. Que si,

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